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Saisons culturelles

Bonne année ! Comment ça, on est en février ?

Ma panne de lecture est revenue, du coup, on va peut-être parfois changer de sujet ici. On va parler de crochet, voilà,  ça marche bien, le cochet, ça occupe mes soirées depuis des semaines (à nouveau),  c’est bien une activité d’hiver. En parlant d’activités d’hiver, et si on parlait de lectures et de musiques saisonnières ?

Parmi mes nombreuses lubies plus ou moins passagères, l’une de celles qui dure depuis des années, c’est celle de documenter mes habitudes. Pas ma vie par contre, toutes mes tentatives pour tenir un journal intime ont lamentablement échouées (et c’est pas forcément une mauvaise chose, étant donné que je n’écrivais que quand ça n’allait pas…) Par contre, ce que j’arrive à maintenir, surtout grâce aux sites dédiées, mais aussi sur papier, ce sont mes lectures et la musique que j’écoute : ma consommation culturelle en gros, même si le terme « consommation » dans ce contexte me chiffonne. J’ai retrouvé dans ma chambre d’ado un carnet qui recensait toutes mes lectures personnelles, bien avant d’avoir internet et les sites qui facilitent la chose. Ce carnet a entre temps été remplacé par anobii, lui même tendant actuellement à être remplacé totalement par Goodreads et… un nouveau carnet.

Ainsi, j’ai pu constater que depuis 15 ans, mes étés sont consacrés à Stephen King. Enfin, je ne l’ai plus lu pendant quelques années suite à une mésaventure de traduction (je radote, mais pourquoi un auteur aussi populaire a-t’il eu des traductions aussi nazes ?), mais ce qui est avéré, c’est que je ne lis le King qu’en été, même si je n’ai plus de vacances estivales. Les premières années après ma découverte de Terry Pratchett, au lycée, encore, bien avant internet, je ne le lisais qu’en été… Puis, j’ai pu lire ce que je voulais pour mes cours d’anglais à la fac, depuis, il m’accompagne tout au long de l’année.

Les classiques, sur un rythme presque scolaire également, je les lis en automne.

Les séries sur plusieurs tomes, je les engloutis en deux mois (oui, même le Trône de Fer et tout le cycle de l‘Assassin Royal), sur l’été et l’automne. Et en hiver, et bien, je lis des BDs.

Et pour la musique ? Non, je n’ai jamais listé à la main ce que j’écoutais. Par contre, last.fm recense sans faillir ce que j’écoute depuis décembre 2005, et depuis que j’ai découvert l’universal scrobbler, sera encore plus complet. En été, toute la musique aux accents folks joyeux passera en boucle. Tout ce qui est plus lourd et pesant passera en hiver. Le heavy ? En été ! Le death et le black ? En hiver ! Skyclad ? En été ! Moonsorrow ? En hiver !

Au final, pour quelqu’un dont les humeurs ne sont pas influencées par les saisons, elles influencent fortement mes goûts.

La prochaine fois, je vous raconterai comment pour moi, les albums ont des couleurs. Mais pas les chansons ou les sonorités individuelles.

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Buycott : l’argent comme bulletin de vote

Ce sujet me trotte dans la tête depuis un moment, mais je n’ai jamais su comment le tourner. Mais ce problème de forme est désormais résolu. Vous avez dû en entendre parler, de cette application qui permet d’acheter de manière conscience et responsable. Buycott, que ça s’appelle. Parce que boycotter les marques qui ne respectent pas certaines valeurs éthiques à cause du dieu nommé Argent reste le moyen le plus efficace pour tenter de changer, un peu, à notre échelle, le monde dans lequel nous vivons.

Je vous rappelle ici le boycott de Coca Cola qui a eu lieu en Espagne suite à un plan social, mesure qui a su montrer son efficacité : ESPAGNE Le boycott de Coca-Cola a fonctionné

Donc voilà, boycotter les marques pas gentilles, ça semble efficace, sauf que, nous, consommateurs, comment pouvons-nous faire pour voir quel empire agro-alimentaire tente de nous empoisonner ? Quelle grand créateur utilise de la peau de renard arctique pour faire ses manteaux ? Quel grand PDG a apporté son soutien pour que le loi pour un salaire égal homme/femme ne passe pas ? Quel enseigne utilise de la main d’œuvre infantile (toutes ou presque, ne nous leurrons pas) ?

