Chanson du Vendredi #43

Parce que leur concert à la Foire aux Vins de Colmar était une sacrée claque !

Top Ten Thursday #22

TTT3WLe Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français Iani.

Les 10 livres que tout le monde a lus mais que vous ne comptez pas lire

  • 50 nuances de… J’ai tenté pourtant, même Twilight avait su me prendre dans ses filets à l’époque (même si je ne cautionne pas le message sous-jacent, c’était pas trop mal écrit), mais ici, c’était vraiment pas possible. D’ailleurs, considérez que tous les dérivés plus ou moins populaires de cette mouvance populaire ne passerons pas par moi : After, etc.
  • EnjoyMarie, je suis trop vieille pour ces conneries.
  • Nos étoiles contraires, John Green. Ca m’a l’air bien trop larmoyant, le film ne me parle pas non plus d’ailleurs.
  • De la dystopie young adult. Si je les citais tous, j’aurais pu en remplir ma liste. Les triangles amoureux, la lutte pour la survie dans un monde hostile, tout ça, comme mentionné plus haut, je suis trop vieille pour ces conneries. (Sinon, Brave New World et 1984, c’était bien.)
  • Les livres de Guillaume Levy et Marc Musso. Ca ne me tente pas.
  • L’épée de Vérité, de Terry Goddkind. Je terminerai peut être éventuellement le premier tome que j’ai acheté il y a… pfiou… longtemps… Mais le début est déjà tellement naze que, ben, au fond, bof. J’avais commencé le visionnage de la série et là aussi, c’était au moins aussi naze que la série Xéna de mon enfance.
  • Millénium, Stieg Larsson et autres polars scandinaves.
  • Les Filles au Chocolat pour un Jean et autres romans pour jeunes filles en fleur qui pullulent sur les blogs et en tête de gondole dans les Fnacs.

Bon, en fait, je suis réfractaire à plusieurs styles plutôt que romans en particuliers. Mais la conclusion de cet article sera :Trop vieille pour ces conneries

Fernweh #2

 

Top Ten Thursday #21

TTT3WLe Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français Iani.

La première phrase des 10 derniers livres que vous avez lus

Dans l’ordre déchronologique :

Lune de Miel en Enfer – Fredric Brown :

le 16 septembre 1962, sur Terre tout se passait à peu près comme à l’accoutuimée, sauf que cela allait un peu plus mal qu’à l’accoutumée.

L’Univers en Folie – Fredric Brown :

La première tentative pour envoyer une fusée sur la Lune, en 1954, se solda par un échec.

Do Androids dream of electric Sheep? – Philip K. Dick :

A merry little surge of electricity piped by automatic alarm from the mood organ beside his bed awackened Rick Deckard.

Le huitième Sortilège – Terry Pratchett :

Le Soleil se leva lentement, comme s’il doutait de l’utilité de cet effort.

Not that Kind of Girl – Lena Dunham :

I am twenty years old and I hate myself.

Carmilla – Sheridan LeFanu :

Upon a paper attached to the Narrative which follows, Doctor Hesselius has written a rather elaborate note, which he accompanies with a reference to his Essay on the strange subject which the MS. illuminates.

Anno Dracula – Kim Newman :

Nous, les Szekeley, avons toutes les raisons d’être fiers, car dans nos veines coule le sang de maintes tribus qui bataillèrent avec un courage de lion pour affirmer leur suprématie.

Le Dieu dans l’Ombre – Megan Lindholm :

Je cesse de regarder fixement par le hublot et me penche pour jeter un coup d’oeil à mon fils, dans le siège à côté de moi.

La Musique du Silence – Patrick Rothfuss :

Lorsque Auri s’éveilla, elle sut qu’elle disposait de sept jours.

Le Déchronologue – Stéphane Beauverger :

Je suis le capitaine Henri Villon et je mourrai bientôt.

 

Je crois que j’aime bien cet exercice et que je tenterai de m’y plier de temps en temps.

 

Chanson du vendredi #42

Avez-vous déjà entendu un perroquet chanteur de death metal ?

Et bien maintenant, oui !

Join the P.à.L. #3

Uncle-Sam1

Oyez, oyez ! Un deuxième épisode des nouveautés (ahem) qui ont rejoint ma pile à lire pour 2015 ! Qui aurait cru cela possible ? Certainement pas moi, vu mon assiduité à ce genre d’exercices… Enfin, ça tombe bien, nous sommes à la moitié de l’année, j’ai acheté quelques livres, l’occasion rêvée d’en faire un article avant que la liste ne devienne trop longue et que je perde le courage de tous les lister.

