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Opération PAL #2

tsundoku

Les fêtes de fin d’année font toujours monter ma pile à lire. Fort heureusement, j’ai appris à rester plutôt sage le reste de l’année.

Cette fois ci, ce sont seulement 5 livres qui s’y sont ajoutés :

Tom Cox : The Good the Bad the Furry (Lu dans les deux jours qui suivaient)

Terry Pratchett : The Science of Discworld IV Judgement Day

Histoires et légendes de la Lorraine mystérieuse

Edouard Brasey : La France Enchantée – Légendes de nos régions, le seul de cette liste que j’ai honteusement acheté moi-même, à 10 €, juste avant Noël…

Le Crochet en 180 points, un livre pratique qui ne sortira jamais de la PàL, tout comme il n’y entrera jamais vraiment non plus.

Joe Abercrombie :

Servir froid 6/02/2017

Pays Rouge

Les Héros

La Moitié d’un roi

La Moitié d’un Monde

G.D. Arthur : Eos 24/11/2016

Asimov : Cailloux dans le ciel

Marcel Aymé : La Jument Verte

Iain Banks : Entrefer

Karim Berrouka : Le Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie

Bill Bryson : Une Histoire de tout ou presque

Patrick Dewitt : Les Frères Sister

Dickens : Oliver Twist

Lord Dunsany : Les Dieux de Pegana

Alexandre Dumas : Les Trois Mousquetaires

Sheridan Le Fanu : Uncle Silas

Flaubert : Madame Bovary

Gisèle Halmi : Ne vous résignez jamais

Victor Hugo : L’Homme qui rit

Notre Dame de Paris

Mark Lawrence : L’empire Brisé

Ursula K. Le Guin : Terremer

Megan Lindholm : Le Dernier Magicien 20/04/2017

Andrus Kivirähk : Les Groseilles de Novembre 17/10/2016

Jerome K. Jerome : Three Men in A Boat

Lawrence : Women in Love

Henri Loevenbruck : Gallica

Machiavel : Le Prince

Thomas Mallory : Le Roman du Roi Arthur

George RR. Martin : L’Agonie de la Lumière

Terry Pratchett : La Longue Terre

La Longue Guerre

Carlos Salem : Un Jambon Calibre 45

Jean Teulé : Charly 9

Van Vogt : L’été Indien d’une Paire de Lunettes

JRR Tolkien : Le Hobbit

Alfred Wallon : Sterben kann ich noch Morgen 4/12/2016

Virginia Woolf : A Room of One’s Own

Sorcières ! Le sombre Grimoire du féminin

38 livres, dont 4 ont été lus depuis le premier volume de l’opération PàL.

5 s’y sont ajoutés, un a déjà été lus, un n’y est pas vraiment à sa place, ce qui fait trois ajouts.

36.5 livres ce jour. Elle baisse doucement, mais surement ! \o/

 

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Opération PAL : Etat des lieux

tsundoku

Comme mentionné dans plusieurs articles précédents, mes achats de livres se veulent plus raisonnés ces derniers temps. Le but ultime serait d’arriver à un PàL physique (c’est à dire sans les ebooks) constituée d’un seul livre… (Je vous entend pouffer dans le fond)

C’est dans cette optique que l’opération PàL est lancée :

Joe Abercrombie :

