Etats-Unis, Fantasy, Youpi Tralala

La Musique du Silence – Patrick Rothfuss

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Patrick Rothfuss
Editions : Bragelonne
ISBN : 2352947790
168 pages

Traducteur : Colette Carrière
Illustrateur : Marc Simonetti

The Slow Regard of Silent Things

Rares sont ceux qui connaissent l’existence du Sous-Monde, une toile brisée d’anciennes galeries et de pièces laissées à l’abandon qui s’étend dans les profondeurs de l’Université.
Protégée par ce labyrinthe sinueux, confortablement installée au coeur même de ces lieux désolés, vit une étrange jeune femme.
Le silence et les ténèbres semblent être ses seuls compagnons sur le chemin qu’elle se fraie dans cet univers souterrain. À moins qu’elle ne perçoive autre chose. Comme une complainte des oubliés, mêlant douceur et amertume à son existence…
Son nom est Auri. Et sa vie est peuplée de mystères.
Parmi les nombreuses rencontres de Kvothe, la plus attachante est sans nul doute celle d’Auri. Cette jeune femme, au caractère à la fois sauvage, enfantin et précieux, reste voilée de mystère. Le regard qu’elle porte sur le monde semble percevoir bien plus que celui du commun des mortels. Bientôt elle reverra Kvothe et il faudra lui offrir un présent. Il est temps de se mettre en quête.
Laissez-vous entraîner dans le Sous-Monde et découvrez l’univers du personnage le plus touchant du Nom du vent.

 

Aah, Patrick ! Avec trois livres parus, il est déjà en train de se frayer une place dans mon panthéon personnel. Oui, rien que ça. Même avec ce livre qui, d’après les avis sur Amazon et les avis présentés dans la postface, ne laisse personne indifférent. Soit on aime, soit on déteste et on ne comprend pas l’intérêt.

Mais avant de vous parler du contenu du livre, il faut que je vous parle de l’objet livre ! Il s’agit là d’une édition reliée façon cuir magnifique, bien protégée par sa « dust-jacket » montrant Auri observant l’Université, illustrée de gravures du Sous_Monde, par Marc Simonetti.

Comme présenté dans la préface, il ne faut pas lire ce livre si vous n’avez pas lu Le Nom du Vent auparavant, ni La Peur du Sage. Et comme dit dans la postface, il ne faut pas lire ce livre non plus si vous avez besoin d’action, de dialogues et de multiples personnages et endroits dans une histoire. Parce qu’ici, rien de tout ça, il n’y a qu’Auri, ce personnage étrange, qui semble échappé d’une histoire féerique, qui évolue dans son monde, le Sous-Monde, dont Kvothe a pu apercevoir des bribes dans les deux romans précédemment cités. D’ailleurs, l’auteur n’avait jamais prévu de faire publier cette novella, justement à cause de tous ces éléments manquants pour en faire une histoire digne de ce nom, avec du dialogue, de l’action, du suspens. C’est suite aux encouragements de son entourage et de son éditeur que finalement, nous pouvons partager quelques jours du quotidien d’Auri.

S’il vous est recommandé de lire également la Peur du Sage avant de commencer La Musique du Silence, c’est surtout parce qu’il répond à quelques questions que l’on a pu se poser au sujet de cette jeune fille aux cheveux en aigrette de pissenlit, sur son passé surtout – qui reste malgré tout nébuleux pour le moment – et sur ce qu’elle a pu être avant,  et que ce dernier n’évoque à aucun moment ce qui a pu se passer pour qu’elle se réfugie dans son Sous-Monde, et se concentre justement sur la nature de celui-ci, et sur la conscience qu’Auri a d’elle même. Elle ne tourne pas rond, et elle le sait, et parfois, ce poids l’écrase, alors qu’à d’autres moments, le monde -et elle même – est comme il devrait être, avec ses fêlures, ses bosses, et son désordre apparent.

 

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 Un livre introspectif, lent, dans lequel il ne se passe pas grand chose, et pourtant, j’ai eu énormément de mal à le poser. Les lliens d4auri avec son environnement ont bien résonné en moi, et ce personnage s’y est rendu encore plus attachant. J’ignore si j’ai autant accroché à ce livre parce que, comme mentionné dans la préface, je fais partie de ces gens cabossés qui s’identifient à cette jeune fille, ou parce que ce livre, sans plaire à tout le monde, est plus universel que l’auteur ne s’y attendait.

Bonus !

Nightwish a sorti un nouvel album et a dédié une chanson à l’univers du Nom du Vent, et il me semble qu’elle est tout à fait adaptée pour conclure cet article :

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Musique

Enlevez lui son orchestre !

J’inaugure un nouveau sujet dont je n’avais pas encore parlé ici.

Ceux qui me connaissent savent qu’il y a un groupe de musique que j’adore. Si je ne devais en écouter plus qu’un, ce serait celui là. Je suis capable d’écouter le même album en boucle pendant des heures, je deviens une groupie qui chante en coeur pendant les concerts (pathétique ? j’assume !), ce groupe a bercé mon adolescence, il a été ma première grosse claque musicale, et aucun autre n’a réussi à l’égaler pour le moment. C’est Nightwish, LE groupe de métal à minettes cucul poneys arc-en-ciel, oui, oui. Donc voilà, j’attendais avec ferveur le successeur à Dark Passion Play qui m’a bien plu sur le moment, mais que j’écoute à peine maintenant, alors que les autres tournent encore avec la même fréquence. J’attendais les studios reports avec impatience, savoir que ça avance, que bientôt, on pourra écouter le prochain, ça fait quand même plaisir.

Il a y deux semaines, un teaser est sorti, teaser plus qu’étrange. Mais bon, ça colle au concept (déjà vu et revu) de la fête foraine hantée. En plus, un film sortira en janvier, dont l’album sera la bande son. C’est génial pour une groupie écervelée (quand il s’agit de choses que j’aime, hein, entendons nous bien) comme moi. Mais voilà, ce teaser a un peu, détruit ma hâte. Trop étrange visuellement, trop « déjà-entendu » acoustiquement.

Ce matin, donc, le premier morceau est diffusé à la radio finlandaise, et est reproduit sur Youtube, encore heureux d’ailleurs, à 9 heures, je suis au boulot, et pas en train d’écouter une radio en finnois. Et là…

Je sais pas à quoi je m’attendais… Mais… Nightwish fait du Nightwish… Forcément, me direz vous. Mais voilà, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu les lignes orchestrales. Certains riffs me semblent famillier également. Peut être qu’au bout de 6 albums, Tuomas a fait le tour ? Peut être que j’en attendais trop ? Peut être que j’ai grandi et que ce que fait le groupe ne me convient plus ? Peut être que c’est l’effet premier single, qui m’avaient tous paru chiants au possible quand ces chansons sont sorties, avant leurs albums respectifs. Ce n’est qu’un morceau pour le moment, et je sais que je vais l’écouter jusqu’à le connaitre par coeur. Je sais aussi que le jour de la sortie de l’album, j’irai l’acheter. Je l’écouterai probablement en boucle pendant un moment, puis je le rangerai à coté de Once et Dark Passion Play, qui souffrent tous les deux du syndrôme de l’orchestre omniprésent. Et pour le prochain, je ne m’attendrai pas à ce que Tuomas réinvente le fil à couper le beurre. Surtout si on le laisse de nouveau jouer avec un orchestre.

Sur ce, je m’en vais écouter Over the Hills and Far Away (oui, mon morceau préféré est une reprise, le comble !) et avoir de nouveau 15 ans.