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En un coup d’oeil, on peut voir que j’ai acheté beaucoup de Pratchett, j’ai profité de la promotion de l’Atalante (juste avant d’apprendre le décès de l’auteur), j’ai regularisé en prenant Les Petits Dieux (que j’ai déjà souvent mentionné comme étant le livre qui m’a sorti de ma léthargie livresque pendant des vacances d’été au lycée, il y a plus de 10 ans), puis, lors d’un week-end à Paris, j’ai trainé tout le monde chez Shakespeare and Co’, pour y acheter Sourcery, en jolie édition reliée (j’y ai cherché le chat, je n’ai trouvé que sa gamelle, je suis déception).

Le Huitième Sortilège et la Huitième Fille, eux, sont des nouvelles acquisitions qui ont eu l’honneur d’être lues pratiquement immédiatement.

Nous sommes tous des féministes est un essai que j’ai acheté un peu à l’aveugle alors qu’il venait de sortir, c’est plus tard que j’ai lu tous les articles à son sujet, ce qui a confirmé que mes 2 € étaient sans doute bien investis.

Charly 9 de Jean Teulé : j’apprécie énormément cet auteur depuis que j’ai lu Le Montespan, pourtant, je n’ai pas lu ses derniers livres. Alors quand je suis tombée sur cet exemplaire pratiquement neuf à 0.50 € sur un marché aux puces, j’ai fait « Gniiiii » et j’ai sorti ma petite monnaie.

C’est sur le même stand que Charly 9 que j’ai trouvé Le Château, d’Edward Carey. La couverture m’a intrigué, l’état du livre était excellent, le prix tout autant (le même que pour Charly 9), le regard implorant du personnage de couverture qui me suppliait de l’emporter m’a convaincu. C’est seulement en rentrant chez moi que j’ai vu qu’en fait, il venait de sortir…

Shut-up-and-take-my-money

Au lycée, j’ai dû étudier Perceval ou le Roman du Graal pour l’épreuve du bac de Terminale. On pourrait croire que ça m’aurait vaccinée contre les écrits médiévaux arthuriens. Pourtant, Le Morte d’Arthur trainait sur ma liseuse depuis 3 ans. Oui, en V.O. Sauf que cette V.O., elle me faisait un peu peur. Du coup, quand j’ai su que L’Atalante allait sortir une nouvelle version avec une nouvelle traduction, j’ai parcouru toutes les librairies de Strasbourg et Dijon pour la trouver. Sans succès. La mort dans l’âme, j’avais classé l’affaire. Tant pis. Il aura fallu un week-end prolongé à Toulouse et sa merveilleuse librairie Bédéciné pour qu’enfin, il soit mien. Il est beau, il est doux, il est bleu, c’est Le Roman du Roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde, de Thomas Mallory.

 

Not that kind of girl – Lena Dunham

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Lena Dunham
Editions : Random House
ISBN : 9780812994995
265 pages

Not That Kind of Girl: Antiguide à l’usage des filles d’aujourd’hui

« There is nothing gutsier to me than a person announcing that their story is one that deserves to be told, » writes Lena Dunham, and it certainly takes guts to share the stories that make up her first book, Not That Kind of Girl. These are stories about getting your butt touched by your boss, about friendship and dieting (kind of) and having two existential crises before the age of 20. Stories about travel, both successful and less so, and about having the kind of sex where you feel like keeping your sneakers on in case you have to run away during the act. Stories about proving yourself to a room of 50-year-old men in Hollywood and showing up to « an outlandishly high-fashion event with the crustiest red nose you ever saw. » Fearless, smart, and as heartbreakingly honest as ever, Not That Kind of Girl establishes Lena Dunham as more than a hugely talented director, actress and producer-it announces her as a fresh and vibrant new literary voice.