Servir froid 6/02/2017

Pays Rouge

Les Héros

La Moitié d’un roi

La Moitié d’un Monde

G.D. Arthur : Eos 24/11/2016

Asimov : Cailloux dans le ciel

Marcel Aymé : La Jument Verte

Iain Banks : Entrefer

Karim Berrouka : Le Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie

Bill Bryson : Une Histoire de tout ou presque

Patrick Dewitt : Les Frères Sister

Dickens : Oliver Twist

Lord Dunsany : Les Dieux de Pegana

Alexandre Dumas : Les Trois Mousquetaires

Sheridan Le Fanu : Uncle Silas

Flaubert : Madame Bovary

Gisèle Halmi : Ne vous résignez jamais

Victor Hugo : L’Homme qui rit

Notre Dame de Paris

Mark Lawrence : L’empire Brisé

Ursula K. Le Guin : Terremer

Megan Lindholm : Le Dernier Magicien

Andrus Kivirähk : Les Groseilles de Novembre 17/10/2016

Jerome K. Jerome : Three Men in A Boat

Lawrence : Women in Love

Henri Loevenbruck : Gallica

Machiavel : Le Prince

Thomas Mallory : Le Roman du Roi Arthur

George RR. Martin : L’Agonie de la Lumière

Terry Pratchett : La Longue Terre

La Longue Guerre

Carlos Salem : Un Jambon Calibre 45

Jean Teulé : Charly 9

Van Vogt : L’été Indien d’une Paire de Lunettes

JRR Tolkien : Le Hobbit

Alfred Wallon : Sterben kann ich noch Morgen 4/12/2016

Virginia Woolf : A Room of One’s Own

Sorcières ! Le sombre Grimoire du féminin

Ce qui fait 38 livres. Il y a encore un an et demie, cette PàL était de plus de 50. Elle baisse donc, mais assez lentement. Le fait que je la délaisse au profit de livres empruntés n’y est pas étranger.

Le bon côté, c’est que je sait déjà lesquels je vais lire en prochain.

Allez ! Rendez-vous dans 10 ans pour savoir si la mission est réussie !

Chroniques express – book edition

MidnightMovie_TobeHooper

Tobe Hooper et Alan Goldsher
Editions : Michel Lafon
ISBN : 978-2749914145
254 pages

Midnight Movie
Traducteur : Pascal Loubet

 

« Ce serait pas mal de retourner à Austin et de faire un tour au festival, même si je me rappelais pas de quoi ^parlait mon film – sûrement de zombies et de sexe. Et j’avais pas du tout envie de me retrouver devant une salle remplie de geeks fans de films gores. Mais j’avais besoin de fric. »
Un réalisateur de films d’horreur, Tobe Hooper, assiste à la projection de son premier film lors d’un festival de seconde zone. Ce film oublié, écrit et tourné par Tobe lorsqu’il y avait 15 ans, n’a jamais été projeté en public.
Très vite, les spectateurs sont victimes de phénomènes étranges, effrayants, à la limite de l’inconcevable. Leurs amis sont également touchés. Et les amis de leurs amis… Le phénomène se propage à toute vitesse, et les cadavres s’accumulent dans l’Amérique entière.
Tobe Hooper comprend alors que, pour arrêter cette épidémie, il devra remonter aux origines de ce film maudit, ce film qu’on n’aurait jamais dû projeter à minuit.

Midnight Movie. Tobe Hooper. Rien que ça, et vous pourriez penser que c’est un film d’horreur. Mais non, c’est un roman. Par le créateur de Massacre à la tronçonneuse. Et Poltergeist. Et de L’invasion vient de Mars (dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, mais j’aime bien le titre). Enfin, roman, c’est vite dit. Il s’agit d’un récit construit à la manière d’un épisode de Faites entrer l’accusé, avec des témoignages, des retours en arrière, des scènes de l’histoire, ainsi que des morceaux de l’internet mondial (articles de blog, mails, twitts, etc.) entre deux.

On retrouve les ficelles qui ont fait le cinéma d’horreur (« Noooon, n’y va paaaaaaaaaas ! Pas toute seule, ‘spèce de cruche ! »), agrémenté de réflexions sur lui même, Tobe Hooper étant présenté comme un réalisateur de seconde zone, un looser qui a réussi une seule et unique fois, et qui depuis, reste dans l’ombre de réalisateurs plus jeunes. Mais qui parvient, lui même ignore comment, à provoquer une apocalypse à base de sécrétions bleues et de zombies avides de sexe. Oui. Vraiment.
A réserver aux adeptes du film d’horreur.
Bon, je vais aller me mater Massacre à la tronçonneuse, moi.

 

corbeaucorbeaucorbeau

le_monde_merveilleux_du_caca

Terry Pratchett
Editions : L’Atalante
ISBN : 9782841-726530
124 pages

The World of Poo
Traducteur : Patrick Couton
Illustrations : Peter Dennis

 

Enfin traduite en français, découvrey Mlle Félicité Bidel, l’auteur favori de Sam Vimaire junior, le fils du commissaire du Guet d’Ankh-Morpork.