Alors certes, on ne pourra jamais éviter toutes ces marques, on ne pourra jamais être totalement irréprochable. Parce que merde, ce petit haut de chez H&M est trop mignon et pas cher, et que EKYOG, c’est pas dans mon budget et c’est pas mon style non plus et que l’odeur d’encens qui flotte chez Korogo me donne la migraine. Et aussi parce que notre pouvoir d’achat étant ce qu’il est, acheter de la malbouffe est bien plus abordable pour le portefeuille que de faire ses courses au supermarché bio (déjà, il n’y en a pas partout, et surtout, souvent, c’est bien plus cher qu’a Lidl, OUI, manger sain et s’habiller éthiquement, ça reste encore réservé à des privilégiés). Mais honnêtement, ça ne coûte rien d’essayer, de voir si oui, changer quelques unes de nos habitudes de consommation est jouable.

Tout ce blabla décousu, donc, pour vous présenter (si c’est pas déjà fait) Buycott, une application GRATUITE et disponible pour Android et Iphone, qui vous permet de scanner vos produits, et de voir si la marque entre en conflit avec certaines, toutes ou aucune (ça arrive) de vos éthiques personnelles.

Tuto pour les nul/Les (oui, parce que moi, j’ai pas compris tout de suite où rentrer ses critères, du coup, scanner du Nestlé et voir qu’il n’y avait pas de souci, ça m’a semblé bizarre) :

Première étape, on choisit la catégorie de « campagnes » qu’on souhaite rejoindre :

photo 2   Ensuite, on sélectionne sa, ou ses campagnes :

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Après avoir consulté la liste de campagnes sur le sujet, on peut choisir de les rejoindre (ou pas, comme ce sont des utilisateurs qui les entrent, certaines peuvent, justement, être à l’opposé total de vos idéaux à vous) :

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Et enfin, on peut commencer à scanner :

 

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Soit Erstein n’est pas assez connu, soit ils ont tout bon pour ma part, j’hésite

Je l'ai tellement avoidé que je l'ai scanné après avoir mangé la moitié du paquet

J’ai tellement évité ce produit que je l’ai scanné après avoir mangé la moitié du paquet

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Les campagnes auxquelles j’ai adhéré mais auxquelles Nestlé n’adhère pas

Autres campagnes auxquelles Nestlé n'adhère pas

Autres campagnes auxquelles Nestlé n’adhère pas

Et encore

Et encore.

Alors certes, ça prend du temps, certes, à la fin, on ressort avec juste de la salade et du sucre Erstein, mais au fond, ouvrir les yeux ne peut pas faire de mal.

De l’art d’avoir raison (ou de le croire)

Ces derniers temps, j’ai remarqué une tendance bien humaine un peu partout. Qu’il s’agisse du mariage pour tous, de différentes manières de voir sa vie de couple, ou même d’habitudes alimentaires.

Étrangement, malgré l’actualité, c’est surtout au sujet de l’alimentation que j’ai remarqué ce phénomène. (Ou au sujet de l’utilisation ou non du mot « féministe », ou du débat Madame/Mademoiselle, mais c’est moins fréquent.) Donc, l’alimentation, ou, plus précisément, le refus de manger de la viande, voire, refuser toutes formes de protéines animales. Il se trouve que j’ai des végétar/l/iens dans mon entourage. Ces gens là cherchent peut être à ouvrir les yeux des gens sur certains traitements animaux, mais personnellement, ils ne m’ont jamais craché sur mon bout de jambon lorsque j’ai mangé avec eux. Ni même essayé de m’en dégoûter. Il y a quelques années, j’ai testé le végétarisme, et j’ai lâchement abandonné, devant l’impossibilité de réunir tous les ingrédients nécessaires à une seule recette du livre spécialisé que j’avais emprunté. Il m’en faut peu, je sais.

