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Top Ten Thursday #20

TTT3WLe Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français Iani.

Les 10 livres que vous n’avez pas réussi à poser une fois commencés

Pour plus de facilité, s’il y a plusieurs livres d’une même série qui sont concernés, je ne citerai que le premier qui m’aie fait cet effet.

  • Jane Eyre, de Charlotte Brontë, qui fût mon premier coup de cœur littéraire.
  • Les Petits Dieux, de Terry Pratchett, c’était l’été, il faisait beau, je revenais de la médiathèque, je me suis installée sur la terrasse, j’en ai oublié de manger, en deux jours, c’était plié.
  • Bruges-la-Morte, de Rodenbach. Aussi surprenant qu’il n’y paraisse, ce livre lu en cours de français en 1ère m’a profondément marqué, et je j’ai lu d’une traite. Malheureusement, ça ne veut pas dire que mes notes de devoir étaient à la hauteur de mon appréciation.
  • Herr Lehmann, Sven Regener, lu en licence pour mon TD d’allemand, le choix était libre (ou presque), et mon choix s’est avéré à la hauteur de mes attentes (par bonheur, les lectures étaient obligatoires, mais leur choix était libre pendant tout mon cursus universitaire). Il a même été l’objet d’un exposé oral lors dudit TD, oui, rien que ça (bon, en vrai, l’exposé, c’était obligé, et les autres livres lus étaient déjà pris).
  • Royal Assassin, de Robin Hobb, parce que j’ai mis du temps a entrer dans le premier, jusqu’à la moitié, a peu près, ensuite, c’était parti.
  • Le Trône de Fer, George R.R. Martin.
  • Neverwhere, Neil Gaiman, lu dans les mêmes conditions que Herr Lehmann, mais pas la même année.
  • The Name of the Wind, Patrick Rothfuss. Dois-je encore élaborer ?
  • La Cité des Livres qui Rêvent, Walter Moers.

Décidément, on retrouve ma Sainte Trinité dans pratiquement tous mes Top Ten. Sur ce, je vais tenter de découvrir d’autres auteurs top moumoute qui sauront me faire autant d’effets.

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Join the P.à.L. #2

Uncle-Sam1

Le seul et unique épisode de Join the PaL (qui pourrait aussi bien s’intituler, comme partout, In my Mailbox, si seulement les livres arrivaient réellement dans ma boite aux lettres – les déposer dans la boîte aux lettres avant de rentrer n’est pas une option -) date déjà de juin. Et lors de mon dernier Top Ten, qui remonte également à un mois, je vous annonçait fièrement que mes achats 2014 avaient été raisonnables, la cape au vent, le nez en l’air et le halo céleste. Ils le sont sans doute, mais entasser tous les livres achetés depuis juin (ou reçus en cadeau) sur une pile, ça n’aide pas à visualiser le « raisonnable » de la chose (heureusement que j’en ai déjà lus quelques uns). Alors, avant que cette pile ne s’écrase en plein milieu de mon salon, voici mes dernières acquisitions !

51kMp06sawL musiquedusilence (179x281) 3980 (452x640) savemepythie (250x346) Fool_s_Assassin (383x522) grimoire-recettes-l-apothicaire-12626-300-300 (248x300) recettenounouogg (427x640) handmaid'stale (400x430) index (245x346) ludwig_fantasy_2529 (392x600) mémoires d'un maitre faussaire  notesboulet (278x397)   unehistoire de tout (118x180) worldoiaf (260x344) zamonien (221x346)

Je vous avais parlé en long, en large et en travers du Nom du Vent de Patrick Rothfuss, et aussi que la suite allait se retrouver dans ma pile à lire. C’est fait, et The Wise Man’s Fear est déjà lu. La Musique du Silence attendra un peu, elle se trouvait sur ma liste de Noël, et avant de retomber dans une panne qui n’est pas si loin derrière moi, je préfère souffler en allant voir ailleurs (désolée, Patrick).

