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A la recherche de Vivian Maier

Finding Vivian Maier

Une salle des enchères, une boîte de pellicules en noir et blanc, un agent immobilier. Ces trois éléments sont ceux qui ont permis de sortir Vivian Maier de l’ombre.

Si je m’attendais pas grand chose de ce documentaire, j’en suis sortie soufflée. Ce film retrace toutes les étapes qu’à dpu suivre John Maloof pour découvrir qui était la femme derrière ces pellicules, qui recelaient de photos magnifiques. De son seul nom, il a pu retrouver ses anciens employeurs, ses affaires, et de ses affaires, retracer une partie de sa vie. Mais si sa vie a pu être découverte en partie, cette photographe géniale et passionnée reste une énigme. Ses amies ne savaient rien d’elle, et ses employeurs encore moins, alors qu’elle vivait sous leur toit.

Comment cette nourrice a-t’elle pu faire tant de photographies, sans jamais les faire développer ? Ne tenait-elle pas à ce qu’on les voie ? Pourquoi était-elle nourrice d’ailleurs ? Et cet accent, d’où vient-il ? Cette femme libre, à la conscience politique exacerbée, à l’oeil exercé, au sens de la composition inné, a su, comme le dit une des filles qu’elle a gardé, faire de sa vie ce qu’elle en voulait.

John Maloof tente de rassembler les pièces du puzzle en interrogeant les enfants qu’elle a gardé au fil des années, leurs parents, des voisins, des gens de passage, et son voyage l’emmène au fin fond des Hautes-Alpes, à Saint-Julien-en-Champsaur, petit village dont est originaire la mère de Vivian, à la rencontre du dernier de ses cousins, qui est aussi le seul membre de sa famille qu’il a pu retrouver.

Ce documentaire permet de découvrir une grande artiste méconnue, dont le génie flirte avec la folie, et nous montre des moments émouvants de personnes découvrant des amis aujourd’hui disparus sur des clichés jusqu’alors inconnus.

Il permet également de soulever la question du nombre de génies ignorés, dont les pellicules ont été jetées, les carnets de croquis détruits, et les manuscrits mités.

Ce documentaire a été une excellente surprise, et une découverte incroyable d’une femme libre, à la conscience politique exacerbée, à l’œil exercé, au sens de la composition inné, qui a su, comme le dit une des filles qu’elle a gardé, faire de sa vie ce qu’elle en voulait.

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Pour aller plus loin : la page wikipédia

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Wrong Cops

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Los Angeles 2014. Duke, un flic pourri et mélomane, deale de l’herbe et terrorise les passants. Ses collègues au commissariat: un obsédé sexuel, une flic maître chanteur, un chercheur de trésor au passé douteux, un borgne difforme se rêvant star de techno… Leur système fait de petites combines et de jeux d’influence se dérègle lorsque la dernière victime de Duke, un voisin laissé pour mort dans son coffre, se réveille.

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Marilyn Manson en ado complexé, Eric Judor en flic borgne, et Quention Dupieux aux manettes ? C’est (presque) sans me poser de questions que je suis allée voir ce film. Parce que Rubber, voyez-vous, ce film avec un pneu meurtrier, c’était bien. Mais qu’est-ce que donnerait avec des gens ?

Ben, avec des gens, c’est pareil, on sait pas où ils vont, mais c’est le bordel après leur passage, et le scénario tient sur un timbre poste. Parce que contrairement au synopsis ci-dessus, le voisin, il dérègle pas grand-chose. Il agonise tranquillement dans son coffre, ne chouine pas trop, si tant est qu’on lui mette de la musique dans les oreilles. Et les flics, ben, ils vaquent à leurs affaires de flics véreux. Et Manson, ben, il glande assis sur son skate board et écoute de la musique tout aussi mauvaise que le voisin moribond. Alors, où ils vont ? On sait pas, mais à la fin, ils n’y sont toujours pas. Pourquoi ? On sait pas, et eux non plus. Alors certes, parfois, on sourit, mais bon. Quand au rythme, si la musique n’était pas omniprésente, peut être bien que je me serais endormie.