Et quand j’en parle, à des gens pas forcément grands consommateurs de viande, ils sont scandalisés. « Mais l’humain à besoin de protéines animales ! Ça ne peut pas être sain ! Leur vie doit être triste ! Ils doivent être squelettiques ! Mais ils ne mangent que des graines ! Arracher la carotte du sol, c’est tout aussi cruel que de tuer une vache ! Et leurs enfants, ils leurs donnent de la viande ? Il en faut pour bien grandir ! » J’en passe et des meilleures.

Quand on regarde l’actualité récente en France, concernant le mariage pour tous, les arguments ne sont pas plus fondés. « C’est ouvrir le mariage à la zoophilie (ouuuh, la belle future requête google glauque) Ça détruit les valeurs du mariage ! Leurs couples ne sont pas aussi stables qu’un couple hétéro ! Et les enfants, est-ce que quelqu’un pense seulement aux enfants ? »

Et les enfants, hein ?!

Et les enfants, hein ?!

Les avis sont semblables dès que quelque chose sors de l’ordinaire, des habitudes culturelles bien ancrées dans nos contrées. Est-ce parce que, dès que quelqu’un ne partage pas l’avis de la masse, celui-ci est remis en question, et donc, il faut dénigrer les façons de faire différentes ?

Il n’y a pourtant pas qu’une seule manière de vivre qui rende heureux. En quoi les convictions ou préférences de l’un sont plus importantes ou plus justes que celles de l’autre ? La divergence d’avis sur une façon de vivre personnelle ne remet pas en cause la façon de vivre des autres.

Peut-être que seulement, l’humain a une peur panique d’avoir tort et préfèrent ainsi dénigrer les différences afin de se rassurer. L’humain a certainement besoin de repères stables, et toute remise en question de mode de fonctionnement semble chambouler l’univers tout entier. Mais guerroyer pour des sujets aussi personnels, est-ce bien une bonne façon d’utiliser son temps et son énergie ?

(Et là, je voudrais bien continuer, mais sinon, je vais atteindre le point Godwin.)

La relativité de l’emploi de son temps

La persistance de la mémoire - Dali (extrait)

La persistance de la mémoire – Dali (extrait)

Ces derniers temps, j’ai souvent entendu une petite phrase, je l’ai sans doute dite, sinon pensée très fort aussi.

Surtout dans un contexte bien particulier, celui des relations amoureuses. Ces amis qui discutaient à la table à coté de moi au resto (non, je n’écoute pas aux portes, mais le déjeuner entre collègues s’éternisait et être en bout de table n’aide pas à y participer), dont l’un d’eux ne voulait pas « perdre » 5 ans de plus avec sa copine avec qui il était juste bien sans plus mais avec laquelle il ne se voyait pas fonder une famille, ces deux autres jeunes gens dans le tram qui discutaient de la même chose, d’avoir perdu 3 ans avec quelqu’un, sans rien avoir construit, cette amie qui a perdu 3 ans avec quelqu’un qui est revenu sur une décision prise quand il s’est mis avec elle, cette collègue, victime d’un manipulateur alcoolique et violent qui a mis 6 ans avant de partir, et moi, qui a mis 3 ans avant d’ouvrir les yeux sur la personne avec qui j’étais et encore quelques mois avant d’en finir totalement.

Ma mère me l’a répété après la rupture : « Mais tu n’aurais pas pu t’en rendre compte avant, que c’était un gros connard ? »… Non, je n’aurais pas pu, parce que sinon, je l’aurais fait, et je serai partie plus tôt.

Si maintenant, j’ai envie de foutre des baffes à celle qui était aveuglée par de belles paroles il y a maintenant 4 ans, à cette époque là, justement, je ne voyais pas, j’idéalisais, j’étais naïve, et bien peu expérimentée dans le domaine des relations homme-femme.

Si je pouvais retourner en arrière, je ne crois pas que je ne retomberai pas dans le panneau, mais, en connaissance de cause, je sauterai du train avant qu’il ne déraille jusqu’au dernier wagon.

Je ne sais pas si j’ai réellement perdu mon temps, et, si j’avais pu contrôler les choses, elles se seraient passées différemment, mais le fait est que ça m’a fait grandir, et peut être que sauter cette étape de la relation foireuse ferait de moi quelqu’un d’autre, et peut être que les choses positives qui sont arrivées par la suite ne seraient pas arrivées sans ce passage.