Je vous avais déjà parlé de Girls il y a un petit moment déjà. Du coup, quand j’ai vu que Lena Dunham avait publié un livre qui avait l’ambition de raconter au monde ce qu’elle avait appris, ce son histoire valait la peine d’être racontée, j’étais curieuse. Ayant le même âge, je n’ai pas l’impression de pouvoir faire la leçon à quiconque, mais en même temps, moi, je n’évolue pas à Hollywood…

Dès le départ, elle annonce la couleur, elle voulait nous raconter ses erreurs, pour empêcher les autres de les faire. Ce qui n’a pas manqué de me faire tiquer. J’ignorais en effet que savoir que les autres font des conneries nous empêchait de faire les mêmes (si c’était le cas, il n’y aurait aucun accident de la route pour cause d’alcoolémie trop élevée parce que personne ne prendrait le volant en étant imbibé, et le voisin de table ne gouterait pas ce plat trop épicé qui nous a fait devenir tout rouge et expulser de la fumée par le nez). Donc, Lena Dunham nous raconte de manière décousue ses jeunes années, sa quête de l’homme qui lui prendrait sa virginité, ses excès alimentaires sous forme de liste, ses soirées alcoolisées, ses soirées où elle prêtait son lit à des hommes pour ne pas coucher avec (pas qu’il faille coucher avec, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas pensé), ses découvertes de capotes dans les plantes vertes et ses séances de psy.

Au niveau du contenu, j’ai eu du mal a y trouver un intérêt quelconque, les anecdotes se suivent sans vraiment démontrer d’un recul qui permettrait de montrer qu’effectivement, elle en ai tiré une leçon (mis à part le fait que manger trop de pâté de foie fasse vomir…). Par contre, ce contenu dévoile l’aspect autobiographique de sa série et l’envers du décor Hollywoodien et des rapports entre de jeunes réalisatrices pleines d’entrain et d’idées et leurs homologues masculins plus âgés.

Au niveau de la forme, les anecdotes sont classées par thématique, mais ne sont pas chonologiques à l’intérieur des thématiques, ce qui donne à l’ensemble un aspect décousu. En effet, dans le premier chapitre, où elle parle de sa frustration à être encore vierge à la fac, elle partage son désespoir avec une amie qu’elle perd de vue une fois l’acte consommé (pas ensemble, hein) – d’ailleurs, la formulation de cette partie laisse à penser que la seule chose qu’elles avaient en commun était d’avoir un hymen intact, ce qui les rendait complices, une fois l’objet de leur désespoir envolé, plus besoin d’une compagne d’infortune -. Trois chapitres plus tard, elle est toujours à la fac, on ne sait pas si elle est encore vierge, mais en tout cas, l’amie est encore là. Encore deux chapitres plus tard, elle a 13 ans et la rencontre pour la première fois.
corbeau

Alors, l’histoire de Lena Dunham valait-elle la peine d’être racontée ? Pour son compte en banque, certainement. Pour le lecteur ? C’est discutable. J’aurais appris en tout cas que manger trop de pâté de foie faisait vomir, que mélanger du Xanax, de l’extasy et des alcools forts en l’espace de 3 heures est une très mauvaise idée (merci Lena, je m’en serais pas doutée), et qu’à New York, les gens branchés boivent de l’eau dans des Mason Jars parce qu’ils n’ont plus de verres normaux. Et surtout, que Lena Dunham adore s’écouter parler.

Bon, je vous laisse, je vais prendre un Doliprane 1000 effervescent dans un pot de confiture avant de lire les bouquins de Youtubeuses.

Bon, en vrai, je vous laisse quand même une citation dans laquelle je me suis reconnue jusqu’au bout, parce qu’il y en a eu au moins une :

Is togetherness killing your productivity? When’s the last time you stayed up until 4:00 AM testing the boundaries of your consciousness and googling serial killers ?

Chanson du vendredi #41

La découverte du mois, au moins ! Les tubes des années 90 revisités façon metal.

Chanson du vendredi #40

Quand Eros Ramazzotti rencontre Devin Townsend pour Ziltoid2, ça donne cette chanson de The Darkness.

Le Dieu dans l’Ombre – Megan Lindholm

GABARIT litt.gŽnŽrale

Megan Lindholm
Editions : Le Livre de Poche
ISBN : 9782253114796
509 pages

Traducteur : Claudine Richetin

Cloven Hooves

Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle-famille avec son mari et son fils de cinq ans tourne au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l’entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel et totalement imprévisible, vers les forêts primaires de l’Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même… Qui est le Dieu dans l’ombre ? Une relecture du pansexualisme fabuleux, par l’auteur des célèbres cycles L’Assassin royal et Les Aventuriers de la mer.

