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Alors, quoi de neuf ? #3

Pour cette nouvelle fournée de liens et trucs divers, on va faire un groupement thématique, c’est mieux, non ? Et après le flood précédent, pas de photos.

DIY

Des patrons de couture vintage (parce que la fast fashion, c’est vilain)

Une artiste suisse qui crochète (on y revient toujours) et brode autour de feuilles mortes.

Totoro et sakuras (parce que c’est trop mignon)

Féminisme

Virginie Despentes : « C’est exactement ça la féminité : ne soit pas spontanée, penses à l’autre avant de penser à toi, avales et souris. »

Simone Veil, une ministre de la Santé sur le terrain

Les mots sont importants, et la grammaire aussi

Société

On connait les personnes les plus riches de la planète. Rencontrons maintenant les plus pauvres.

Une augmentation plutôt qu’un babyfoot : de la culture d’entreprise en start-up

Culture

Neil Gaiman parle de la difficulté de traduire de la fiction

Connaissez-vous les sheelanagig ? Sculptures grotesques surtout répandues en Irlande ?

En écho à un article que j’ai écrit il y a quelques années, du mépris de la culture de masse

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Sinon, j’ai lu Dracula Cha cha cha, dernier tome de la série Anno Dracula. Meilleur que le deuxième que j’ai trouvé franchement dispensable. Désormais, il faut que je lise les autres livres de l’auteur.

 

 

 

 

Et sinon, avez-vous déjà écouté Apocalypse Orchestra ?

Le Cercle du Suicide – Usamaro Furuya

Editions : Casterman
ISBN : 978-2203373327
176 pages

Le 31 mai 2001, en gare de Shinjuku, 54 lycéennes, main dans la main, se jettent sous un train. Seule Saya en réchappe. Un mois plus tard, la jeune fille se plaint à Kyôko, son amie d’enfance, de n’avoir pas péri en compagnie de Mitsuko, une autre de ses amies. Surprise, Kyôko sait néanmoins que Saya appartenait à un mystérieux « club », dirigé par la défunte. A présent, de nouveaux changements s’opèrent sur elle : tandis que des rumeurs se répandent à son sujet sur le Net, Saya s’attire la fréquentation de nombreuses jeunes filles..

Si j’ai pris ce livre, c’est parce que son titre et les quelques lignes au dos m’évoquaient Petits suicides entre amis d’Arto Paasilinna avec un ton un peu plus grave. Un peu ? Le ton est finalement totalement différent. Ici, je n’ai pu déceler aucune trace d’humour, aussi noir soit-il.

Ici, on plonge dans un univers malsain, dans une adolescence malheureuse, bien loin des fantasmes et clichés habituels des lycéennes japonaises présents dans les autres mangas que j’ai pu lire et auxquels je suis habituée. – Alors que leurs bizarreries et le taux de suicide élevé de ce pays ne me sont pas inconnus ; je resterai pour toujours traumatisée par Ring, vu il a presque 15 ans et dont le souvenir est toujours vivace –

Le cercle du suicide commence par un suicide collectif : une cinquantaine de lycéennes se jette sous un train. Une seule jeune fille survit, quasiment miraculée, sans aucune égratignure. En l’observant à travers les yeux de sa meilleure amie d’enfance, de qui elle s’est éloignée, on découvre la spirale sordide qui peut mener à ce geste désespéré. Le vie ne semble épargner aucune des adolescentes de ce manga, alors qu’elles sont à un âge ou tout semble encore possible, et l’on voit bien que, malgré cela, tout semble encore très flou et incertain. Entre légende urbaine et fait divers, le désespoir adolescent, dans ce manga, semble être une sorte de maladie contagieuse, une malédiction qui ne se satisfait que de victimes de plus en plus nombreuses.

Par ailleurs, d’un point de vue occidental, dans un pays où les uniformes scolaires ne font pas partie du paysage, voir ces lycéennes toutes habillées de la même manière en proie à leurs états d’âme dévastateurs gomme tous les marqueurs sociaux et rends le tout plus universel et plus effrayant.