Parfois, on entend aussi cette petite phrase lors du cursus scolaire. Untel a perdu tant d’années à faire telles études sans jamais les terminer pour finir devant la friteuse d’un restaurant à grand M. Mais on n’est pas à sa place, certes, parfois, on bifurque et on fait marche arrière, mais dans l’idéal, ça aboutit sur une chose positive, on sait enfin ce qu’on veut.

Je crois qu’on perd seulement du temps à partir du moment où on se dit qu’on perd du temps, au lieu d’y mettre fin et de passer à autre chose.

Et comme je voulais encore vous parler d’un autre truc, que le contexte s’y prête, et que je suis pas sûre d’avoir assez à dire pour en faire un article entier, cette citation sur twitter (j’ai dû remonter loin, mais c’est le soir, et je cherche a procrastiner mes tâches ménagères),

J’ai envie de dire que les mauvaises choses nous apprennent des choses sur les autres, sur nous, et sur nos manières de gérer, on apprend à vaincre ses démons. C’est, si on les gère bien, une fierté personnelle. Les bonnes choses, quand elles nous arrivent, ben, on est content, on profite, et si on n’a pas de bol, une énooooorme tuile nous tombe de nouveau dessus juste après. Donc, il est logique, d’une certaine manière, de ressasser les mauvaises choses, au cas où ça se reproduirait.

Les mots en -isme

J’ai été témoin d’un débat sur Twitter. Si le féminisme n’est pas une opinion, alors, qu’est-ce que c’est ?

Si l’on considère que le féminisme est politique, oui, il s’agit d’une opinion, qui peut se soumettre à débat. Tout comme s’il s’agissait d’un courant de pensée. Si l’on considère néanmoins l’aspect genre, alors, il s’agit de sociologie, ce qui n’exclut pas le débat non plus, sur la question de nature/culture.

Mais si l’ont considère le féminisme comme une opinion, il en va du même, du machisme, du sexisme, du racisme, et d’autres gros mots en -isme. Peut-on débattre du bien-fondé du racisme ? Je ne pense pas. Alors pourquoi débattre de celui du féminisme ? N’est-ce pas la même problématique du fond, mais appliqué à une autre catégorie de personnes ? Celui de la supériorité ou non des uns par rapport aux autres ?

Par ailleurs, on peut noter que la plupart des mots en -isme ont une connotation négative, qui, dès que quelqu’un en est accusé, est vivement réfutée, même si l’accusation est fondée. Le féminisme est le seul terme utilisant ce suffixe qui ne prône pas une supériorité quelconque de qui que ce soit (ou en tout cas, ne le devrait pas). Non, ce terme n’est pas un gros mot, ni une insulte. Et pourtant, il souffre de la connotation de son suffixe.

Dans un mot idéal, ces mots en -isme n’existeraient plus, car la lutte sera terminée, et le respect de l’autre aurait vaincu.

(Et la prochaine fois, je retournerai à mes livres, mes pensées sont moins brouillons dans ces cas là.)

L’idéaliste

Big-bang

Hier soir, je suis allée voir un film. Une comédie française, très drôle d’ailleurs, mais qui a su me tirer des larmes et me faire réfléchir. (Adieu Berthe, pour les curieux.) Et je me suis rendue compte qu’il me fallait un choc pour me rendre compte des dysfonctionnements qui se trouvent ailleurs dans ma vie.

Comme une prise de conscience de la relativité des choses, une manière de revoir ses priorités et de se rendre compte de tous les éléments qui ne nous satisfont pas.

J’ai souvent entendu des personnes âgées dire qu’il faudrait à nouveau une guerre pour tout recommencer à zéro (oui, bon, c’est extrême, mais vous voyez l’idée).