Save me Pythie est un manga français. Oui. Autant dire que c’est une BD au format poche, hein. Elle reprend les mythes grecs, et comme le premier tome était sympathique, j’ai acheté le deuxième lors de sa sortie. Un article était prévu. Les limbes de mes brouillons l’ont mangé. Il faudra que j’aille le chercher.

Fool’s Assassin. Est-ce que je dois encore vous en parler ? Non, n’est-ce pas ? Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à lire l’article sur la suite de l’Assassin Royal (Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii).

Grimoire des recettes de l’apothicaire. Il se trouvait également sur ma liste de Noël, parce que j’adore faire tremper des trucs dans des bocaux et les oublier. Ça me permet de créer des microcosmes et de me prendre pour Dieu. Non, en vrai, j’aime savoir quelles plantes sauvages (ou pas, d’ailleurs) peuvent nous apporter des bienfaits, et comment les préparer, vivement le printemps que je puisse récolter !

Les Recettes de Nounou Ogg. Quand je l’ai déballé à Noël, juste après le Grimoire de l’apothicaire, on m’a dit qu’avec des bouquins pareils, on ne viendra plus manger chez moi. Je comprend pas. La branlante aux fraises a pourtant l’air… conviviale… Sérieusement, une livre de recettes. De Nounou Ogg. Comment résister ? (En plus, certaines recettes ont l’air faisables dans notre monde à nous ! – branlante aux fraises -)

The Handmaid’s Tale, qui se trouvait sur ma liste à lire depuis deux ans, au bas mot. C’est en rendant une visite de courtoisie à ma librairie anglophone préférée qu’enfin, je l’ai trouvé. Ni une ni deux, je suis passée à la caisse (en commandant The Wise Man’s Fear dans la foulée). De plus, il est sur la liste des 1001 livres à lire.

L’homme qui sauva le monde et autres sources d’étonnement. Le livre tiré du fantastique blog Axolot (aussi disponible en BD). Il me le fallait.

Ludwig Fantasy. Il s’agit de la suite de Ludwig Revolution, manga qui détournait les contes de Grimm pour en faire des récits dignes des pires films d’horreur. La fin m’avait laissé un goût de trop peu, alors quand j’ai su que la suite allait sortir, pour s’aventurer hors des terres de Grimm, j’ai attendu la date de sortie de pied ferme.

Mémoires d’un maître faussaire. Là aussi, un article s’est perdu dans les limbes des brouillons. Un livre déroutant, dont je ne sais toujours pas trop quoi penser. Il est temps de replonger dans mes notes et de vous en parler.

Notes. Il est doré et il y avait un écusson avec. Et il y a du Boulet dedans.

Bon, il n’a pas de licornes, mais des dinosaures. Des DINOSAURES et du DORE ! Et un écusson PANDA !

 Une histoire de tout, ou presque. Parce qu’à part les dinosaures dorés, s’instruire pour de vrai, ça me semblait une bonne idée.

A World of Ice and Fire. En tant que grande amatrice du Trône de Fer, il me fallait cette encyclopédie rédigée par GRRM et les tenanciers de Westeros.org.

Zamonien: Entdeckungsreise durch einen phantastischen Kontinent – Von A wie Anagrom Ataf bis Z wie Zamomin. La Zamonie est un univers si foisonnant et complexe qu’une encyclopédie n’est pas de trop pour conserver une vue d’ensemble sur tout ce bestiaire et ce continent étrange. ET j’aime les encyclopédies insolites.

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Top Ten Tuesday #18

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Le Top Ten des livres lus en 2014

Les deux premiers sont interchangeable. Le troisième est bien troisième.

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Top Ten Tuesday #15

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Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français Iani.