 

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Je pensais que ce serais une lecture sans plus. Même au moment de refermer le livre, je me suis dit « Boarf, meh ». Et pourtant, avec le recul, c’est une lecture plus marquante que mes espérances ne le laissaient soupçonner.

Source : CoinBD

Bioshock : Rapture – John Shirley

Editions : Bragelonne
ISBN : 9782352949305
432 pages

Traducteur : Cédric Degottex

C’était la fin de la seconde guerre mondiale.

Le New Deal du président Roosevelt avait redéfini la politique américaine. Les impôts avaient atteint un pic sans précédent. Les bombardements de Hiroshima et Nagasaki avaient créé la peur de l’annihilation totale. La montée d’agences gouvernementales secrètes avait rendu la population méfiante. Le sentiment de liberté des États-Unis s’était étiolé… Et nombreux étaient ceux qui voulaient retrouver cette liberté.

Parmi eux, un grand rêveur, un immigré qui s’était élevé des plus profonds abysses de la pauvreté pour devenir l’un des hommes les plus riches et les plus admirés au monde. Cet homme s’appelait Andrew Ryan, et il avait la conviction que les grands hommes méritaient ce qu’il y avait de mieux. Alors il se mit en quête de l’impossible, une utopie libre de tout gouvernement, de toute censure, de toute restriction morale sur la science, où ce qu’on donnait on le recevait en retour. Il a créé Rapture, la lumineuse cité sous les mers.

Mais l’utopie a été frappée d’une terrible tragédie.

Voici comment tout a commencé… et tout a fini.

Les jeux vidéos et moi, c’est une histoire compliquée. Selon les phases, je peux y passer mes soirées, puis, ne plus jouer pendant des mois voire des années. Je peux être conquise par un univers visuel et une atmosphère d’un jeu et être incapable d’y jouer pour plein de raisons. Bioshock est l’un de ceux là. Univers riche et visuellement très beau, j’ai tenu jusqu’au premier boss. Ce type de jeu n’est pas fait pour moi.
Mais quand je suis tombée sur le livre tiré de l’univers, j’ai su que ce serait le moyen d’y plonger (plonger, eau, Bioshock, haha) sans trop esquinter mes nerfs.
L’histoire commence à New York, on y découvre les prémices de Rapture, rêve utopiste d’un industriel américain, dans une amtophère sombre, digne des films noirs se déroulant dans les années 40.
Rapture, ce nouvel Eldorado imaginé pour pallier à l’échec du rêve américain. La fortune sourira au plus méritant : évolution capitaliste de la théorie de Darwin.
L’atmosphère oppressante de Rapture, la sensation de claustrophobie et d’étouffement est fortement présente. L’ambiance du jeu est très bien rendue.
L’histoire est prenante également, de la naissance à la chute de Rapture en passant par son heure de gloire, la ville sous-marine nous est représentée sous toutes ses coutures, pour le meilleur et pour le pire.

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Alors, à lire,  même si ne connait pas le jeu ? Si vous aimez la science-fiction à tendance steampunk/art déco, oui, pourquoi pas. Comme dit, je n’ai atteint que le premier boss, et le principal atout a connaitre le jeu, c’est d’avoir en tête à quoi ressemblent les lieux et pour ça, vous avez internet ou votre propre imagination, c’est encore mieux.

J’aimerai vous dire s’il est mieux ou moins bien par rapport à d’autres livres tirés d’univers de jeux vidéos, mais celui-ci est le premier que je lis, mais il est plutôt pas mal dans le genre.

Dans les sociétés de la surface, la toute-puissance masculine tue nos rêves dans l’œuf. Sitôt qu’un homme décèle chez une femme la moindre étincelle… il l’étouffe.

The Good the Bad the Furry – Tom Cox

Life with the World’s Most Melancholy Cat and Other Whiskery Friends

Editions : Sphere
ISBN : 9780751552393
272 pages

Le bon, la brute et le toudou (o_O)

Meet THE BEAR – a cat who carries the weight of the world on his furry shoulders, and whose wise, owl-like eyes seem to ask, Can you tell me why I am a cat, please?