Avec Le très gros Problème de Gaston, La Guerre contre les Gobelins Morveux, Les Hommes Pipi et autres succès de librairie, elle est la coqueluche des enfants du Disque-monde.
Geoffroy rend visite à sa grand-mère à Ankh-Morpork. Alors qu’il passe sous les pommiers ancestraux du jardin, il sent quelque chose lui tomber sur la tête. Ce sera le début d’une quête déterminée et d’une collection d’un genre unique.

Si vous avez lu Coup de Tabac, vous savez qui est Félicité Bidel, et pourquoi elle se fascine tant pour les sécrétions (décidément, je n’aurais jamais autant écris ce mot dans un article… Ou écrit ce mot tout court d’ailleurs.). Découvrez l’un de ses titre phares, enfin traduit en français ! Enfin, si ça se laisse lire facilement, et si les illustrations sont jolies, si vous n’avez pas lu Coup de Tabac, ce Pratchett est plutôt dispensable. Mais si on veut découvrir la faune particulière du Disque-monde, ce livre permet de rencontrer des animaux particuliers, pour des raisons tout aussi particulières. Une lecture rapide, qui permet de se replonger vite fait entre deux autres lectures dans l’univers haut en couleurs de Terry Pratchett malgré tout.

En plus, l’objet livre est joli.

 

corbeaucorbeaucorbeau

world_without_end

Ken follett
Editions : Pan
ISBN : 978-0-330-45692-0
1237 pages

 

On the day after Halloween, in the year 1327, four children slip away from the cathedral city of Kingsbridge. They are a thief, a bully, a boy genius and a girl who wants to be a doctor. In the forest they see two men killed.

As adults, their lives will be braided together by ambition, love, greed and revenge. They will see prosperity and famine, plague and war. One boy will travel the world but come home in the end; the other will be a powerful, corrupt nobleman. One girl will defy the might of the medieval church; the other will pursue an impossible love. And always they will live under the long shadow of the unexplained killing they witnessed on that fateful childhood day.

Ken Follett’s masterful epic « The Pillars of the Eart »h enchanted millions of readers with its compelling drama of war, passion and family conflict set around the building of a cathedral. Now « World Without End » takes readers back to medieval Kingsbridge two centuries later, as the men, women and children of the city once again grapple with the devastating sweep of historical change.

On prend les mêmes et on recommence ! Kingsbridge est encore le lieu de péripéties parfois digne des Feux de l’amour, mais ça fonctionne toujours aussi bien. La trame reste sensiblement la même que pour Les Piliers de la Terre, les archétypes de personnages également, sauf que cette fois-ci, certains personnages sont peut-être un peu plus nuancés que leur alter-égo Piliers-terrien, et, parfois, thèmes et époque obligent, plus proche du Médecin d’Ispahan. Ken Follett prouve ici que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, et qu’il maitrise parfaitement l’art du rebondissement.

corbeaucorbeaucorbeaucorbeau

Lectures non chroniquées #2 Premier semestre 2013

L’an dernier, je me suis amusée à faire un bilan annuel en détail. Ca prend un temps fou. Et c’est trop long à lire. Du coup, je voulais faire un bilan trimestriel. Mais j’avais la flemme. Semestriel alors. Ca coupe la poire en deux, c’est plus court, et tout sera plus frais dans ma tête. (Si frais que là, maintenant, je ne sais plus ce que j’ai lu… Raison de plus pour le faire régulièrement, sinon, je vais finir par relire des trucs parce que j’ai oublié que je les ai déjà lus…) Dans l’ordre anarchique presque chronologique (en gros, si j’ai lu plusieurs tomes d’une série, ils sont ensemble, plutôt que de les avoir séparés par une dizaine de livres) :

