Grande-Bretagne, Historique, Youpi Tralala

Les Piliers de la Terre – Ken Follett

The Pillars of the Earth
The Pillars of the Earth – Ken Follett

Quatrième de couverture :

Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Ce livre était dans ma pile à lire depuis presque deux ans, son épaisseur me faisait un peu peur. En août, j’ai pris mon courage à deux mains et l’ai emporté pour passer une semaine dans la campagne bourguignonne profonde. Finalement, la bibliothèque là bas était bien fournie et je ne l’ai commencé que deux jours avant le retour. Et je l’ai terminé hier matin, en novembre donc. Faut dire que la bête fait plus de 1050 pages. Que je l’ai lu en anglais. Et que la violence de certaines scènes me faisait un peu délaisser ce livre pour des lectures très différentes. Mais même si certaines scènes et personnages m’ont fait fulminer, je n’ai pas pas pu l’abandonner.

Ce livre parle de la construction d’une cathédrale, et suit la vie des gens impliqués, de près ou de loin. Si certains sont odieux et détestables, d’autres, malgré leurs failles, sont terriblement attachants. Et c’est bien ce qui fait la force de ce livre. Les personnages bafoués, torturés, malheureux, qui, pourtant, parviennent à se relever, et à réaliser leurs rêves, qu’il s’agisse de la construction d’une cathédrale, ou bien que la justice soit faite malgré tout. Si j’avais envie d’en parler, c’est à cause des personnages féminins, loin de l’image de femme soumise à son mari à laquelle on peut s’attendre au vu de l’époque ou se déroule le récit.

Mais comme il n’y a pas que des femmes dans cette histoire, et que certains personnages me laissent sceptiques, je vais en parler aussi. Je vais même commencer par eux, eh ouais, j’ai peur de rien.

Les personnages masculins sont très présents, forcément, ils bâtissent des cathédrales, sont à la tête du clergé, et règnent sur leurs terres. Si certains ont un caractère admirable, sans être totalement purs et innocents, il s’agit de personnages fouillés et complexes. D’autres par contre… Si on voit qu’ils sont en proie à un dilemme intérieur, on sait pourtant bien à l’avance comment ils vont réagir. William Hamleigh, une brute éconduite par une charmante noble, assoiffé de vengeance, ne trouve de satisfaction que dans la violence (et là, je pense à TOUT les aspects de la vie d’un homme), il est pas content parce qu’un du patelin voisin à fait quelque chose ? Ben, on crame le village. Il veut punir un serf qui n’aurait pas payé une taxe quelconque ? Ben, on viole sa femme ou sa fille devant ses yeux ! Et on fait passer toute la garnison dessus dans la foulée, pour prouver à tout le monde qu’on a quelque chose dans le slip. Mais bon, comme il a peur de bruler en enfer, il va se confesser après, alors ça va, hein, c’est pas grave…

William believed that a man was helpless until people were afraid of him

Alfred, fils de maçon, brute et bête, aime aussi taper dans le tas, surtout quand le tas est plus jeune et plus intelligent. Bon, lui, il ne brûle pas de village, il n’a pas ce pouvoir, mais il ne vaut guère mieux.

Après, d’autres personnages trouvent une rédemption et regrettent leurs actes, liés, bien souvent, aux actions des deux bonhommes précédemment cités.

Il y a aussi des gens bien, hein, attention, Tom, très amoureux de sa femme, pieux à sa façon, adorant ses enfants plus que tout, cherche à atteindre l’immortalité en construisant une cathédrale. Il est prêt à tout pour cela, quitte a forcer sa famille à voyager en plein hiver, avec rien d’autre que des navets. Phillip, moine ambitieux, mais conscient de ses faiblesses et de ses erreurs, est empreint d’une grande bonté envers les siens, même si ses manières d’obtenir ce qu’il veut sont parfois non orthodoxes.

Jack, qui a grandi seul avec sa mère (je vais en venir à elle) en pleine forêt, est doté d’une grande intelligence, et d’un don pour le métier de son père d’adoption (oui, je périphrase, je veux pas vous spoiler non plus). Son éducation fait de lui quelqu’un d’inadapté à la vie en société aux premiers abords.

Enfin, je vous parlait de femmes, j’y viens ! Les femmes importantes sont aux nombre de trois, Ellen, mère de Jack, Aliena, celle qui a éconduit William, et Regan, la mère de ce dernier.