Like many intellectuals, The Bear would prefer a life of quiet solitude with plenty of time to gaze forlornly into space and contemplate society’s ills. Unfortunately he is destined to spend his days surrounded by felines of a significantly lower IQ . . .

RALPH: handsome, self-satisfied tabby, terrified of the clothes horse.

SHIPLEY: mouthy hooligan and champion mouser, rendered insensible by being turned upside-down.

ROSCOE: fiercely independent kitten, tormented by her doppelganger in the mirror.

And then there’s Tom, writing with his usual wit and charm about the unexpected adventures that go hand in hand with a life at the beck and call of four cats . . . or three cats and a sensitive poet who just happens to be a foot high and covered in fur.

Internet, c’est pour les chats, c’est bien connu. Les réseaux sociaux en sont plein. C’est en tombant sur le profil des chats The Bear, Shipley et Ralph sur Twitter que j’ai découvert Tom Cox, un journaliste/écrivain qui parle de musique et de chats. Suivre leurs profils puis le blog de Tom Cox m’a donné envie de découvrir ses romans. C’est donc avec grand bonheur que j’ai trouvé The Good, the Bad The Furry sous le sapin. Je l’ai lu en deux jours et ça, ça ne m’était plus arrivé depuis un an et demi au moins, et ça n’est plus arrivé depuis alors que nous sommes en mars.

Alors pourquoi ce livre ? Ovni littéraire, ce n’est ni un roman, ni vraiment une autobiographie, ni un essai. Je ne saurais trop le qualifier. A première vue, ce livre parle de chats (sans déconner ?), mais il est bien plus profond que ca, il parle de la difficulté à se retrouver seul, fraîchement divorcé, travaillant dans un corps de métier sur le déclin, en pleine campagne anglaise humide dans une maison qui fuit, avec un père qui parle comme la Mort de Pratchett (COMME CA). L’auteur nous parle de son ressenti de campagnard qui retourne à la terre après des errances à la ville, de classic rock (il anime d’ailleurs une émission de radio sur le sujet) et de vinyles.

De base, je n’aime pas les livres sur les animaux : L’incroyable Voyage est un traumatisme, et mon envie de lire Watership Down oscille entre « jamais, ca va me donner envie de me pendre » et « Il parait que c’est trop bien et puis les lapins, c’est mignon » (et il vient d’être réédité, ne me tentez pas !). Mais voilà, souvent, quand ça parle d’animaux, c’est triste. Mais ici, malgré la tristesse inhérente à la longévité de nos animaux, on rit, notamment grâce aux parents de Tom Cox, bien malgré eux.
De plus, l’auteur partage, son plus de son amour pour les chats, son amour pour le classic rock (il anime d’ailleurs une émission de radio à ce sujet) et les vinyles.
Au fond, The Good the Bad The Furry reflète bien ce que c’est que de vivre dans la cambrousse, avec des animaux (domestiques ou non) : c’est souvent drôle, c’est parfois triste, mais au final, même si on sait toujours comment finira notre histoire avec notre animal, on sait qu’on ne la regrettera jamais.

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Amateurs de chats et de musique des années 70, vous y trouverez votre compte.
Il parait aussi que ce livre a été traduit. Le titre est douteux, mais si vous ne lisez pas l’anglais couramment, le problème de la langue ne se pose plus.

Opération PAL #2

tsundoku

Les fêtes de fin d’année font toujours monter ma pile à lire. Fort heureusement, j’ai appris à rester plutôt sage le reste de l’année.

Cette fois ci, ce sont seulement 5 livres qui s’y sont ajoutés :

Tom Cox : The Good the Bad the Furry (Lu dans les deux jours qui suivaient)

Terry Pratchett : The Science of Discworld IV Judgement Day

Histoires et légendes de la Lorraine mystérieuse

Edouard Brasey : La France Enchantée – Légendes de nos régions, le seul de cette liste que j’ai honteusement acheté moi-même, à 10 €, juste avant Noël…

Le Crochet en 180 points, un livre pratique qui ne sortira jamais de la PàL, tout comme il n’y entrera jamais vraiment non plus.