Quand je parle de choc, je pense à un évènement soudain et ressenti comme négatif, parfois même cumulé (ouais, un malheur arrive rarement seul, d’après ce que j’ai pu voir), qui peut mener à se dire que finalement, le reste qui nous fait souffrir n’en vaut pas la peine et qu’il faut pouvoir se débarrasser de poids qui nous empêchent d’avancer sereinement afin de se recontruire. Peut être parce que les évènements qui ont donné naissance à cette réfléxion sur soi même, eux, ne peuvent pas être effacés, mais pour le reste, on peut limiter la casse, si on peut se sortir d’une mauvaise situation, autant le faire, plutôt que de cumuler les casseroles, avant de craquer. Même en ayant un mental résistant, on ne peut pas tout supporter, et encore moins si tout est cumulé au même moment.

Peut être est-ce aussi une manière de fuir. Ca devient trop, on fuit les problèmes qui peuvent être évités. Mais si ces problèmes, justement, sont évitables, est-ce indispensable de s’y complaire ?

Est-ce que justement, la fuite, parfois, n’est-elle pas indispensable pour recommencer autrement, et mieux, si on a su en percevoir les causes ? Est-ce un mécanique de survie psychologique ?

On a déjà assez de casseroles à trainer, autant éviter d’embarquer les poêles rouillées et superflues.

Et si cet article vous a autant foutu le cafard qu’il l’a fait pour moi en l’écrivant, voici un lien pour vous redonner confiance en l’humanité.

Et aussi un gifàlaconmaistropchoupi :

Etre chiant/e et les limites du supportable

Bon, je suis en congés cette semaine, congés que je passe chez mes parents (oui, bon, hein, on se souvient de l’article précédent, pas de remarques, merci bien ><), et donc, avec une télé. Qui dit télé, dit poubelle (comment ça, vous voyez pas le rapport ? Rhooo, mettez-y un peu du votre, vindieu !). Donc voilà, pleins de chaînes de télé, et donc, plein d’émissions à la con. Dont une qui montrait une charmante mère célibataire qui visiblement peinait pour trouver l’âme soeur (oui, bon, on y croit ou pas, à cette âme soeur, c’est pour l’image, voyez ?). Et je n’ai pas pu m’empecher de me dire que ce n’était pas étonnant, vu sa capacité à se montrer pénible et chiante devant les caméras (donc, soit, c’est le stress de la télé qui la rend chiante, soit elle est comme ça tout le temps et là, je plaint ceux qui doivent la supporter au quotidien), je n’ai pas pu m’empêcher de penser que cen’est pas étonnant que personne ne reste. Non, c’est pas gentil, j’en suis consciente. Surtout que cette brave dame, je ne la connais pas, elle est peut être la personne la moins pénible du monde en vrai, et que c’était la faute au stress, au montage, blabla. N’empêche que…

Souvent, à la télé, et même ailleurs, les femmes chiantes sont seules, alors que les mecs chiants, fan de tuning et de Johnny (oui, bon, j’avoue, j’ai regardé Confessions intimes… Ca passe encore, ça, d’ailleurs ?), eux, sont toujours accompagnés, d’une femme en souffrance, mais, qui, voyez-vous, l’aime éperdument et préfère faire partie de l’inventaire au lieu de partir vers d’autres horizons certainement plus roses.

Est-ce que les hommes sont lâches et préfèrent se sauver plutot que de rester avec une femme énergique, qui sait ce qu’elle veut, et montre qu’elle n’a pas besoin d’un homme ? Se sentent-ils castrés ? Ou alors les femmes qui restent avec des boulets ont des limites plus souples ? Sont-elles soumises ? Est ce que l’image du couple parfait pronée dans les médias est si enviable que les femmes sont prêtes a endurer plus de choses pour maintenir l’illusion et ne pas finir célibataires voire vieilles filles ? Alors qu’un homme peut se sauver dès que sa compagne montre les premiers symptômes de la chiantise, de peur que leur dulcinée ne se transforme en dragon domestique ? Est ce lié à la libération de la femme ? Mais ça n’explique pas pourquoi tant de femmes restent avec leurs boulets.

Et pourquoi, dès qu’une femme montre sa déprobation, il se dit qu’elle n’est pas rationnelle, qu’elle a ses règles, blabla ? Doit-elle tout accepter sous le prétexte fumeux qu’une femme n’est pas capable de raisonner de manière rationelle ?