J’aurais tant aimé vous dire d’y aller, ou pas, que ce film est génial, ou même mauvais, mais en fait, je suis sortie de là profondément affligée, en ayant l’impression d’avoir perdu quelques points d’audition, que décidément, je comprend rien à rien, et que la prochaine fois, j’irais voir une comédie à l’eau de rose, et la seule chose que j’ai pu répondre quand on m’a demandé « Alors, t’en a pensé quoi ? », c’était : « Meh. Y’avait Rubber dans leur télé. »

En gros, vous voulez voir Marilyn Manson 10 minutes à l’écran, sans maquillage ? Allez-y. Vous voulez voir un film qui ne va nulle part (c’est un concept, pas un jugement de valeur), allez- y aussi. Vous voulez voir une histoire qui avance ? Avec des personnage qu’on a pas envie de baffer ou de noyer dans les toilettes ? N’y allez pas.

Ou alors c’est juste moi qui suit passée a coté du truc. Ce film, c’est peut être le Radiohead du film. o_O

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Machete Kills

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C’est en parcourant la programmation du festival du film fantastique de Strasbourg que je suis tombée sur ce film. J’avais entendu parler du premier sans l’avoir vu, et l’image utilisée sur le site pour promouvoir ce film m’a interpellé. On m’assura que le premier était si n’importe quoi-esque qu’il n’y aurait pas de problème à voir Machete Kills sans avoir vu Machete. Comme les derniers films que j’étais allée voir au cinéma était des films intimistes, il me fallait une dose d’explosions, de tripes et de sang. L’affiche promet des explosions ? Hop là, on y va ! Sans regarder la bande annonce ! Même pas peur !

Une fois installée dans la salle, un bref regard autour de moi, il n’y a même pas une dizaine de filles. Constat un peu triste, mais bon. Les lumières s’éteignent, le film commence, et l’action en même temps. Machete Kills ne s’embête pas avec des temps morts, dès le départ, Machete affronte des militaires qui vendent des armes à un cartel. Première baston, premiers morts, première explosion, et première rencontre avec le grand méchant. Il n’y a pas vraiment d’histoire à proprement parler, enfin, si, nous suivons Machete qui doit sauver les Etats-Unis, menacés par un missile directement braqué sur Washington. Pour cela, il doit se faire aider par Miss Texas, un grand maitre des cartels souffrant de trouble de la personnalité multiple, et Luz (déjà présente dans Machete). Seulement, la menace ne se limite pas aux Etats-Unis, et en chemin, Machete se fait quelques ennemis, dont la dame au soutien-gorge fatal qui m’a tant frappée.

Alors, on ne va pas se leurrer, le scénario tient sur un post-it. Mais ça fonctionne. Oui, les ficelles sont grosses et manquent de subtilité, mais si on veut du subtil, on va voir autre chose. Tous les codes de la série B sont réunis, de la scène torride au vaisseau spatial en passant par des cow-boys modernes et les clones.

Si l’on tient à intellectualiser la chose, on peut y déceler une critique de la politique d’immigration et du statut des immigrés mexicains, si VRAIMENT on veut en tirer quelque chose d’autre que des explosions et des tripes.

Enfin, Machete Kills recèle d’allusions à d’autres films, qu’il s’agisse de Star Wars, de Planète Terreur, de James Bond ou à d’autres films de l’acolyte de Robert Rodriguez, Quentin Tarantino.

Si vous aimez les séries B, les nanards, les explosions, les références geek et si les coupures d’avertissement ne vous énervent pas (« Mettez vos lunettes 3D ! »), n’hésitez pas. Je crois d’ailleurs que c’est la première fois que des gens du public applaudissent à la fin du film. J’ignore si c’était de soulagement que tout soit fini ou parce qu’ils ont beaucoup beaucoup aimé, par contre.

Vivement Machete Kills again… In Spaaaace !

Cinéma express

J’ai vu plusieurs films ces dernières semaines (bon, en fait, trois, je ne suis pas une cinéphile assidue.) et s’ils me font parler depuis, ils ne me font pas assez parler pour leur dédier un article chacun. Ouiii, prenez en pitié la personne qui m’a accompagné, qui doit subir ma logorrhée depuis trois semaines : « Mais en fait, ce personnage, il est […] et il a fait ça pourquoiiii ? » alors que nous avons vu le film deux semaines auparavant… Moi, en tout cas, j’ai pitié, et vais donc vous en parler, à vous ! Non ! Ne partez pas ! J’ai pas encore commencé !