Ce livre trainait dans ma PaL depuis plus d’un an. Pourtant, il est écrit par un de mes auteurs préférés, même si sous un autre nom de plume. Pourquoi alors ai-je mis tant de temps à le lire ? Sans doute par peur de l’inconnu, Robin Hobb écrit de la fantasy, Megan Lindholm écrit autre chose. Des choses plus personnelles, plus intimes, liées souvent à la problématique de la féminité et de l’indépendance, comme dans Le Peuple des Rennes ; peut-être des choses qui remuent l’inconscient. Donc, ce livre trainait dans ma PaL, et à chaque fois que je me tenait devant ma bibliothèque de plus en plus mal rangée, à la recherche d’un nouveau livre à découvrir, mon regard glissait dessus sans le voir. Jusqu’à la semaine dernière, où il m’a appelé, alors que je l’avais pratiquement oublié, tel Pan jouant de la flûte au fond des bois.

La femme sauvage et le pansexualisme

Evelyn a 25 ans, est mariée à un homme que toutes les femmes lui envient, a un petit garçon plein de vie, et vit dans la région où elle a grandit, en Alaska. Sa vie bascule le jour où son beau-frère se blesse et que son mari est appelé a le remplacer sur la ferme familiale, situé dans l’état de Washington. Elle se retrouve projetée dans une famille pour qui les apparences priment, où chacun des membres, dont son propre mari, agit en fonction de ce que peuvent attendre les autres, au détriment d’eux mêmes. Et Evelyn, afin de s’adapter et de devenir réelle, tente désespérément de faire de même. Car la « réalité » du monde est un concept qui semble l’avoir toujours dépassée : il faut plaire aux garçons quand on est une fille, il faut être jolie, ne pas courir par monts et par vaux, ne pas porter de vêtements déchirés, être une bonne femme d’intérieur… Alors que les va-et-vient entre son enfance en Alaska et le présent chez sa belle-famille tendent à démontrer que ce qu’elle est et que ce à quoi elle aspire est bien loin de l’idéal de la femme des années 60et 70, années dans lesquelles se déroule l’action.

Evelyn, l’enfant sauvage qui ne sentait pas réelle, qui jouait avec un faune dans les bois, est rattrapée par cette réalité à laquelle elle aspire lors de sa puberté, abandonnée par son ami fantastique, pour redevenir finalement la femme sauvage qu’elle aurait toujours dû être après un traumatisme survenu lors de sa visite chez ses beaux-parents qui s’éternise (ne lisez pas les critiques Goodreads, elles spoilent méchamment), et part dans un périple sensuel avec Pan, le faune de son enfance, à travers le Canada, jusqu’en Alaska. Par ailleurs, ce périple est relaté de façon bien plus vivante que tous les évènements se déroulants dans l’état de Washington, où elle semble spectatrice de ses humiliations, presque anesthésiée tant elle semble passive.

Finalement, Pan, cet être fantasmagorique qui représente une sorte de fil conducteur de la vie de l’héroïne, reste une énigme. Est-il une création de l’esprit d’Evelyn pour lui permettre de se libérer des attentes de la société et de reprendre sa vie en main ? Ou est-il réel et apporte-t-il une dimension fantastique à ce récit qui serait autrement le récit d’une schizophrénie ?

Une continuité dans l’oeuvre de Lindholm/Hobb ?

On retrouve beaucoup de thématiques chères à l’auteur, telles que la quête de l’identité, qu’on retrouve dans l’Assassin Royal ou même dans Liavek, celle de l’indépendance de la femme face à la Nature, comme dans le Peuple des Rennes, la pansexualité, qu’on retrouve dans la nouvelle A Touch of Lavender (dans le recueil The Inheritance, L’Héritage et autre nouvelles en VF) et la proximité de la Nature, qu’on retrouve dans la majorité de ses oeuvres.

Mais on peut aussi voir dans ce roman des touches autobiographiques, quand on sait que les lieux dans lesquels évolue Evelyn sont des lieux où à vécu l’auteur.

De plus, si vous avez lu l’Assassin Royal et les Aventuriers de la Mer, vous pourrez également retrouver des éléments communs entre les personnages autres que leurs caractéristiques psychologiques comme l’isolement, la réclusion et les jouets en bois (oui, les jouets en bois…)

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Pour conclure, c’était une lecture prenante, mais pas vraiment facile. Dérangeante, mais fascinante. C’est le genre de livres qui doivent tomber au bon moment : surtout pas trop tôt au risque de passer à coté. Mais après, est-ce vraiment grave de passer à coté d’un livre ?