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Alors, quoi de neuf ? #2

Non, je n’ai pas abandonnée l’idée de continuer une série d’articles.

L’an dernier, j’ai commencé le crochet (je vous entend vous marrer dans le fond !). Depuis, j’ai terminé un châle, un marque-page et un amigurumi Cthulhu auquel il faut encore ajouter des yeux. J’ai entamé un nouveau châle (avant, j’achetais des tonnes d’écharpes, maintenant, je les fais, leur nombre augmente moins vite depuis) et un bonnet, qui stagne à 10 rangs de la fin. Le fait que je l’ai recommencé trois fois pour le trouver moche au final n’arrange rien j’imagine.

Forcément, entre temps, j’ai emprunté et acheté la littérature qui va avec, je vous en ai même déjà parlé ici (c’est déjà depuis l’article le plus populaire de ce blog, plus même que les réponses idiotes aux questions banales). Je parcours Ravelry pour ajouter des patrons de fringues ringardes que je ne ferais jamais et porterai encore moins à ma bibliothèque alors que je porte régulièrement des napperons, ou des accessoires abscons à offrir aux prochains Noëls/anniversaires/crémaillères (tout le monde a besoin de sous-bocks crochetés en forme de cul de chat). Et surtout que je cherche un patron de plaid qui m’occupera pour les 30 prochaines années.

Et j’ai découvert la blogosphère crochet. En France, les crocheteuses sont certes très douées (o.o un truc de fou), mais les interfaces restent vieillottes (dit celle dont le blog à la même tête depuis pratiquement son ouverture, alors qu’elle bosse dans le ouaibe) et souvent, on sent qu’il s’agit de femmes qui font des choses pour leurs petits-enfants (ceci explique cela). Et les sujets restent très pragmatiques : « j’ai fait ça, le patron se trouve ici ». Ailleurs, les crocheteuses présentes sur la toile sont bien plus jeunes, plus décalées, et leurs blogs sont souvent très bavards.

C’est en lisant un article sur l’influence du genre sur ses interlocuteurs en milieu professionnel : https://medium.com/@nickyknacks/working-while-female (en anglais, édifiant), que j’ai découvert Nicky Knacks, qui se pose des questions sur la condition de crocheteuse issue de la génération Y. Et c’est sur instagram que j’ai découvert Gossycraft, qui réutilise des fils de pulls trouvé d’occasion pour crocheter des trucs.

Et question musique ?

J’ai découvert Battle Beast en concert, plein d’énergie et de joie de vivre, malgré des chansons kitschouilles digne de l’Eurovision (Lordi a bien gagné, alors bon) et des paroles complètement teubées :

She’s a black ninja, you can’t see her in the niiiight

Et au niveau lecture ?

Pourquoi lire ça ? Mais pour la science ! Découvrez tous sur les hémorroïdes, même si vous n’en avez jamais eu, parce qu’au final, ça peut frapper tout le monde. Sur fond de shojo lycéen, découvrez des schémas et des explications pour améliorer votre transit (ou quelque chose comme ça).

Un manga d’utilité publique ! Vivement que je mette la main sur le tome 2.

Oui, vraiment, c’est en deux tomes. Parce que le sujet est trop vaste pour un seul tome. Voyons.

 

Sinon, j’ai tenté de lire Dark Shadows, le livre qui a inspiré le film de Tim Burton. Il n’a pas passé le test des 50 pages : c’était mièvre. Lire les Chroniques des Sorcières d’Anne Rice m’a mise moins mal à l’aise. Alors que j’ai pas pu lire tous les tomes. Parce que. A un moment, la gothique en moi avait terminé sa crise d’ado et en avait terminé avec les vampires et les sorcières et tout ça avant que les mormons décident de leur foutre des paillettes.

 

Allez, à la prochaine, pour plus de romans nuls, de mangas improbables et de crochets kitschs !

s’en va farfouiller dans son sachet de pelotes en chassant son chat