Oh Boy

Oh Boy

Un film que j’ai vu pour l’unique raison qu’il était en allemand. Je connaissais l’acteur déjà avant, pour l’avoir vu dans certains teen-movies d’Outre-Rhin, qui passaient à la télé le jeudi soir en été sur une grande chaîne teutonique. (Ouais, en vivant à 20 km de la frontière et en ayant accès uniquement au bouquet satellite allemand, on a pas trop le choix, vous voyez ? C’était ça ou des talk-show saveur choucroute bière. Et quand on a 17 ans, ben, on regarde le teen-movie… (Mais au moins, après, on assure en cours d’allemand !)) Ce film retrace 24 heures de la vie d’un loser berlinois trentenaire. 24 heures où toute sa vie bascule : son père lui coupe les vivres, il doit suivre une thérapie après avoir foiré son entretien avec un psy, sa copine en a marre de lui, et en plus, le sort s’acharne sur lui et l’empêche de mener à bien sa quête pour obtenir un café (comme Ziltoïd the Omniscient)(ou Tallahassee qui cherche le dernier Twinkie dans Zombieland). Mais le vrai héros du film, c’est Berlin. Le film ne semble qu’être un prétexte pour filmer la ville et son atmosphère, qui se prête fort bien au noir et blanc. Un peu à la manière d’un Woody Allen allemand, qui fait des films pour filmer sa vision particulière d’une ville. Et un jour, il faudra que je me penche sur les héros allemands de 30 ans, qui, décidément, semblent tous être des losers.
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Pop Redemption

Pop Redemption

Pop Rédemption, je suis allée le voir en revenant du Sonisphère, parce que c’était dans la continuité, et que la bande annonce, ben, elle s’annonçait (mouahaha!) plutôt pas mal. Si le trait est forcé pour le personnage incarné par Julien Doré, les autres sont plus réalistes dans leurs rôles de musiciens de metal trentenaires, pères de famille, qui n’ont plus trop de temps à consacrer à la musique, les responsabilités et la vie quotidienne les ayant rattrapés. Évidemment, la culture metal, présentée au grand public, est toujours fortement parodiée, mais ici, ça reste sympathique, même si pas très crédible. Mais le hippie-black-metal m’a fortement donné envie, et j’attends impatiemment un album entier !

 

 

 

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L'Inconnu du Lac

L’Inconnu du Lac

L’affiche de ce film a fait scandale et n’a pas pu être affichée dans plusieurs villes du pays. Mais si je suis allée le voir, c’est simplement que la bande-annonce m’a donnée envie, indépendamment du scandale et des débats. Mais une fois dans la salle, j’avais un peu hâte que le film termine (et pas seulement parce qu’on était pas super bien installés…) Le film est un genre de huis-clos en plein air. Tout se passe autour de ce lac. Si certains personnages se voient dans la « vraie vie », nous ne sommes témoins que de ce qui se passe dans ce microcosme lacustre. L’inconnu mentionné dans le titre, d’ailleurs, refuse tout contact avec son amant hors du lac. Ce lac sert de lieu de rencontre gay et le héros tombe raide dingue amoureux du sosie de Magnum, et se lie d’amitié avec un petit gros pas très certain de sa sexualité. Un meurtre vient troubler tout cela (sans vous spoiler, l’élucidation du meurtre n’est pas le centre de l’histoire, vu que nous assistons à ce meurtre, et connaissons l’identité de l’assassin dès le départ… Même avant qu’il n’aie fait quoi que ce soit…). Le film montre les personnages évoluer, et le suspens réside dans le fait que nous nous demandons enfin quand le témoin ira cracher le morceau au flic (qui ressemble beaucoup au prof de littérature que j’ai eu au lycée…). Et, encore, sans vouloir vous spoiler, c’est ce qui m’a énervée et qui m’a fait trouver le temps long, c’est que vraiment, les personnages ont un comportement aberrant : « Je sais que tu as tué ton amant, mais tu ressembles à Tom Selleck jeune, alors on s’en fout, prend moi sauvagement dans un buisson ». « Je sais pas comment tu t’appelles, je t’ai jamais vu, mais youplà, tripotes moi sans capote, c’est la fête du string ». « Je sais que tu as tué ton amant, alors je vais te dire que je le sais, te provoquer bêtement, puis t’attirer dans le bois pour que tu me coupes le sifflet, je suis un prix Nobel \o/ ». Bon, vous l’aurez compris, les personnage sont parfois un peu cons. Sinon, le film a le mérite de montrer des scènes homosexuelles sans concessions et sans aucune pudeur (on voit tout, absolument tout, donc âmes sensibles s’abstenir.) et assume le parti-pris de n’utiliser aucune musique tout du long, que ce soit pendant le film, ou les crédits, et le huis-clos est une perspective intéressante. (Mais j’aurais trouvé ça plus cool que le meurtrier soit le silûre, Megashark style.)