City of Dragons, Robin HobbBlood of Dragons, Robin Hobb

City of Dragons/Blood of Dragons, Robin Hobb : on suit les aventures des gardiens de dragons, qui ont enfin atteint Kelsingra. Les héros adolescents pour la plupart subissent les premiers émois typiques de cet âge là, et on n’échappe pas au triangle amoureux qui semble si fréquent dans la littérature adolescente. Les personnages adultes, eux, s’émancipent du poids de la société qu’ils ont quittée et semblent terminer le chemin qui se dresse encore devant leurs cadets. On retrouve certains personnages des séries précédentes : Tintaglia et Icefyre, ce qui fait bien plaisir, et ce sont bien les chapitres qui leurs sont dédiés qui m’ont angoissés et qui sont le plus chargés en suspens. La série est en dessous des précédentes se déroulant dans cet univers régit par l’Art/le Vif, mais le dernier tome répond a bien des questions et met un terme à cette saga avec brio. D’autres questions sont encore à éclaircir, mais comme Robin Hobb me semble pas prête à abandonner ce monde, j’espère que d’autres romans permettront de le rendre encore plus complet.

Inside Game of Thrones

Inside HBO’s Game of Thrones : dédié à la série du même nom, il s’agit d’interview d’acteurs, de scénaristes, de créateurs, de techniciens et de l’auteur, qui expliquent comment ils ont pu mettre ce roman en scène, en le rendant le plus réaliste possible. Des chapitres entiers sont dédiés aux costumes des différentes régions, aux décors et aux raisons qui les ont poussés à faire ses choix particuliers. Un beau livre pour les fans de la série.

A Feast of Ice and Fire

A Feast of Ice and Fire, The official companion book : le livre de recettes tiré des livres, cette fois-ci (moi, obsédée ? Si peu…). Je n’ai pas encore tenté d’expérience culinaire avec ce livre, mais je l’ai lu (oui, des fois, je lis des livres de recettes, faut bien se donner faim parfois), et, en plus des explications liées au contexte des roman, d’explications sur les équivalents « réels » médiévaux, les recettes sont également proposées en version modernisée, avec des ingrédients plus simples à se procurer, et des saveurs plus habituelles. Mais il y a des recettes que je ne tenterai pas de recréer, même si les ingrédients étaient simples à trouver. Le serpent roti et les grillons au miel ne sont que des exemples… (Sinon,la plupart des recettes sont disponibles sur le blog des deux auteurEs : Inn at the Crossroads. Elles proposent également d’autres recettes issues de fictions sur le blog Food through the pages, avec des recettes inspirées du Seigneur des Anneaux, et Harry Potter entre autres…)

L'Attrape-coeur, J.D. Sallinger

L’Attrape-Coeurs, J.D Sallinger : il s’agit d’un livre culte qui a pourtant barbé tous les gens que je connais qui l’ont lu. C’est donc avec appréhension que je l’ai sorti de ma PaL. Je l’ai d’ailleurs lâché pour plusieurs mois alors que je n’avais lu que le premier quart… Puis, je l’ai repris, et là, j’ai enfin réussi à m’immerger dans l’histoire. Alors, certes, je n’ai toujours pas vraiment compris le battage autour de ce livre, peut-être parce que le narrateur a 15 ans, et que le récit ressemble énormément à un journal intime, avec ses tics et ses défauts de langage, mais c’est ce qui le rend vraisemblable. Le narrateur, lui, est terriblement chouinard et suffisant, mais au fond, c’est bien comme ça que sont les jeunes de cet âge dans la plupart des cas.

Les Montagnes Hallucinnées, H.P. Lovecraft

Les Montagnes Hallucinées, H.P. Lovecraft : un recueil de nouvelles ou l’auteur continue a exploiter son panthéon personnel de Grands Anciens, à travers une expédition dans l’Antarctique, qui lui permet d’expliquer les origines de ce « mythe » (« mythe » que lui même n’a jamais qualifié de mythe), et dans lesquelles il explore les méandres de la folie, sujet dont il est friand, et qu’il a côtoyé de près.