Les 10 suites de séries que vous attendez impatiemment

Cette fois ci un jeudi, et comme souvent, il n’y en aura pas 10, parce que j’ai terminé beaucoup de séries déjà, que pour certaines entamées, la suite se trouve déjà dans ma PAL, ou encore que je ne suis pas encore assez prêt de la dernière publication en date pour me languir du prochain à sortir, et aussi parce que je lis pas mal de one-shots.

Mais ça n’empêche pas qu’il y ait des séries dont j’ai hâte d’avoir la suite entre mes mains, et la plupart de ces séries là, je les ai déjà mentionnées au moins 5 fois chacune. (Un jour, peut être, je compterais les occurrences les plus fréquentes dans mes Top Ten, parce que j’ai l’impression de tourner en rond).

S’il y en d’autres auxquelles je n’ai pas pensé, c’est qu’au fond, je n’ai pas si hâte que ça, même si ça me fera plaisir de les lire.

Allemagne, Entre-deux, Etats-Unis, Science Fiction

Wilde Reise durch die Nacht – Walter Moers

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Walter Moers
Editions : Goldmann
ISBN : 978-3442452910
224 pages

Non traduit en français (pour le moment)
Wild Ride through the Night

 

Der junge Gustave möchte unbedingt ein großer Zeichner werden. Aber zuvor muss er in einer einzigen Nacht von der Erde zum Mond und einmal quer durchs Universum reisen, denn er hat eine Wette mit dem Tod abgeschlossen, bei der es um nichts Geringeres als sein Leben und seine Seele geht. Moers illustrierte Gustaves fantastische Reise anhand von 21 beeindruckenden Bildern aus dem Werk von Gustave Doré, dem erfolgreichsten Zeichner des 19. Jahrhunderts.

Aaaah, Walter Moers ! C’est seulement la combientième fois que j’en parle ? Bien trop souvent, non ? Je vous rassure, c’est le dernier pour un moment. Au moins jusqu’à la sortie du Château des livres qui rêvent, courant 2015.

Exceptionnellement, il ne nous emmène pas en Zamonie. Cette fois-ci, nous restons bien sagement en Europe. En France. En Alsace. A Strasbourg, plus précisément. On se retrouve dans la peau de quelqu’un que nous connaissons tous, et qui a signé toutes les illustrations de ce livre. Car, comme tous les livres de Walter Moers, Wilde Reise durch die Nacht (qu’on pourrait traduire par Chevauchée Sauvage à travers la Nuit) est illustré. Pas par l’auteur, mais par Gustave Doré (mais si, vous connaissez ! Les fables de la Fontaine et les contes de Perrault ? La déco des trams de la CTS ce printemps ?).

L’auteur a pris le parti de sélectionner 21 gravures de Gustave Doré, piochées dans toute son œuvre, qu’il s’agisse de la Bible, de Don Quichotte, de The Raven, d’Edgar Allan Poe, ou de Paradise Lost de Milton, et d’écrire une histoire qui rendrait ses gravures cohérentes entre elles, tout en rendant hommage à d’autres œuvres de la littérature. Exprimé comme ça, le projet semble ambitieux.

Nous retrouvons donc Gustave, 12 ans, capitaine d’un navire en proie a un tempête. Afin d’échapper à la Mort, il conclut un marché avec elle. Il devra relever six défis avant la fin de la nuit, tel un Hercule prépubère, sans quoi son âme sera confinée dans un minuscule cercueil, puis jeté dans le feu du Soleil, parce que sans Soleil, pas de vie, sans vie, pas d’âmes, sans âmes, pas de Soleil, tel est le cycle de la… oups. Ces six tâches lui sont données par la Mort et sa sœur, Dementia, qu’il retrouvera tout au long de son périple.

Bien entendu, la Mort lui envoie des serviteurs qui devront aider Gustave. Il se retrouve donc, tel Don Quichotte, à parcourir le monde, à tenter de sauver d’innocentes vierges des griffes de dragons sanguinaires, à moins que ce ne soit l’inverse, à traverser une forêt de démons fêtards, à parcourir l’espace avec le plus monstrueux des monstres, pour enfin terminer sur la lune.