Bienvenue à Zombieland

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Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l’idée d’être dévoré. C’est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui sauver la vie… Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint plus rien ni personne. Armé d’un fusil d’assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre.
Dans leur périple, les deux survivants sont rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s’entendre…

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Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ce film est sorti il y a un petit moment maintenant, ouiiiii, j’ai un train de retard, sauf que je viens de le revoir ce week-end, en compagnie de quelqu’un qui ne l’avais jamais vu et que j’avais envie de vous en parler. La prochaine fois, je vais vous dégainer Invasion of the Saucermen ou Plan 9 from Outer Space, z’allez voir, tant qu’à faire. Pas que Zombieland soit un nanar, hein. Enfin, un film avec des zombies est, presque par définition un nanar, mais c’est un film bien. Enfin, vous voyez ce que je veux dire. C’est une comédie dans la lignée de Shaun of the Dead (encore meilleur que Shaun of the Dead, d’après la personne à qui je l’ai fait découvrir ce week-end), avec des zombies, du sang, des tripes et du lol.

Le film s’articule comme un road-trip à travers les Etats-Unis, à cause des rumeurs qui disent que la côte opposée est exempte de toute infection. Infection causée par un hamburger. Comme quoi, la malbouffe a bien plus de conséquences que simplement l’obésité, le cholestérol et le diabète. (A moins qu’il ne s’agisse d’une métaphore et ainsi d’une critique de la culture de la malbouffe ?) Le héros, Columbus, un trouillard au colon irritable (oui, si déjà y a des zombies, hein, autant ne pas faire dans la dentelle du coté des héros non plus), nous parle en voix-off et nous explique ses règles à suivre en cas d’attaque zombie. Tallahassee, lui, n’en a rien à cirer des régles, de toutes façons, pour survivre, tous les coups sont permis. Quand à Wichita et Little Rock, deux soeurs magouilleuses, qu’il ait une invasion de mort-vivants assoifés de sang ou non, ben, les régles, elles s’en foutent un peu aussi. Autant dire que Columbus va se sentir un peu seul. Mais forcément, même une série Z pleine de zombie a son petit happy end, et il n’y échappe pas. Il n’échappe pas non plus au trope de la dulcinée à sauver, malheureusement, mais on ne peut pas tout avoir.

Du coup, on apprend plein de choses qui nhous aideront à survivre dans le pire des cas, c’est à dire d’entrainer son endurance, de ne jamais oublier sa ceinture de sécurité, de ne pas allumer les lumières d’un parc d’attraction en pleine nuit, et surtout, que les twinkies, contrairement à toutes les légendes urbaines, ont bien une date de péremption. Et ne me dites pas que le concours du « Zombie Kill of the Week » vous laisse de marbre ?

Un must-see du film de zombie moderne, une comédie déjantée, et en plus, je viens de voir qu’ils en ont fait une série.


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La parade

En voulant sauver son pitbull chéri et contenter sa fiancée capricieuse, Lemon, parrain des gangsters de Belgrade, se voit obliger d’assurer la sécurité de la première GayPride de Serbie. Pour l’aider dans cette mission impossible, il part à la recherche d’anciens mercenaires. Serbes, musulmans, bosniaques, albanais du Kosovo et combattants croates se retrouvent aux côtés des militants homosexuels. Comment cet équipage hétéroclite qui n’aurait jamais dû se rencontrer va-t-il arriver à transcender les frontières et leurs différences ?