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Le Coup de Grâce/Le Crépuscule/Les Catacombes de Vienne/La Comtesse des Neiges, La Chronique des Immortels, Wolfgang Hohlbein : si le premier tome était prometteur (vampires, Inquisition, maladies mystérieuses qui rendent immortel), là, ça commence à se gâter. L’intrigue n’avance pratiquement plus, la quête d’Andrej pour obtenir des réponses à ses questions existentielles semble sans fin, il n’arrête pas de faire des mauvais choix et de s’en plaindre (alors que c’est plus souvent son acolyte Abou Doun qui en pâtit que lui), il se fait assommer toutes les 20 pages bon, sauf dans La Comtesse des Neiges… Oui, j’ai compté…), la seule raison qui me poussait à continuer, c’est la dynamique Andrej/Abou Doun, Mais comme j’approche des derniers tomes traduits, et que je n’ai pas envie d’acheter la suite, je m’arrête là.

Pourquoi a-t-il dit de ne pas s’inquiéter inutilement ? Quand il suffit de s’inquiéter utilement ?

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La Horde du Contrevent, Alain Damasio : phénomène inverse à L’Attrape-Coeur, celui là, on me l’a tellement vendu partout, tout le monde me disait à quel point que c’était bien que mes attentes étaient si hautes que le livre ne pouvait pas être à la hauteur. Trop de personnages, dont certains à peine exploités et dont on se débarrasse en un clin d’œil, une quête insensée et une narration complexe ont eu raison de moi. Les symboles au début de chaque chapitre, les chapitres sont plus des exercices de style que de fond. Sans parler du sexisme affiché des personnages masculins (encore heureux que les personnages féminins sont forts et complexes, parce que j’ai eu envie de balancer le bouquin plusieurs fois…) . Il parait qu’on aime ou qu’on déteste, je n’ai rencontré (ou lu) personne qui n’en parlait pas en terme dithyrambiques, et moi, si je n’ai pas détesté, j’en ai trop espéré, et à trop espérer, on est forcément déçu.

Bye Bye Blondie, Virginie Despentes : Gloria rencontre Erix alors qu’elle est interné en hopital psychiatrique. S’en suit une passion adolescente, destructrice, qui changera sa vie à jamais. 20 ans plus tard, ils se retrouvent, et tous les souvenirs remontent. Virginie Despentes reste dans le contexte qui lui est propre, le milieu punk rock, à Nancy, ville où elle a grandit. Les problématiques déjà soulevées dans King-Kong Théorie sont reprises, sous la forme d’une histoire d’amour entre une femme paumée, et son amoureux de quand elle avait 15 ans, devenu une star de la télé.

Naitre femmme, la pire des tares dans presque toutes les sociétés. Seul avantage : enfanter. Alors comme ça, accepter d’être une femme, c’était prendre des coups sans vouloirs les rendre.

Stardust, Neil Gaiman : il s’agit d’un conte pour enfant pour adulte (vous me suivez ? Parce que c’est pas le seul livre du genre dont je vais vous parler.), quelque part entre The Princess Bride, et Jonathan Strange et Mr Norell. Pas le meilleur Gaiman qui soit, mais tout de même plaisant.

Sweet Silver Blues, Glen Cook : un roman policier situé dans sur le Disque-Monde ou quelque chose comme ça. Honnêtement, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, et le tout me passait un peu au dessus de la tête. La faute à la liseuse, à la langue anglaise, au bruit dans le train, ou à la passoire que j’ai à la place du cerveau.

Among you humans, females are not permitted to assume the responsibilities of such a position as a career. Thus, the further implication that she mated to a man in such a position.

Nouvelles du Disque-Monde, Terry Pratchett : comme le dit le titre, un recueil de nouvelles, certaines très courtes, deux ou trois pages, d’autres plus longues, qui couvrent les personnages récurent du Disque-Monde, les sorcières, le guêt, etc. Le niveau entre les nouvelles est inégal, peut-être à cause de leurs longueurs inégales. Mais un bon moyen de se replonger un bref moment dans cet univers complètement barré.