Comme d’habitude, les situations sont souvent loufoques, toujours pleines d’imagination, et comme peuvent l’être les aventures du dragon écrivain Hildegunst Taillemythes, un très bel hommage à la littérature et à Gustave Doré qui, semble-t’il, avait sombré dans l’oubli de l’autre coté du Rhin, et à qui Walter Moers voulait rendre ses lettres de noblesse.

Néanmoins, le dénouement est plus que prévisible et certains rebondissements un peu poussifs. On se doute de la fin dès les premières lignes, et les évènements parfois trop forcés pour coller exactement à l’illustration selectionnée.

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C’était une lecture agréable, pas du niveau de la Cité des livres qui Rêvent, mais on mettra ça sur le compte qu’il s’agit de son premier roman, ayant surtout œuvré pour la télé (l’Ours Bleu), et en tant qu’auteur de BD (Le Petit Emmerdeur, Adolf), et aussi qu’il n’a pas illustré lui même et qu’il a du faire avec ce qui était à sa disposition.

Du fragst dich jetzt sicher, was an der Sorge so schrecklich sein soll, stimmt’s? […] Genau das ist eine meiner verheerendsten Eigenschaften: daß man mich für selbstverstandlich hält. Für angebracht! […] Ich fresse Männer, Frauen und Kinder, ohne Ansehen von gesellschaftlichen Rang oder Charakter. Ich bin rücksichtslos, unbarmherzig, kaltblütig und ohne Gnade.*

NdlR : Tu te demandes certainement ce qui rend l’inquiétude si monstrueuse, pas vrai ? […] C’est justement l’une de mes caractéristiques les plus dévastatrices : on me croit évidente. Indiquée ! […] Je ronge les hommes, les femmes et les enfants, sans distinction de rang social ou de caractère. Je suis indélicate, impitoyable, au sang-froid, et sans merci.

Des extraits (en allemand) et des visuels sont disponibles ici : http://www.zamonien.de/roman_wilde-reise.php

 

 

 

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Top Ten Tuesday #14

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Les 10 livres que vous aimeriez relire un jour

  • Jane Eyre, Charlotte Brontë. Je l’ai déjà lu trois fois en français, une en anglais, pourtant, un jour, je le relirai, encore une fois, parce que c’est le premier livre à m’avoir marqué, il y a bientôt 20 ans.
  • Le cycle de L’Assassin Royal, de Robin Hobb. Parce qu’à peine le dernier tome refermé, j’avais envie d’y retourner.
  • La Cité des Livres qui Rêvent, Walter Moers, parce que cet univers est si foisonnant qu’il faut bien plus qu’une seule lecture pour saisir toutes ses particularités.
  • A song of Fire and Ice, GRRM, pour tenter de saisir tout ce qui m’a échappé lors de ma première lecture.
  • The Ocean at the End of the Lane, Neil Gaiman.
  • Les Petits Dieux, de Terry Pratchett, le livre qui m’a redonné goût à la lecture après une longue traversée du désert.
  • The Princess Bride, bien plus subtil qu’il n’y parait au premier abord.
  • Un Roi sans Divertissement, Jean Giono, que j’ai lu pour le bac de littérature, et que je me souviens avoir beaucoup aimé, contrairement aux autres livres du programme cette année là.
  • Et, attention, caution kitsch : les premiers tomes de la série des Angélique (son arrivée en Amérique m’a fait décrocher), parce que c’est ça qui m’a fait découvrir et aimer les romans historiques, que j’ai avalés par dizaines pendant mon adolescence.
  • Antigone, Anouilh, parce que ça fait longtemps, et que je ne m’en souviens plus.
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Top Ten Tuesday #13