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Comme tout le monde parle du dernier Tarantino et que je ne suis pas encore allée le voir (voir un film très attendu la semaine de sa sortie ? Mais vous êtes malades ?! Trop de monde, gaaah), j’avais envie de vous parler du film que je suis allée voir lundi, et qui fût un gros coup de coeur, de manière assez inattendue. Il était projeté dans la plus petite salle du cinéma Star à Strasbourg, et lorsque nous nous sommes installés, il n’y avait que deux personnes dans la salle, moi, et la personne qui m’accompagnait, ce qui a duré jusqu’à la fin des publicités et bandes annonces. 5 ou 6 personnes nous ont rejoint plus tard. Une projection presque privée, en tout petit comité, pour un très bon film qui passera sans doute inaperçu. Après avoir vu la bande-annonce en novembre, j’avais très envie de le voir. Pourtant, il est sorti dans un contexte similaire, à l’heure où des manifestations prônant l’intolérance ont lieu dans l’hexagone. Nous assistons donc à la tentative courageuse d’une poignée d’homosexuel(les) d’organiser une GayPride en Serbie, où les néo-nazis et homophobes pullulent. Grâce à quelques tours du destin, la sécurité de la parade sera assurée par « Citron » (oui, le sous-titre disait Citron, alors qu’on entendait bien Lemon, et je crois pas que Lemon soit le serbe de Citron), ancien soldat de la guerre de Yougoslavie, chef d’une société de sécurité, et homophobe un peu beauf, qui partira en road-trip pour réunir des camarades de guerre, afin d’avoir une équipe de gros bras conséquente. On assiste à l’ouverture d’esprit de ce groupe d’hommes virilistes, et aux débuts d’un mouvement de libération sexuelle, le tout est montré avec beaucoup d’humour, et néanmoins assez de gravité pour que le sujet ne soit pas pris à la légère. (Et d’ailleurs, on peut noter qu’un homme sera prêt à se prendre une raclée monumentale pour vous si seulement vous sauvez la vie de son animal. o_O Et que les vieux films, ça rapproche les gens.)

Il est sorti le 16 janvier en France, et il ne restera certainement pas longtemps à l’affiche, donc allez y tant qu’il est encore temps !



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Le Magasin des Suicides

Le Magasin des Suicides

J’avais lu le livre et l’avais beaucoup aimé, c’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai appris qu’un film adapté de l’œuvre était en projet… Il y à deux semaines, j’avais vu la bande-annonce avant le film que nous étions allés voir, j’ai commencé a sautiller d’excitation sur mon siège en gloussant (oui, comme ça, je vois pas où est le souci, j’ai juste embêté mon voisin qui m’a dit que ouiiiiiii, on irait le voir pour que je m’asseye comme il faut) (en règle générale, je trouve très difficile de rester assise comme il faut sur un siège, je toruve que c’est pas confortable, il faut que je sois assise sur une jambe). Donc voilà, samedi, nous sommes allés voir le Magasin des Suicides…

Et j’ai été déçue (enfin, pas que moi, mais il n’y a que moi qui parle là). Certes, visuellement, c’est très joli, le dessin fait penser aux dessins animés modernes en 2D, mais avec une coloration vieillotte. Mais alors l’histoire… Là ou le roman trouvait des moyens décalés de nous faire sourire, ici, c’est un dégoulinement de guimauve. Le fait qu’il s’agit d’une comédie musicale n’aide en rien. Certaines chansons sont écoutables et restent en tête, mais les textes… Les textes sont d’une mièvrerie à toute épreuve.

Le début du film, évoquant l’atmosphère de la famille Adams, est sympathique, mais avec l’arrivée d’Allan, les bons sentiments faciles deviennent légion.

France Inter disait qu’on pouvait emmener son enfant, à partir de 8 ans voir ce film. Je ne suis pas d’accord, le vocabulaire employé est cru (Mishima ne trouve qu’une chose à dire quand Allan souris, et c’est « Merde » plusieurs fois de suite, alors certes, je n’ai pas d’enfants, et merde n’est pas le mot le plus vulgaire qui soit, mais je ne crois pas que les emmener voir un film où c’est dit comme si ne rien n’était soit une bonne idée…) Certaines scènes de nudité ne passent aussi que parce qu’il s’agit d’une animation.