Le Maître des Chrecques, Walter Moers : la suite indirecte de La Cité des Livres qui Rêvent, dans le sens ou ici, il ne s’agit pas de la suite des aventures de Hildegunst, mais d’un roman écrit par Hildegunst et traduit par Walter Moers (accusé par Hildegunst de zapper des paragraphes, et de ne pas être fidèle à son texte, un véritable scandale…), bon, un peu comme La Cité, mais pas en autobiographie. Le roman suit un mistigriffe, sorte de chat à deux foies qui peut communiquer avec tous les êtres vivants, lié par contrat au Maître des Chrecques de Sledwaya, ville la plus malade de toute la Zamonie, fait auquel le Maître, alchimiste de son état, n’est pas étranger. Celui-ci a besoin de graisse de mistigriffe pour achever le Perpetuum Mobile, et afin d’avoir de la graisse, quand on a qu’un mistigriffe décharné à disposition (le dernier de son expèce, de plus !), eh bien, il faut le nourrir. Ce qui n’empêche pas le chat à deux foies de tenter de s’échapper, avec des complices particuliers. Ce livre est un cran moins bien que La Cité, et je l’ai trouvé en jeunesse dans la médiathèque que je fréquente, alors qu’il est vendu, en Allemagne, du moins, comme un conte pour enfants pour adulte, mais la jeunesse compte bien plus d’âges que seulement les lecteurs de Oui-oui, fait que je dois sans cesse me rappeler, parce qu’il y a des injures et gros mots dans ce livre, certes, c’est inévitable d’entendre « Merde » dans la bouche de son enfant, mais c’est mieux si on n’a pas l’explication que « c’était écrit dans le livre que tu m’as pris, alors j’ai le droit de le dire ! ». Mais peut-être que je suis vieux-jeu.

Das Labyrinth der Träumenden Bücher, Walter Moers : La voici, la suite des aventures de Hildegunst ! Après s’être reposé sur ses lauriers après le succès de La Cité… et s’être fortement empaté, notre dinosaure reçoit un courrier. Comme son parrain Danzelot avant lui, un simple courrier suffit pour changer sa vie. Il retourne à Bouquinbourg pour la première fois en 200 ans (ça vit longtemps, ces bêtes là), et… Il visite la ville avec Inazea la Chrecque. Il va au thêatre et nous fait part de ses découvertes. Tout le livre raconte son retour à Bouquinbourg, mais il ne se passe pas grand chose. L’histoire ne démarre que dans le dernier chapitre, pour nous laisser sur un cliffhanger horrible, qui nous fait espérer une publication de la suite rapide. (Après vérification, elle paraitra en VO en octobre 2014…)

Demain les Chiens, Clifford D. Simak : que ce passerait-il si les Hommes laissaient la place aux chiens ? Que feraient-il du monde ? Ce recueil de nouvelles d’anticipation dresse un portrait défaitiste de l’Homme, incapable de se passer définitivement de violence. Chaque nouvelle s’accompagne d’une brève explication, du point de vue des Chiens. Pas la lecture la plus réjouissante de l’année, mais néanmoins, un livre édifiant, et qui a étonnamment bien vieilli (même si sa vision des années 90 est plus que fantaisiste.)

The Yellow Wallpaper, Charlotte Perkins Gilman : un recueil de nouvelles, encore (je n’en ai jamais lu autant en si peu de temps), d’une auteure majeure de la littérature américaine du XIXème siècle, féministe, ses écrits servent à transmettre ses convictions. La nouvelle éponyme décrit la folie grandissante d’une femme condamnée à l’oisiveté pour prétendument guérir sa dépression post-natale. Enfermée dans une pièce au papier peint jaune, interdite d’écriture, elle voit une femme prisonnière de ce papier. Femme qui n’est autre chose que la représentation de sa propre folie, enfermé dans une cage dorée (jaune, dorée, vous voyez, haha ?). Les autres nouvelles de ce roman œuvrent également à emanciper les femmes, a les épanouir dans ce qu’elles aiment faire, sans les rendre dépendantes de leurs maris/fils/gendres, à démontrer que les principales préoccupations futiles des femmes de l’époque ne sont que celles qui leurs sont autorisées, et ne sont pas celles auxquelles elles aspirent (également démontré dans une moindre mesure et dans un autre genre, dans Sans Parler du Chien, de Connie Willis). A lire pour tout ceux/lles qui sont sensibles à la cause féminine.