Popeye et Olive Oil

Même Olive doit se montrer chiante visiblement

D’ailleurs, une autre question se soulève dans ma tête (si vous ne voyez pas le rapport, ne vous inquiétez pas, j’le voit plus non plus, c’était clair dans ma cervelle tout à l’heure pourtant…). Pourquoi, dans tant de petites bd humoristiques (souvent des années 50/60), le couple est représenté par un homme pantouflard et molasson et de sa femme, bigoudis sur la tête, rouleau a patisserie en main, en train de râler, et parfois même, complètement irrationnelle ? L’avenir du couple réside-t-il dans le laisser aller ?

Aller, la prochaine fois, je vous parlerai de nouveau de conneries.

En soldes !

Je ne sais pas trop comment aborder le sujet, c’est un sujet sensible, vous voyez ? Et puis, j’étais concernée, il fut un temps pas si éloigné. Et le phénomêne est si courant que je vais marcher sur des égos avec mes gros sabots (le premier qui me demande si je passe par la Lorraine avec, jle bombarde à coup de tarte à la mirabelle !).

Donc voila, depuis un moment, je vois pleins de gens se définir par une étiquette. Etiquette qui leur permet, selon eux, de se croire supérieur à d’autres. « Je suis un geek, tu sais pas coder un site en php, t’es un nul ». En quoi une compétence ou une passion vous rend-elle supérieur à quelqu’un qui ne partage pas les mêmes ? Les autres ont des compétences qui leurs sont propres également, et peuvent parfois être bien plus utiles que de savoir démonter un pc les yeux fermés. (Je dis pas ça par jalousie, je sais coder, et je n’ai besoin de personne en cas de souci informatique).

En quoi une fille qui se dénomme geek est-elle supérieures aux filles apprêtées ? Parce qu’elle sait ce qu’est un Dalek ? Parce qu’elle comprend les vannes sur DTC ? Parce qu’elle s’entend avec les mecs et fait des concours de rots avec eux ? (Je vais presque revenir sur ma théorie évoquée ici qui dit que le sexisme vient également des femmes, qui, parfois, aiment bien rabaisser les autres femmes à un rôle d’objet sexuel quand elles n’ont pas la même dégaine qu’elles même, avec ce lien, ou on découvre qu’il existe trois types de « meufs », tous trois péjoratifs, des « meufs » naïves, cruches et vaniteuses. Le seul modèle de fille potable est donc la geekette qui a des conversations de « haute volée » sur les Xmens, Dr Who et WoW).

En quoi se définir comme un roux (ou rousse, chuis pas sectaire) métalleux définit-il la personne ? Il/elle n’est que ça ? Triste personne si on peut se définir par sa couleur de cheveux et son style de musique.

J’ai même vu quelqu’un mentionner sur son portfolio de graphiste la couleur de ses yeux. En quoi la couleur de ses yeux influe-t-elle sur ses compétences professionnelles ? Avoir les yeux bleus/verts/marrons change-t-il la perception des couleurs (ce qui peut être important pour un graphiste, je le conçois)?

Sur quelques sites, certaines précisent aussi que, quand elles portent un rouge à lèvre de luxe, elles se sentent plus sûres d’elles qu’avec un rouge du supermarché, parce que pas tout le monde ne peut se payer du maquillage à 30 euros. En effet, tout le monde ne peut pas, et tout le monde n’y tient pas. Mais ce maquillage la rendra-t-il plus heureuse et épanouie ? Fera-t-il d’elle quelqu’un de bien ? (Non, on est pas une grognasse si on porte des choses de luxe, mais on l’est quand on se sent supérieure aux autres à cause de la valeur des objets que l’ont porte.)

Et pourquoi certains se donnent, volontairement, une étiquette qui, selon leurs aveux, ne leur correspond pas ? Parce que c’est ce qu’on attend d’eux ? Parce que ça donne un genre ? On est ce qu’on veut être.

Se croire meilleur que les autres rend-il heureux ? Et vouloir se confiner à l’étiquette qu’on s’est donné, en dénigrant ce qui n’y correspond pas, est-ce épanouissant ?

Donc voila, je sais coder, je porte des jupes, je regarde Dr Who, je lis de la fantasy, je mets des talons, je me maquille parfois, j’écoute du metal, je porte parfois du rose, parfois du noir, et même, des fois, ça m’arrive de bitcher comme la pire des pestes (ça défoule, faut dire). Mettez moi une étiquette si vous voulez, mais ne vous étonnez pas si souvent, je n’y corresponds pas.