Joe Abercrombie :

Servir froid 6/02/2017

Pays Rouge

Les Héros

La Moitié d’un roi

La Moitié d’un Monde

G.D. Arthur : Eos 24/11/2016

Asimov : Cailloux dans le ciel

Marcel Aymé : La Jument Verte

Iain Banks : Entrefer

Karim Berrouka : Le Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie

Bill Bryson : Une Histoire de tout ou presque

Patrick Dewitt : Les Frères Sister

Dickens : Oliver Twist

Lord Dunsany : Les Dieux de Pegana

Alexandre Dumas : Les Trois Mousquetaires

Sheridan Le Fanu : Uncle Silas

Flaubert : Madame Bovary

Gisèle Halmi : Ne vous résignez jamais

Victor Hugo : L’Homme qui rit

Notre Dame de Paris

Mark Lawrence : L’empire Brisé

Ursula K. Le Guin : Terremer

Megan Lindholm : Le Dernier Magicien 20/04/2017

Andrus Kivirähk : Les Groseilles de Novembre 17/10/2016

Jerome K. Jerome : Three Men in A Boat

Lawrence : Women in Love

Henri Loevenbruck : Gallica

Machiavel : Le Prince

Thomas Mallory : Le Roman du Roi Arthur

George RR. Martin : L’Agonie de la Lumière

Terry Pratchett : La Longue Terre

La Longue Guerre

Carlos Salem : Un Jambon Calibre 45

Jean Teulé : Charly 9

Van Vogt : L’été Indien d’une Paire de Lunettes

JRR Tolkien : Le Hobbit

Alfred Wallon : Sterben kann ich noch Morgen 4/12/2016

Virginia Woolf : A Room of One’s Own

Sorcières ! Le sombre Grimoire du féminin

38 livres, dont 4 ont été lus depuis le premier volume de l’opération PàL.

5 s’y sont ajoutés, un a déjà été lus, un n’y est pas vraiment à sa place, ce qui fait trois ajouts.

36.5 livres ce jour. Elle baisse doucement, mais surement ! \o/

 

Chose peu courante, je passe en coup de vent pour relayer une demande d’aide d’un bouquiniste passionné dans le Tarn, afin qu’il puisse continuer sa boutique menacée de fermeture, qui non seulement vends des livres a 0,50 cts, mais sert aussi de refuge à ceux qui ont besoin d’écoute.

Si vous passez par Mazamet, allez lui rendre visite et achetez compulsivement (à 50cts, allons !) !

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/18/1820901-mazamet-nouveau-bouquiniste-et-des-tresors-de-livres.html

http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/20/1975393-le-bouquiniste-a-demenage.html

2 RUE DES CORDES 81200 MAZAMET

Les Groseilles de Novembre – Andrus Kivirähk

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Chronique de quelques dérèglements dans la contrée des kratts

Editions : Le Tripode
ISBN : 9782370550316
266 pages

Traducteur : Antoine Chalvin

Le destin d’un homme n’est pas facile. On vit, on meurt, puis on se change en démon.

Lire Andrus Kivirähk, c’est à chaque fois se donner la certitude que l’on va entrer de la façon la plus naturelle dans un monde proprement extraordinaire. L’Homme qui savait la langue des serpents (Le Tripode, 2013 – Grand Prix de l’Imaginaire 2014) nous avait habitués à l’idée d’une époque où il était encore possible d’épouser des ours, d’avoir pour meilleur ami une vipère royale ou encore de voler dans les airs à l’aide d’ossements humains. Les Groseilles de novembre démontre un peu plus les talents de conteur de l’écrivain. Nous voici cette fois-ci immergés dans la vie quotidienne d’un village où tout pourrait sembler normal et où, très vite, plus rien ne l’est. Les seigneurs sont dupés par leurs serfs, des démons maraudent, des vaches magiques paissent sur les rivages, les morts reviennent, le diable tient ses comptes, une sorcière prépare ses filtres dans la forêt et, quotidiennement, les jeux de l’amour et du désir tirent les ficelles. A la fois drôle et cruel, le texte relève autant de la farce que de la chronique fantastique. Les Groseilles de novembre est considéré en Estonie comme le meilleur roman d’Andrus Kivirähk.