Lectures non chroniquées #1 et Bilan 2012

J’avais un objectif en 2012 (parmi d’autres, hein, ma vie ne se résume pas à lire), et celui ci doit être le seul que j’ai raté, je voulais lire plus de livres qu’en 2011. En 2011, 50 livres ont été lus, pour 17576 pages (j’aurais dû faire un bilan aussi, d’ailleurs.) En 2012,  il y en a eu 47, pour 14148 pages. Certains ont été mentionnés ici, d’autres non, et pourtant, certains en valent le coup.

Les zombies qui ont mangé le monde : BD franco-belge, une catastrophe chimique empêche les morts de rester morts, les vivants doivent donc cohabiter avec eux. Les zombies ne sont pas vraiment dangeureux, ils sont juste un peu…euh… à l’ouest. Les gens peuvent donc garder leurs défunts avec eux. Une BD décalée et drôle, j’ai passé un bon moment, loin des clichés du zombie classique.
 

 

Le roi des Ronces : manga post-apocalyptique, les derniers survivants du monde sont atteint d’une maladie et n’ont que quelques jours à vivre, qu’ils vont utiliser pour sortir du lieu infesté de ronces où ils sont prisonniers  Je ne me souviens plus trop des tenants et aboutissants de l’histoire, l’ayant lu en janvier, mais j’ai lu tous les tomes, sans trop de déplaisir, même si ce n’était pas la lecture du siècle.
 

 

Vampires, Carnets de l’étrange, Fabrice Colin et Jérôme Noirez : guide sur le vampirisme, remplis d’informations sur les origines du mythe et de faits réels qui l’ont inspirés. Rien de bien nouveau sur on s’est déjà intérréssé de plus prêt au vampirisme, mais une mise en page soignée, et assez agréable à lire.
 

 

Mort, Terry Pratchett : l’apprenti de la Mort fricotte avec sa fille. Du Pratchett, fidèle à lui même. Je vous ai dit que le personnage de la Mort devait être l’un de mes préférés ?
 

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Kill the Granny : comic italien, sur un chat qui traverse les 7 enfers pour enfin retrouver sa virilité sacrifiée par un vétérinaire. Après avoir tué sa propriétaire, une charmante grand mère, il devra traverser des épreuves, accompagné d’un diablotin boulet, afin de retrouver ses roubignolles. C’est vulgaire, c’est complètement crétin,mais c’est marrant.
 

 

Tu mourras moins bête, Marion Montaigne : BD de vulgarisation scientifique. Si vous connaissez le blog, vous devez connaitre cette BD.
 

 
Je m’habillerai de  nuit, Terry Pratchett : roman du Disque Monde, chez les sorcières cette fois ci. Une sorciére adolescente, des ch’tis hommmes (assez dur à déchiffrer, ceux là), une lièvre, et des vieilles sorcières. (Je préfère le titre anglais, parce que j’adore la sonorité du mot « shall »… Ben quoi ?)
 

 

 

 

L’Elue, Kushiel, Tome 2, Jacqueline Carey : je vous ai parlé du tome 1, et donc, comme je l’ai dit à la fin, j’ai lu la suite, et dans ce tome là, une lassitude s’est un peu installée. Phèdre m’énervait, vers le milieu du livre, j’avais l’impression de lire les histoires d’une Mary-Sue qui sait tout faire, qui endure tout sans geindre (bon, ça, c’est normal, c’est son « pouvoir »), sauf après Melisande. Mais vers la fin, cette impression était repartie, et j’ai apprécié ma lecture.

Mais j’ai attendu un peu avant de m’enfiler le troisième tome, qui lui, était moins laborieux.

« Pourquoi fallait-il toujours que ce fussent les déesses qui pleurent ? »

 

 

La première loi, Joe Abercrombie : j’ai eu un peu de mal à entrer dedans, mais finalement, une bonne surprise. Des personnages intéressants, une histoire complexe, un style plaisant. (Le dernier tome m’attend.)

« La triste réalité, c’est que la douleur n’engendre qu’un attendrissement sur soi-même »

 

 

Solaris, Stanilas Lem : c’est le doodle de Google qui m’a donné envie de le lire à l’époque, il m’attendait, je l’ai lu cet été, et, euh, je crois qu’en fait, j’ai pas compris. Des clones d’êtres aimés qui se régénèrent et qui poursuivent des scientifiques sur une base spatiale, sur une planète étrange. Non, vraiment, j’ai pas compris.
 