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Les 10 livres à lire cet automne (Votre PAL pour cet automne)
  • Beauté Fatale, Mona Chollet. C’est seulement la deuxième fois que je le place dans une PaL pour un instant T. Aller, on y croit !
  • Le Prince Bâtard, Robin Hobb.
  • Fool’s Assasin, Robin Hobb.
  • Wilde Reise durch die Nacht, Walter Moers.
  • La Longue Terre. Terry Pratchett, et Stephen Baxter.
  • Servir Froid, Joe Abercrombie.
  • Terminer Anna Karénine (comment ça, ça compte pas ?!)
  • Do Androids Dreams of Electric Sheep?, Philip K. Dick.
  • Et quelques ebooks : Folies, des Artistes Fous, entre autres.
  • Gagner la Guerre, Jean-Philippe Jaworski.

Edit : titres lus en automne sont barrés au fur et à mesure

Allemagne, Animalité, Fantasy, Youpi Tralala

Rumo und die Wunder im Dunkeln – Walter Moers

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Walter Moers
Editions : Piper
ISBN : 978-3-492-24177-9
693 pages

 

Selbst die größten Helden haben klein angefangen.

Rumo – der Wolpertinger aus Walter Moers’ Bestseller « Die 13 1/2 Leben des Kapt’n Blaubär » – macht sich selbstständig aund geht seinen Weg: Wie er kämpfen und lieben lernt, Feinde besiegt, Freunde gewinnt und das Böse kennenlernt und wie er schließlich auszieht, um das größte Abenteur seines Lebens zu bestehen, davon erzählt das bisland spannendste, ergreifendste und komischte Werk von Walter Moers.

« Es gibt Wunder, die müssen im Dunkeln geschehen. » Professir Doktor Abdul Nachtigaller

 

Vous le savez, Walter Moers fait partie des auteurs que j’adore, et dont je vous ai parlé déjà maintes fois. Si Les 13 vies et demie du capitaine Ours Bleu étaient un poil en dessous de mes attentes, j’ai toutefois passé au crible fin les librairies berlinoises lors de mon séjour là bas, afin de pouvoir compléter ma collection (attendez-vous à entendre parler de lui plusieurs fois encore), et d’enfin pouvoir lire Rumo und die Wunder im Dunkeln, dont le personnage éponyme est présent dans la biographie de l’ours à la couleur azur.

Au début, accompagné d’un membre de la dysnatie Smeik (bien connue des lecteurs de la Cité des Livres qui Rêvent, ou de la vie de l’Ours Bleu) qui, en lui racontant des histoires et en partangeant sa connaissance toute théorique de l’art du combat, lui permet de libérer ses instincts sauvages, de sauver toute une population enfermée sur une île flottante (rien à voir avec le dessert), et ainsi de devenir le premier héros méconnu de son espèce, puis, une fois devenu adulte et ayant rejoint la ville où vivent tous ses congénères et découvert son fil argenté sous les traits d’une femelle Wolpertinger très spéciale, ses pérégrinations le mènent au devant de nombreux dangers, tous pires les uns que les autres. Mais il parvient néanmoins à trouver du soutien dans les endroits les plus inattendus, tout en affrontant son destin seul avec son épée schizophrène (oui, l’épée n’est pas toute seule dans sa lame).