Ce livre m’a tapé dans l’oeil en premier lieu à cause de sa couverture. Mis en avant au rayon SFFF d’une librairie, elle détonait parmis les couvertures arborants des héros musclés, des paysages sombres, des loup-garous poilus ou des femmes armées jusqu’aux dents. En effet, c’est quoi ce machin avec des bras en balai et cet air bête ? Et cette couverture, façon torchis ? Le libraire s’est trompé de rayon ? Oui et non. Les Groseilles de Novembre entrent bien dans la catégorie fantastique, on y trouve des créatures étranges dans les bois, des démons qui déambulent plus ou moins librement dans les fermes, de la magie, etc. Mais par contre, point de quête, point de héros, ici, tous les personnages sont des têtes à kratt (claques/kratt, krkrkr, pardon).

Ce roman, présenté comme la chronique d’un village estonien au mois de juillet novembre comme l’indique le titre – chaque chapitre est dédié à un jour -, nous fait faire la connaissance d’estoniens superstitieux (quoique), avares, voleurs, stupides pour la plupart et malhonnêtes.

Superstition : Forme élémentaire et particulière des sentiments religieux consistant dans la croyance à des présages tirés d’événements matériels fortuits (salière renversée, nombre treize, etc.).
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/superstition/75497#jYDoYXvjdHhqhBy3.99

Mais il parle aussi d’amour courtois, de pactes avec le Diable (rien à voir avec Faust), de vaches marines, d’épidémies courantes en ces temps là et nous fait découvrir le passé de ce pays méconnu, sous un angle mordant et critique.

Dans Les Groseilles de Novembre, les jours (et les chapitres) se suivent, mais en se ressemblent pas. On a l’impression de voir de saynètes burlesques se succéder, sans pour autant que l’ensemble ne paraisse incohérent. Après tout, c’est tout un village que l’on suit au jour le jour. Le seul fil conducteur du roman, c’est le comportement exécrable des habitants et leur volonté de flouer le diable afin de s’enrichir. Ainsi que la météo, c’est pas comme ça que les touristes auront envie de venir à cette période de l’année. Malgré tout, le roman et l’univers loufoque de ces Groseilles est fort plaisant.

On retrouve chez Kivirähk des similitudes avec son voisin Paasilinna, au niveau du ton employé, mais j’y ai aussi vu des similitudes avec un livre que, contrairement à ces Groseilles, je n’ai pas pu terminer : La Triste Histoire des Frères Grossbart, à cause du caractère des personnages, des scènes parfois cruelles et crues. Le contexte historique ne doit pas y être étranger non plus.

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En bref, une petite perle d’humour noir et de cynisme.

C’est le premier livre de Kivirähk que j’ai l’occasion de lire, mais ce ne sera certainement pas le dernier. Prochaine étape : L’homme qui savait la langue des serpents.

Opération PAL : Etat des lieux

tsundoku

Comme mentionné dans plusieurs articles précédents, mes achats de livres se veulent plus raisonnés ces derniers temps. Le but ultime serait d’arriver à un PàL physique (c’est à dire sans les ebooks) constituée d’un seul livre… (Je vous entend pouffer dans le fond)

C’est dans cette optique que l’opération PàL est lancée :

Joe Abercrombie :