 

Lovecraft, Hans Rodionoff : BD sur H.P. Lovecraft, qui focalise sur ses délires. Des graphismes soignés, et un scénario assez effrayant. Pourtant, ça m’a laissé perplexe.
 

 

Notes, tome 7, Formica Punk, Boulet : comme pour Tu mourras moins bête, tiré d’un blog BD, des anecdotes de la vie courante, des souvenirs, du lol. (remarques valables pour le tome 2 et le 5, seuls en ma possession.)

 

 

He’s just not that into you, Greg Behrendt, Liz Tucillo : c’est Reika qui me l’a preté (elle parle d’histoires de coeur et de féminisme bien mieux que moi, c’est pourquoi je ne le fait pas ou peu), et même si on est en couple, c’est une lecture édifiante, qui permet de se rendre compte de tous ses signes qui ne trompent pas et qu’on aurait du voir avant. Un livre qui ouvre les yeux. (Si vous avez regardé le série Sex and the city, vous devez en avoir entendu parler.) La véracité du contenu a été validé pendant ma lecture par un homme, d’ailleurs.
 

 

American Gods, Neil Gaiman : qu’advient-il des croyances anciennes des peuples immigrés aux Etats-Unis ? Que deviennent ces dieux ? Un peu comme dans Les petits Dieux, de Terry Pratchett, leur pouvoir est proportionnel au nombre de personnes leurs vouant un culte. Mais que ce passe-t-il quand ces anciens dieux se font remplacer par des dieux modernes ? Eh bien, ils ne se laissent pas faire.
 

 
Veronika décide de mourir, Paulo Coelho : une jeune femme tente de se suicider, se rate, pour apprendre qu’elle n’a plus que quelques jours à vivre. Une ode à la vie.

 

 

Burton on Burton, Foreword by Johnny Depp : un entretien de Tim Burton, de ses débuts à Corpse Bride, truffé de dessins et esquisses inédites.

« Insanity is in some  scary way the most freedom you can have, because you’re not bound by the laws of society »

(phrase qui résume bien aussi le roman Mort d’un Clone.)
 

 
The Princess Bride,  S. Morgenstern’s Classic Tale of True Love and High Adventure, William Goldman : haaaa, The Princess Bride ! il m’a couté, celui là. Je l’avais commencé en 2011, puis la date ou il fallait le rendre à la médiathèque est venue, je ne l’avais pas terminé, et je me suis dit « tant pis », j’avais trouvé le peu que j’en avais lu pénible, les digressions et interventions du narrateur dérangeantes, elles cassaient le rythme de lecture, les personnages énervants et niais, vraiment, ça ne m’avais pas emballé. Puis, un soir de désoeuvrement, je l’ai recommencé, en anglais cette fois ci. Sans doute poussée par les nombreux memes représentants Inigo Montoya.

Et cette fois-ci, je me suis laissée prendre au jeu, j’ai tout lu, les diggressions, les notes de bas de page, tout, et cette fois ci, j’ai aimé. Un livre qui mérite qu’on lui donne sa chance.
 

 

Les femmes de Stepford, Ira Levin : ce livre s’ouvre sur une citation de Simone de Beauvoir, son personnage principal et son mari sont féministes, je n’ai pu que plébisciter ce livre. Même si la fin n’est pas claire et un peu frustrante.

 

 

Game of Thrones and philosophy : une analyse philosophique du Trone de Fer, et une analyse psychologique des personnages. A ne pas lire si vous n’avez vu que la série, sous risque de vous spoiler !

 

 

Anansi Boys, Neil Gaiman : Suite de American Gods, assez semblable à Neverwhere (peut être parce que ça se passe également à Londres, et que le héros semble tout aussi paumé). Un bon moment. (Couverture allemande, parce que, ben, je l’ai lu en allemand…,)

Vous pourrez noter que j’ai commencé à prendre des notes en cours de route, c’est pourquoi certains livres ont des citations et d’autres non.