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und die Wunder im Dunkeln (Rumo et les miracles dans l’obscurité, traduction approximative, l’ouvrage n’ayant, pour le moment, pas de version française), est un roman initiatique, parodiant les quêtes initiatiques mythologiques (les Nibelungen, par exemple, ou encore l’Edda) qui suit un chiot Wolpertinger (qui n’a rien à voir ici avec les chimères des Alpes) depuis sa ferme natale au monde souterrain de la Zamonie, à la recherche du fil argenté, quête suivie par toutes les créatures de son espèce. Le lecteur suit l’évolution de ce chiot rose, faible et cornu, qui ne pense qu’à son panier et à manger, jusqu’à devenir un Wolpertinger adulte, au pelage blanc, féroce, et, avouons-le, un peu bête, (ce qui ne le rend pas moins attachant). Cette dernière caractéristique le différencie également des autres héros Moersiens, entre l’Ours Bleu, malin et débrouillard, et Hildegunst Taillemythes, intellectuel héroïque et éloquent, qualité dont manque cruellement Rumo, qui « ne sait pas raconter les histoires », mais qui adore en écouter. Cet aspect « histoire racontée oralement » est d’ailleurs présente dans tout le roman, le narrateur omniscient externe ne se privant pas commenter sarcastiquement les faits, le seul chapitre relevant du domaine de l’écrit dans le style est celui qui retranscrit un journal intime au contenu Lovecraftien.

 

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Rumo est un roman plein de rebondissements, qui ennuient rarement, s’enchainent sans longueurs, et tous les éléments se mettent en place logiquement et de manière toutefois imprévisible, grâce à des changements de perspective rapides. Contrairement au tome précédent (L’Ours Bleu, pour ceux qui ne suivent pas, là bas, au fond), l’écriture est bien moins linéaire, et la narration bien plus maitrisée.

De nouvelles parties du continent Zamonien sont défrichées, de nouvelles espèces sont présentées, l’histoire (à ce moins que ce soit l’Histoire ?) du continent est explicitée, ce qui permet aussi de préparer le terrain pour les tomes suivants, à savoir,  la série de Bouquinbourg (le troisième tome est à paraitre en V.O. en automne.), et, comme toujours, les illustrations permettent de découvrir encore plus profondément la faune particulière de ce monde à part.

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Il est vraiment dommage que ce tome ne soit pas traduit (pour le moment) en français (même si la traduction de cet auteur doit s’avérer ardue), cet univers étant très complet, et chaque livre permettant encore d’approfondir ce monde foisonnant.


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Wenn du wolltest könntest du den ganzen Tag Wasser lassen, wo du gehst und stehst, aber du tust es nicht, was wäre das denn für eine Sauerei? Du staust es auf bis es weh tut, dann lässt du es fließen, und es ist eine Erlösung – stimmst’s? Genau so solltest du kämpfen: wie du pinkelst.

Si tu le voulais, tu pourrais pisser toute la sainte journée, peu importe où tu te trouves, mais tu ne le fais pas, parce que ça serait vraiment crade. Tu te retiens, jusqu’à ce que ça devienne douloureux, puis tu laisses couler, et c’est un vrai soulagement, pas vrai ? C’est exactement comme ça que tu devrais te battre. Comme tu fais pisse.

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Join the P.à.L. #1

Uncle-Sam1

Ces derniers temps, quelques nouveaux livres ont rejoint mes étagères, malgré ma décision de ne plus en acheter avant que ma pile à lire soit descendue en dessous de 10. Plus facile à dire qu’à faire, quand plein de livres attendus sortent enfin, ou qu’on trouve un livre qu’on cherchait depuis des lustres, pas trop cher, et puis, ben, il a vu la lumière, il m’a sauté dans la main, j’avais pas le coeur de le reposer, il semblait si triste dans ce magasin. Ou qu’on va à l’étranger et que c’est le moment idéal pour complèter sa collection de livres d’un auteur local. Parce qu’en France, même à coté de la frontière, c’est pas facile à trouver, hein (surtout si la seule librairie de la ville qui fait cette langue là a un personnel aussi aimable qu’une porte de prison.)

 

Donc, voici les petits nouveaux des dernierEs mois/semaines.

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Wilde Reise durch die Nacht et Rumo, de Walter Moers, parce que si je ne les trouve ni à Kehl, ni à Zweibrücken, ben, j’irai les chercher à Berlin, voilà.

The Ocean at the End of the Lane, parce que Neil Gaiman ! Et que je l’attendais en poche, et qu’il était là, et que mon cerveau n’a pas su se montrer raisonnable.