Servir froid 6/02/2017

Pays Rouge

Les Héros

La Moitié d’un roi

La Moitié d’un Monde

G.D. Arthur : Eos 24/11/2016

Asimov : Cailloux dans le ciel

Marcel Aymé : La Jument Verte

Iain Banks : Entrefer

Karim Berrouka : Le Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie

Bill Bryson : Une Histoire de tout ou presque

Patrick Dewitt : Les Frères Sister

Dickens : Oliver Twist

Lord Dunsany : Les Dieux de Pegana

Alexandre Dumas : Les Trois Mousquetaires

Sheridan Le Fanu : Uncle Silas

Flaubert : Madame Bovary

Gisèle Halmi : Ne vous résignez jamais

Victor Hugo : L’Homme qui rit

Notre Dame de Paris

Mark Lawrence : L’empire Brisé

Ursula K. Le Guin : Terremer

Megan Lindholm : Le Dernier Magicien

Andrus Kivirähk : Les Groseilles de Novembre 17/10/2016

Jerome K. Jerome : Three Men in A Boat

Lawrence : Women in Love

Henri Loevenbruck : Gallica

Machiavel : Le Prince

Thomas Mallory : Le Roman du Roi Arthur

George RR. Martin : L’Agonie de la Lumière

Terry Pratchett : La Longue Terre

La Longue Guerre

Carlos Salem : Un Jambon Calibre 45

Jean Teulé : Charly 9

Van Vogt : L’été Indien d’une Paire de Lunettes

JRR Tolkien : Le Hobbit

Alfred Wallon : Sterben kann ich noch Morgen 4/12/2016

Virginia Woolf : A Room of One’s Own

Sorcières ! Le sombre Grimoire du féminin

Ce qui fait 38 livres. Il y a encore un an et demie, cette PàL était de plus de 50. Elle baisse donc, mais assez lentement. Le fait que je la délaisse au profit de livres empruntés n’y est pas étranger.

Le bon côté, c’est que je sait déjà lesquels je vais lire en prochain.

Allez ! Rendez-vous dans 10 ans pour savoir si la mission est réussie !

Join the P.a.L #5

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Juin 2016, l’heure de faire le premier bilan des dernières acquisitions de l’année ! Comme la fois précédente, mes achats ont été limités et raisonnables (ils me le paraissaient moins sur le coup, mais bon, hein) Finalement, la technique de noter les références vues en librairie et de les laisser décanter pour retourner les chercher ou les réserver (non, Amazon ne passera toujours pas par moi, du moins pour les livres) si quelques semaines/mois plus tard, ils me font toujours envie, est assez efficace : moins d’achats impulsifs, forcément, et des livres qui restent moins longtemps dans ma PàL (au détriment de ceux qui s’y trouvent depuis 5 ans ahem).

Du coup, ce Join the PàL devrait plutôt s’intituler Join the Billy shelf, mais bon, hein, on va dire que.

Alors, depuis novembre, quoi de neuf ?

Donc, depuis novembre, 11 livres sont venus s’ajouter à ma bibliothèque, j’en avais déjà évoqué 3 : The Sleeper and The Spindle, Dragons at Crumbling Castle et Émilie voit quelqu’un.

Quid des huit autres ?

Dois-je vraiment expliquer pourquoi Par bonheur le lait ? Vraiment ? Neil Gaiman + Boulet ? Non, cela va de soit, il me le fallait. Point.

Idem pour le tome 10 des Notes de Boulet, que j’ai couru acheter le lendemain de la sortie, avant qu’ils n’aient plus de tote à la librairie. Le vendeur m’a d’ailleurs expliqué, très enthousiaste, qu’il essayait de le faire venir en dédicace. Il a réussi, je n’étais pas là. Je me suis rattrapée aux Imaginales. Muhuhuhu.

C’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai fait l’acquisition du Club des Punks contre l’apocalypse Zombie. J’hésitais à l’acheter, puis en sortant du café littéraire dédié aux auteurs d’imaginaire, auteurs politiques ?, je me suis précipitée au stand pour le prendre (et le faire signer, muhuhuhu bis).

Sterben kann ich noch morgen, (Ou Je pourrais encore mourir demain) d’Alfred Wallon est un achat tout aussi spontané (mais pas signé, pas muhuhuhu), 1 € dans un bazar lors des courses en Allemagne, un résumé un peu WTF, je n’ai pas pu le laisser là, seul, abandonné. On verra bien ce que ça vaut.

