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Bioshock : Rapture – John Shirley

Editions : Bragelonne
ISBN : 9782352949305
432 pages

Traducteur : Cédric Degottex

C’était la fin de la seconde guerre mondiale.

Le New Deal du président Roosevelt avait redéfini la politique américaine. Les impôts avaient atteint un pic sans précédent. Les bombardements de Hiroshima et Nagasaki avaient créé la peur de l’annihilation totale. La montée d’agences gouvernementales secrètes avait rendu la population méfiante. Le sentiment de liberté des États-Unis s’était étiolé… Et nombreux étaient ceux qui voulaient retrouver cette liberté.

Parmi eux, un grand rêveur, un immigré qui s’était élevé des plus profonds abysses de la pauvreté pour devenir l’un des hommes les plus riches et les plus admirés au monde. Cet homme s’appelait Andrew Ryan, et il avait la conviction que les grands hommes méritaient ce qu’il y avait de mieux. Alors il se mit en quête de l’impossible, une utopie libre de tout gouvernement, de toute censure, de toute restriction morale sur la science, où ce qu’on donnait on le recevait en retour. Il a créé Rapture, la lumineuse cité sous les mers.

Mais l’utopie a été frappée d’une terrible tragédie.

Voici comment tout a commencé… et tout a fini.

Les jeux vidéos et moi, c’est une histoire compliquée. Selon les phases, je peux y passer mes soirées, puis, ne plus jouer pendant des mois voire des années. Je peux être conquise par un univers visuel et une atmosphère d’un jeu et être incapable d’y jouer pour plein de raisons. Bioshock est l’un de ceux là. Univers riche et visuellement très beau, j’ai tenu jusqu’au premier boss. Ce type de jeu n’est pas fait pour moi.
Mais quand je suis tombée sur le livre tiré de l’univers, j’ai su que ce serait le moyen d’y plonger (plonger, eau, Bioshock, haha) sans trop esquinter mes nerfs.
L’histoire commence à New York, on y découvre les prémices de Rapture, rêve utopiste d’un industriel américain, dans une amtophère sombre, digne des films noirs se déroulant dans les années 40.
Rapture, ce nouvel Eldorado imaginé pour pallier à l’échec du rêve américain. La fortune sourira au plus méritant : évolution capitaliste de la théorie de Darwin.
L’atmosphère oppressante de Rapture, la sensation de claustrophobie et d’étouffement est fortement présente. L’ambiance du jeu est très bien rendue.
L’histoire est prenante également, de la naissance à la chute de Rapture en passant par son heure de gloire, la ville sous-marine nous est représentée sous toutes ses coutures, pour le meilleur et pour le pire.

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Alors, à lire,  même si ne connait pas le jeu ? Si vous aimez la science-fiction à tendance steampunk/art déco, oui, pourquoi pas. Comme dit, je n’ai atteint que le premier boss, et le principal atout a connaitre le jeu, c’est d’avoir en tête à quoi ressemblent les lieux et pour ça, vous avez internet ou votre propre imagination, c’est encore mieux.

J’aimerai vous dire s’il est mieux ou moins bien par rapport à d’autres livres tirés d’univers de jeux vidéos, mais celui-ci est le premier que je lis, mais il est plutôt pas mal dans le genre.

Dans les sociétés de la surface, la toute-puissance masculine tue nos rêves dans l’œuf. Sitôt qu’un homme décèle chez une femme la moindre étincelle… il l’étouffe.

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La Chanson du Vendredi #26

New Victoria – Lia Habel

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L’amour est immortel. L’amour ignore les frontières, dit-on. Et celle entre la vie et la mort ?

Bienvenue à New Victoria, le dernier refuge d’une humanité éreintée par les guerres.
Les jeunes filles de bonne famille y ont un destin tout tracé: épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal.

Nora n’a jamais aimé se plier aux règles, surtout depuis la mort de son père, l’éminent docteur Dearly. Mais rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Avec l’aide d’un séduisant soldat, elle devra pourtant surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants… comme les morts !