Metal Cats, parce que « Chats »! « Chevelus !, « Chats + chevelus ! », et surtout, parce que j’en avais entendu parler sur une page fan de kitten cam (tout va mieux avec des chatons) et que une partie des bénéfices sera reversée à des associations de protection animale. Et que l’auteur s’appelle Crockett, et que quand même, ça tombe bien.

Le Prince bâtard, préquelle à L’Assassin Royal, parce Robin Hobb est l’un de mes auteurs préférés.

Uncle Silas, de Le Fanu, parce qu’un jour, je le terminerai, depuis le temps que je l’ai commencé. Et qu’il est dans ma liste.

Anno Dracula, Kin Newman, parce qu’il m’inspirait bien. Et que sa couverture est jolie.

Devil’s Lost Soul, de Kaori Yuki, parce que c’est une mangaka que j’appréciait beaucoup plus jeune, et que j’étais curieuse, et que le nombre de tomes annoncés est raisonnable. Après lecture, je suis un peu dubitative, et ne sais pas si je lirais la suite.

Et, d’un point de vue numérique, le recueil Folies, des Artistes Fous que j’ai hâte de découvrir (et surtout, de trouver le temps pour le lire) depuis que sa sortie est annoncée, étant donné que c’est un sujet qui me fascine. Chair et tendre, d’Amelith Deslandes, un recueil de nouvelles terreur, Morts Dents Lames, un autre recueil de nouvelles fantastiques, ainsi que Les Résidents, dont on m’a dit qu’il était sombre et angoissant. Sachant que j’ai toujours ignoré les avertissements, pour finalement devenir pâle pendant la lecture, j’attendrai un moment d’euphorie durable pour le lire.

 

Allemagne, Animalité, Entre-deux, Fantasy

Die 13 1/2 Leben Des Käpt’n Blaubär / Les 13 vies et demie du Capitaine Ours Bleu – Walter Moers

Un Ours Bleu possède vingt-sept vies. J’en dévoilerai treize et demie dans ce livre, et je ne dirai rien de toutes les autres. Un ours doit garder un côté obscur, c’est ce qui le rend attirant et mystérieux. Je me contenterai de mentionner : Des Minipirates. Des Ectospectres. Une Sorcière-Araignée des Bois. Un Grottotroll. L’Asticot des Monts obscurs. Un géant sans tête. Une tête sans géant. Des Yétis somnambules. Des Démons des Pousses-Pousse. Un prince venu d’une autre dimension. Un professeur à sept cerveaux. Un Désert Sucré. Des Barbares mal élevés. Des dangers mortels. Un amour éternel. Des sauvetages à la dernière seconde… Mais n’anticipons pas.

Il est impossible d’énumérer ici toutes les créatures qui peuplaient Atlantis ; parmi bien d’autres groupes et tribus, on trouvait aussi les Bonshommes pas tout à fait finis de Nouvelle-Zélande, les Bonshommes-Bonzaïs du japon, les Veaux Monastiques, les Ghorks, les Côtelettes d’Armor, les Capuchettes, les Meuh-mies des Prairies, les Agents Corrosifs, les Vers de Paradis, les Mi-Momies, les Hommes-Cannelle, les Femmes-Brindilles, les Bécasses des Vents, les Ombres de Pygmées, les Orques des Marais, les Ratatinées des Neiges, et toute une armée de groupuscules et d’individus de toutes sortes difficiles à cataloguer. Même les Bolloggs avaient droit de cité à Atlantis, mais uniquement ceux de moins de quinze mètres, et dotés d’une tête. Ici, un Ours Bleu n’attirait pas spécialement l’attention.