Sorcières ! Le sombre Grimoire du féminin, publié chez les Moutons Électriques, me faisait de l’œil depuis sa sortie. Il m’a finalement fallu le commander auprès de ma librairie pour l’avoir tant j’ai attendu. S’agissant d’une rétrospective sur la figure mythique de la sorcière, il avait tout pour me plaire. J’espère qu’il sera à la hauteur. Si oui, Pirates ! se retrouvera sans doute sur ma liste prochaine.

Le Prince écorché se trouvait dans ma liste depuis quelques années déjà (oui, même avant qu’il ne soit traduit hipster) mais pas assez haut pour que je me décide à l’acheter. L’action spéciale à 3.99 € a fini par me décider, désormais il est mien.

Si je vous dis que ce livre m’a tapé dans l’œil tout d’abord à cause de sa couverture, vous me croyez ? La créature des Groseilles de Novembre m’évoquait les créatures dans les sous-sols de Berlin, et la quatrième de couverture était assez décalée pour me marquer durablement. J’avoue pourtant appréhender un peu la lecture, avoir basé mon achat sur ces quelques éléments ne protège pas de la déception. Au pire, ça complètera la carte des auteurs que j’ai lus.

Comme convenu de Laurel n’est pas vraiment un achat de cette année, j’ai participé à la collecte Ulule à son lancement, ce n’est que récemment qu’il est arrivé dans ma boîte aux lettres. L’attente en valait clairement la peine (bon, sauf pour P.B., mais je n’aime pas vraiment son travail, du coup, j’aurais été très contente même sans cette introduction dont je n’ai pas trop compris l’intérêt), le livre est de très bonne qualité. Vivement la parution complète de la suite !

Vous l’aurez compris, ces dernières acquisitions ont été lourdes en BDs, ce qui n’est pas vraiment dans mes habitudes, mais il faut savoir sortir de sa zone de confort. Mais pas trop non plus, on reste sur des valeurs sûres et des genres qui ont su faire leurs preuves.

Allez, la prochaine fois, il y aura peut-être des romans érotiques et des livres pour enfants – blague à part, la taupe avec la crotte sur la tête, c’était pas mal -.

Dragons at Crumbling castle – (The fantastically funny) Terry Prachett

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(The fantastically funny) Terry Pratchett
Editions : Doubleday
ISBN : 9780857534378
338 pages

Illustrations : Mark Beech

Dragons have invaded Crumbling Castle, and all of King Arthur’s knights are either on holiday or visiting their grannies.

It’s a disaster!

Luckily, there’s a spare suit of armour and a very small boy called Ralph who’s willing to fill it. Together with Fortnight the Friday knight and Fossfiddle the wizard, Ralph sets out to defeat the fearsome fire-breathers.

But there’s a teeny weeny surprise in store . . .

Fourteen fantastically funny stories from master storyteller Sir Terry Pratchett, full of time travel and tortoises, monsters and mayhem!

‘So funny I dropped my spoon laughing!’ – King Arthur

Bon, cette fois, je vous évite mon laïus habituel concernant Terry Pratchett, vous allez croire que je radote. Du coup, on va entrer dans le vif du sujet tout de suite.

Terry Pratchett a toujours assumé avoir du mal à écrire des nouvelles. Vous me direz donc, si lui même disais qu’il n’y arrivait que très difficilement, est-ce que Dragons at Crumbling Castle est réservé aux complétistes et collectionneurs ? J’ai le malheur ahem de faire partie de ces deux catégories , et en plus, je suis de mauvaise foi, je dirais que non.

Mais objectivement et réellement, non, cette anthologie est à réserver aux fans inconditionnels, qui veulent découvrir les premiers écrits de l’auteur et les prémices du Disque-Monde ainsi que la version originale du Peuple du Tapis. On y retrouve également l’influence des Monthy Pythons, et le talent de Pratchett pour manipuler la langue est déjà bien présent, néanmoins certaines nouvelles trouvent le moyen de trainer en longueur et manquent de rythme.

Alors si vous souhaitez découvrir le Pratchett originel, foncez, sinon, lisez plutôt ses romans.

 

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Sinon, il parait que A Blink of the Screen est sorti en français. Va falloir que je complète. On se revoit dans 15 ans, quand ma collection sera terminée.