En gros, le film est trop niais pour des adultes (voire même des adolescents), et trop vulgaire pour des enfants, j’ignore quel est le public visé par contre.

(Le mouton, parce que c’est censé être drôle, et seulement un, parce que c’est pas bien)

Et la bande annonce, pour compléter :

Splice

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Un truc que j’aime bien, c’est les films d’horreur. Seulement, j’ai beaucoup de phobies. Certaines sont complétement saugrenues, d’autres plus problèmatiques quand il s’agit de films un peu, euh, glauques, diront nous. Parmi ces phobies, complètement inexpliquées, hein, il y a les limaces, les vers de terre, les tongs, le grincement des couverts sur une assiette, les minikeums et les créatures humanoïdes bizarres (non, y’a pas d’intrus dans la liste). D’ailleurs, le premier film que j’ai vu qui m’a fait peur, c’est « La Mouche », quand j’étais petite, je ne l’ai même pas vu en entier tellement le machin mutant qui grimpe au plafond m’a fait flipper ma race. Par contre, d’autres films bien glauques, pfeuh, la petite Lady of the blog en culottes courtes, ben, elle était pas impressionnée. Les oiseaux de Hitchcock ? « Ooooooooooooooh ! Oiseauuuuuux ! » Mes parents n’ont d’ailleurs jamais compris pourquoi je choisissais toujours cette vidéo-là dans le meuble télé. X-files dans la trilogie du samedi ? Heureusement que c’était justement le samedi, je pouvais me coucher un peu plus tard ce jour-là (à part un épisode avec un lombric géant dont je ne me souviens que d’une scène et qui hante encore mes cauchemars 15 ans plus tard). E.T. ? Là, c’était une autre histoire, E.T. m’a toujours mis mal à l’aise. Il devait me sembler trop gluant.

Bref, revenons à nos mutants, parce qu’en fait, je voulais parler de Splice. (Comment ça, il est sorti l’année dernière ? Comment ça, je suis à la bourre ? Je fais ce que je veux d’abord !

Ce film avec la créature humanoïde bizarre (x.x) sur l’affiche, je voulais le voir au cinéma l’année dernière, pour une obscure raison, sachant que les bestioles étranges et potentiellement gluantes, c’est vraiment pas ma tasse de thé (le thé non plus d’ailleurs, j’aime pas ça… ma tasse de café ? O_o). Personne ne s’est dévoué pour m’accompagner, et c’est tant mieux, j’aurais commencé à hurler à peine le film commencé. C’est donc dans le confort de mon salon, en compagnie de ma moman et de mon chat (qui m’ont aussi tenu compagnie pour The Ring, qui, en tant que film d’horreur japonais, est assez anxiogène, pour moi en tout cas) que j’ai lancé le DVD.

Attention spoilers !

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Le film commence dans un laboratoire pharmaceutique, appelé NERD (non, j’invente rien), où un couple créée des êtres à partir d’ADN de différents animaux, afin d’extraire des protéines visant à guérir le cancer. Leurs premières créatures sont un couple de, euh… De quoi, au juste ? Je dois avouer qu’à aucun moment il n’a été mentionné de quels animaux ils avaient extrait les ADN (ADNs ? ADN ?). Bref, un couple de machins roses, ressemblant à des limaces géantes, sans yeux, sans rien, en fait, mais qui s’accouple. Fred et Ginger qu’ils s’appellent, les trucs là. Le lecteur attentif qui aura fait attention au premier paragraphe se doutera qu’à la vue de ces bestioles, j’ai hurlé tel un lapin crétin et me suis cachée derrière mon chat (ben oui, il a des griffes et des dents, il peut me protéger des trucs de la télé, voyons, c’est logique !).

Le charmant petit couple décide ensuite de corser l’expérience en ajoutant de l’ADN humain, rien que pour tester, hein, sans mener l’expérience à terme, juste pour voir si ça pourrait, éventuellement donner quelque chose. Bien entendu, ça marche, mais, comme convenu, ils décident de remiser leur bidule plein de chromosomes au congélateur, ils ont vu que ça pouvait marcher, mais éthiquement, c’est mal vu.  Enfin, surtout que leur employeur trouverait pas ça très lol de découvrir que ses deux scientifiques fous préférés ont utilisé ses fonds pour créer un mutant non autorisé.