Mam’zelle, eh, mam’zelle, c’est quoi ton 06 ?

Ca nous est toutes arrivées au moins une fois, on va quelque part et on se fait héler, arrêter, voire, pour les plus malchanceuses, agresser. Ca arrive en plein jour, quand il y a plein de monde, et si on ignore celui qui nous apostrophe, on se fait insulter. Bon, j’avoue, si je me suis fait insulter, je devais avoir les oreilles bouchées, je suis partie trop vite ou ils ont attendu que je sois loin. Ca m’est arrivé d’avoir peur, j’avoue, de me demander si on se fout de moi, mais jamais je ne me suis sentie vraiment en danger, et je croise les doigts pour que ça reste comme ça.

Ca m’est arrivé qu’un mec me colle pendant un trajet de bus et veuille m’offrir un téléphone pour Noel quand je lui ai dit que je n’en avais pas (je préfère ça à donner un numéro inconnu et ainsi traumatiser quelqu’un qui n’a rien demandé), ça m’est arrivé qu’un photographe amateur avec des tomates sur les yeux veuille me prendre pour modèle (ahem), ça m’est arrivé qu’on veuille simplement me faire la conversation (les bras chargés de courses, c’était pas le moment, mais même sans, j’aurais pas été plus loquace), j’étais en pantalon, en veste de ski, en rangers, en col roulé, en tee-shirt, en jupe, seule ou accompagnée, et rien ne les arrête. D’habitude, ça m’arrive une fois par an, mais là, ça m’est arrivé deux fois, deux jours de suite, dans deux situations différentes. Je ne vais pas faire un pamphlet pour dire de ne pas me parler, que je ne suis pas un morceau de viande, et qu’être sur la voie publique et porteuse de chromosomes double X ne fait pas de moi une personne publique. Pas que ce n’est pas mon avis, car ça l’est, mais plutôt que d’autres le font bien mieux que moi et la blogosphère regorge déjà de ces textes, et que je déverse mon incompréhension ne changerait rien.

Non, par contre, ce que je ne comprends pas, c’est l’incompréhension à laquelle on doit faire face si on n’aime pas se faire interpeller dans la rue. Je me souviens avoir rencontré une jeune femme qui s’énervait à la seule idée qu’on puisse l’interpeller, ça lui arrivait fréquemment, et elle rencontrait l’incompréhension la plus totale qu’elle ne se sente pas flattée. Je la comprenais, et je me heurtais au même mur qu’elle. Une de mes connaissances (mentionnée dans cet article) était comblée quand elle se faisait héler dans la rue sous les sobriquets les plus charmants. La traiter de salope dans la rue, c’était presque comme réciter un poême sous sa fenêtre un soir de pleine lune, lui peloter les fesses en passant a coté d’elle, c’était comme lui offrir un bouquet de 100 roses rouges qui ne faneraient pas. Qu’on se sente flattée quand un inconnu en face de nous dans le train nous dise qu’on a de jolis yeux, pourquoi pas… (Encore que, jamais fait l’expérience, je n’attire que les lourds, voire les pervers, mais toujours polis) Mais apprécier se faire réduire a son cul, de plus par des hommes qui, pour faire ça, ne valent pas qu’on leur réponde, c’est à se demander si ce n’est pas à cause de ses spécimens féminins là que la condition de la femme n’évolue pas, et non pas à cause seulement des hommes qui auraient peur de se faire voler leur pouvoir. C’est une chose de ne pas oser lever la voix contre eux, par peur, c’en est une autre d’encourager les insultes en répondant favorablement. Ce n’est pas parce qu’un gros lourd a daigné remarquer notre passage et le souligner bruyamment qu’il faut lui en être reconnaissantes !

Edit : comme je voulais vous le communiquer, l’enemi du féminisme, ce sont les femmes. Pas toutes, hein, mais beaucoup. C’est pourquoi je vous envoie chez l’Odieux Connard, qui en parle aussi.

Protégé : Mouvement d’inertie

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