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Ce livre, à la base, en lisant a quatrième de couverture, franchement, il ne me disait rien. Une histoire d’amour entre une ado et un zombie, super, youhou. En allant à la médiathèque, une amie m’a dit qu’il s’y trouvait, et, bon, ça ne mange pas de pain, et au pire, ça me fera une entrée de plus dans ma catégorie des trucs nuls. Je m’attendais à un roman young-adult Twilight like. Et Twilight, franchement, si on est sensible à la représentation de la femme dans la littérature ou ailleurs, ça nous fend le cœur. (Honnêtement, si quelqu’un entre par effraction dans votre chambre la nuit pour vous regarder dormir et démonte le moteur de votre voiture pour que vous n’alliez pas voir un de vos amis, n’attendez pas qu’il vous abandonne dans la forêt pour vous y laisser mourir, allez voir la police et PORTEZ PLAINTE ! Non, ce n’est pas mignon, oui, c’est flippant ! Mortecouille ! (rien, j’avais juste envie de caser ce mot))

Donc, New Victoria, c’est un pays, dans lequel les survivants d’une apocalypse ont décidé de fuir le futurisme des autres cultures et de replonger dans l’age d’or que représente l’ère victorienne pour eux. Nous avons donc des fiacres, des femmes en robes a tournures, des hommes en redingotes, qui pianotent sur des tablettes numériques nacrées avec des stylets-plume. Et des bougies électroniques pour éclairer leurs maisons. Oui, comme à Noël. Ca se passe a Noël, en plus, ça tombe bien.

L’héroïne, Nora, est orpheline depuis un an, et vit sous la tutelle de sa tante, qui fait un peu office de vile marâtre. Si sa tante n’a pas une grande importance et n’apparaît qu’au début du livre, elle semble pourtant réunir toutes les caractéristiques de la « wicked Stepmother » si chère aux contes de fées. La mère de Nora est décédée lorsqu’elle avait neuf ans (Nora avait neuf ans, pas la mère), d’une maladie foudroyante, et son père l’a éduqué tant bien que mal, en lui léguant sa fascination pour l’histoire de la guerre. Guerre entre les néo-victoriens et les forces armées punks (j’ai cru à une blague quand j’ai lu ça, et ça a bien valu au livre d’être abandonné… Des forces armées punks… Et des centrales nucléaires écologiques aussi, tant qu’on y est ? Encore heureux que ça a été explicité après.). La jeune fille est élève dans une école privée réservée à l’aristocratie, grâce à son père, médecin et héros national, tout comme sa meilleure amie, qui fréquente cette école uniquement grâce à des bourses, n’étant que fille de boulanger, mal vue par ses camarades, et pourtant destinée, de part son éducation, a faire un beau mariage avec quelqu’un de la haute. On assiste donc aux humiliations de Pamela (la meilleure amie en question), et la question du classisme est posée. Quelqu’un né dans un milieu populaire vaut-il moins que quelqu’un né avec une cuillère en argent dans la bouche ? De plus, la place de la femme, en tant que chose fragile qui n’arrive à rien par elle même, qui n’est rien sauf femme/fille de, est remise en question. Une jeune fille de bonne famille n’a-telle pas le devoir de se défendre, même face à un zombie qui tente de la mordre ? Ou devrait-elle tenter de s’enfuir et attendre que quelqu’un d’autre ne lui vienne en aide ? Un homme de préférence, parce que, hein, faut pas déconner ? Eh bien, si personne ne bouge, quelqu’un doit bien prendre les choses en main, et les héroïnes de New Victoria n’hésitent pas, même si pour ça, elles doivent porter des pantalons.

Ce livre a évité bien des écueils dans le traitement de ses deux héroïnes, mais malheureusement, pour sauter avec élan dans d’autres clichés, qui se retrouvent dans énormément de mauvais films d’espionnage.  L’écriture est fluide, et la narration par POV est parfois déroutante et rend le déroulement de l’action un peu lente. L’histoire d’amour est, à mon sens, un peu inutile, et surtout, glauque. Comme les histoires d’amour humain/vampire. Ca reste un cadavre qui marche. Et, euh, juste, beurk ? Le pourquoi du comment de l’invasion de morts-vivants m’est passé complètement au dessus de la tête, mais là, j’ignore si j’ai été déconcentrée dans ma lecture à ce moment, ou si c’était confus, ou si ça m’a semblé totalement crétin, mais si ça ne m’a pas marqué, ce que l’intérêt devait me sembler limité. Il s’agit visiblement d’une trilogie, et même si ce livre n’était pas la daube à laquelle je m’attendais (j’en serais presque déçue, vous savez…), je ne lirais pas la suite, peut-être tout simplement parce que je ne suis pas la cible de ce genre de livres. Mais, si je devais le conseiller à un/e ado en quête d’un livre steampunk, je lui en parlerais (sauf que je n’ai pas d’ado dans mon entourage, et que le seul autre livre steampunk que j’ai lu, ben, j’ai pas eu le courage de le terminer (pour le moment), au contraire de celui-ci.)

corbeaucorbeaucorbeau

En bref, un bon livre pour les amateur de ce genre là, mais pour les allergiques aux histoires d’amour, passez votre chemin.