Elément perturbateur

Parce que forcément, on en est même pas à la première demie heure du film, il fallait bien que ce fut de gênes soit incubé. Et, forcément, telle Eve à la pomme, c’est la gonzesse qui se sauve devant la porte du congélateur et file faire incuber sa bestiole. Qui, d’ailleurs, se développe très vite. Au bout d’une journée, paf, l’utérus artificiel explose, et en sort une mignonne créature entre le têtard et le facehugger (qui qui s’est caché sous la table à ce moment là, hein ? -________-) qui attaque Elsa, notre Eve qui doit bien regretter d’avoir cédé à la tentation de faire vivre cette chose. Le couple rentre chez lui et découvre le lendemain, en revenant au laboratoire qu’en fait, le machin dégueulasse qui avait attaqué Elsa n’était pas leur « bébé » finalement, mais son œuf. Leur créature finale, en fait, ressemble à un lapin dépecé (oui, voyez ? comme ceux dans la vitrine du boucher !) sans pattes avant et avec des pattes arrières de poulet (en fait, on dirait Ponyo sur la falaise pendant sa mutation… mais sans cheveux, du coup).

Ponyo21

Mutant poulet-poisson-humain

Ellipses et scènes mémorables

Je vais pas vous spoiler TOUT le film, hein, ça vous prendra moins de temps à le regarder que moi pour l’écrire. En tout cas, certaines scènes sont plus qu’étranges.

Florilège :

  • Clive (le monsieur dans le film), tente de tuer Dren (la créature… ça fait NERD à l’envers, pour ceux qui auraient pas suivi et saisi le rapport) en la noyant pendant une crise de fièvre et justifie sa tentative, et surtout son échec en disant qu’il savait qu’elle avait des branchies et que c’était pour qu’elle les utilise…
  • lors d’une conférence au sujet de Ginger et Fred, les deux machins roses s’entretuent et s’ensuit un raz de marée de sang… Jamais j’aurais pensé que deux bestioles de cette taille contiennent autant de sang… Et visiblement, ne contiennent QUE du sang…
  • Dren ne s’exprime qu’avec des petits chouinements ou couinements… Delphine Chanéac aurait-elle un accent pourri en anglais ?
  • Dren est une peste, elle tue un chat (cette scène-là fut encore pire pour moi que l’accouplement des vers limaces roses… Pauvre chat…) simplement parce qu’Elsa le lui a donné… Et qu’elle semble jalouse de celle qui « a » Clive…
  • d’ailleurs, elle semble être bien en mal d’affection, la pauvre créature, mais alors, pourquoi tuer le pauvre chat ? (non, je m’en remet pas…)
  • Clive tente d’abord de tuer Dren, pense qu’elle est une abomination, mais ça ne le perturbe pas plus que ça de s’accoupler gaiement avec elle dans une grange… (d’ailleurs, on dirait qu’il préfère coucher avec un mutant qu’avec sa copine, au vu de son comportement lors des quelques scènes de sexe du film…)
  • en plus, d’après Clive, c’est la faute d’Elsa s’il est allé queuter avec une mutante…
  • pourquoi elle a des sourcils et pas de cheveux ? oO
  • pourquoi une fois qu’elle a « hermaphrodité », elle/il pousse des cris de harpie alors qu’avant, elle couine à peine ? Une harpie, c’est pas très viril. Oo

Je m’arrête là sinon, je vais tout vous raconter. Je ne voudrais pas gâcher le plaisir de ceux qui veulent le voir et qui auront lu malgré mon avertissement. Mais en gros, WTF ? Elle sort quand la suite ? Me dites pas qu’avec une fin pareille, il n’y aura pas de suite ? Et pourquoi c’est la femme la fautive ? Et pourquoi doit-elle expier la faute de cette manière ? Manière que je trouve d’ailleurs particulièrement monstrueuse, mais ça, c’est peut être juste moi…

C'est toujours la faute de la femme...

C’est toujours la faute de la femme…