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Je vous en ai déjà parlé, l’ours bleu, c’est le héros de mon enfance. Cet ours, ancien loup de mer maintenant à la retraite, qui raconte des histoires incroyables (inventées ? On ne le saura jamais) à ses petits-enfants (colorés aussi), m’a émerveillé et fait rire depuis que je suis petite. J’ai découvert, bien des années plus tard, que son créateur avait écrit sa biographie (et aussi que c’était lui qui avait crée, dans un autre registre, le Petit Emmerdeur, disponible en BD, mais dont je ne connais que le film…). J’ai tourné autour de cette dite-biographie (est-ce que c’est encore une biographie si c’est un personnage fictif ?) pendant des années ; de peur d’être déçue, parce que tout est toujours mieux dans nos souvenirs ; avant de me lancer.

Ce roman zamonien, est le premier à être paru, mais chronologiquement, il se déroule après La Cité des Livres qui Rêvent, ce qui m’a un peu dérouté au début, car si Hildegunst peut vivre plusieurs siècles, aucune mention de longévité à l’échelle humaine n’est donnée pour les ours colorés. Mais, comme il s’agit du premier tome, il plante le décor, explicite les créatures diverses, la politique, la géographie de ce continent fictif (c’est important, si j’avais su que les Nattifftoffs étaient des élans humanoïdes, ma lecture des autres livres aurait été totalement différente… Enfin, ma représentation des Nattifftoffs l’aurait été, et ça fait déjà beaucoup, passer d’un blob partageant des traits avec les Vogons à un élan, ça fait un choc.) Il s’agit d’une part d’une introduction assez complète à l’univers zamonien, mais aussi d’une initiation, celle d’un ours flottant sur la mer, nu, minuscule, incapable de parler et de se défendre, devenant un capitaine chevronné, conteur devant l’éternel, voyageur sans frontières, et savant ayant a réponse à tout (mais toujours trop tard).

Les 13 vies et demies raconte les 13 premières vies (et demie) de cet ours, à raison d’un chapitre par vie, eux-mêmes découpés en paragraphes explicatifs dotés de titres. Ces mêmes paragraphes sont entrecoupés d’extraits d’une encyclopédie tout aussi fictive que le héros. La narration est donc très linéaire, on assiste au évènements, tout comme le capitaine, qui, au début du moins, se laisse ballotter d’un endroit à l’autre, d’un évènement à l’autre, avant de réellement devenir maître de son destin et de son chemin. Le lecteur se laisse égaler promener d’un endroit du globe à l’autre, en suivant les aventures échevelées de ce héros qui échappe toujours de peu à la mort. Certaines vies sont très courtes, mais, au fil du temps, elles durent de plus en plus longtemps. Malheureusement, il ne s’agit pas toujours des vies les plus passionnantes qui sont le plus développées. Néanmoins, ces vies, aussi différentes les unes des autres soient-elles, parviennent à une unité grâce à des personnages, parfois semblant plus qu’anecdotiques, qui reviennent et prennent une place beaucoup plus importante dans la vie complète de l’ours bleu (qui s’appelle ours bleu), et grâce à des éléments sans lien apparents qui s’emboitent, tels les pièces d’un puzzle éparpillées au quatre vents. Le fil conducteur semble inexistant jusqu’au dernier chapitre, où toutes les pièces se mettent en place et dévoilent un tableau bien plus grand qu’on (ou que l’ours) ne l’avait imaginé. Le roman se termine sur la moitié d’une vie, par souci d’intimité du héros, et juste au bon moment pour mettre fin à beaucoup d’énigmes semées dans les pages.

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En conclusion : un bon moment de lecture, peut être moins bien que La Cité des Livres qui Rêvent, mais un bon complèment d’information sur le continent Zamonien, et surtout, un personnage fidèle à mon souvenir, un univers original et inventif mêlant hasard complet et physique quantique, et des illustrations mignonnes qui complètent parfaitement l’histoire.

Et pour les germanophones (J’aurais bien aimé trouver une vidéo sous-titrée, mais les dieux sont contre moi sur ce coup là) :