Ellen, qui apparait dès le premier chapitre en maudissant le public d’une pendaison. Celle de son mari, condamné à tord d’avoir volé un calice dans une église. Suite à la malédiction qu’elle a jeté sur les personnes impliquées dans le meurtre de son mari, elle s’installe en forêt, dans une grotte, seule. elle vit seule, accouche seule (oui, elle était enceinte lors de la pendaison), et élève son fils seule. Elle lui apprend à lire, à compter, elle lui raconte des histoires, elle lui apprend à se repérer dans les bois, et à survivre. Mais vivant seule et évitant la compagnie des moines vivant à proximité (forcément, le prieur du monastère était impliqué dans le procès de Jack père), il y a une chose qu’elle a bien du mal à lui apprendre, et c’est la vie en société. C’est pourquoi elle décide de suivre Tom et sa famille.

Aliena, elle, est une jeune noble en age de se marier. Elle est promise à William, dont j’ai fait l’éloge plus haut, mais refuse, son père lui ayant promis de ne pas la marier contre son gré à quelqu’un qu’elle ne pourrait pas aimer. Seulement, les choses ne sont jamais simples, et elle finit pas devoir subvenir à ses besoins elle même, sans son père pour la protéger, et de plus, elle doit s’occuper de son frère, plus jeune et incapable de se débrouiller seul. Elle continue de refuser tous ses prétendants, et est un modèle, tout comme Ellen, de femme autonome et indépendante dans un univers médiéval hostile et dangeureux.

Aliena felt an affinity for Ellen : they were both oddities, women who did not fit into the mould.

Regan, quand à elle, forcément, avec un rejeton pareil, ses desseins ne peuvent être que néfastes, mais pour atteindre son but, elle est prête à tout, et elle régente la vie de son époux ainsi que celle de son fils. Le vrai chef de famille ici, c’est elle. Chose étonnante vu l’époque.

En bref, des personnages fascinants, hommes et femmes, un fond historique de trahisons, de guerres civiles, et de croisades, et en trame de fond, la construction de ce que les personnages espèrent la plus belle cathédrale d’Angleterre.

(Et si vous avez pas envie de lire le pavé, il y a une série aussi, mais c’est bien connu, les séries, c’est pas pareil. Je ne saurais la juger, je n’ai vu que les deux premiers épisodes pour le moment.)

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King Kong Théorie – Virginie Despentes

King Kong Théorie - Virginie Despentes

Quatrième de couverture :

J’ecris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du marché de la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être protecteurs, ceux qui voudraient l’être mais ne savent pas s’y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l’idéal de la femme blanche séduisante qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu’il n’existe pas.

J’ai beaucoup entendu parler de ce livre avant, il aurait changé la façon de voir les choses de bien des gens. Sceptique, je me suis mise en tête de le lire, pour voir si je partagerai leur avis. Ben, euh, en fait, oui.

Je n’avais jamais rien lu de Virginie Despentes, mais son image sulfureuse et sa réputation trash ne m’était pas inconnue. Ce livre, cet essai autobiographique nous raconte comment, de l’adolescente punkette, elle est devenue cette personnalité sujette à polémique.

Ce livre est divisé en plusieurs chapitres, séparés par des citations d’oeuvres féministes plus ou moins connues, Simone de Beauvoir et Virginia Woolf pour les plus connues (même si on ne s’est jamais penché sur le sujet).

Le style de Virginie Despentes est incisif, tiens-dans-ta-gueule, et touche là ou ça fait mal. Elle se penche sur les mécanismes culturels qui placent les femmes dans un carcan de soumission, et réduisant par la même occasion les hommes à des créatures aux pulsions violentes et brutales.

La politique actuelle (ce livre a été publié en 2006) est remise en question, ainsi que la société consumériste, soupçonnées de nous infantiliser :

Un bon consommateur est un consommateur insécure

Un Etat qui se projette en mère toute-puissante est un Etat fascinant.

Elle parle du viol, de sa manière de gérer cette expérience, et de s’en relever, et de sa signification sociologique, de la culpabilisation des victimes et de leur incapacité à se défendre, peut être dûe à l’influence de la morale judéo-chrétienne.Le fantasme du viol, lui, est un dispositif culturel, visant à placer la femme en position de soumission et d’impuissance afin de les écarter du pouvoir.

Elle parle aussi de son expérience de prostituée, bien loin des reportages racoleurs dont nous abreuve la télévision et de ses conséquences sur les gens. Le porno est également évoqué, condamnant les actrices à des voies de garage, cette activité étant visiblement incompatible avec l’intelligence.

King Kong Théorie est un livre court, qui se lit d’une traite, et qui ne laisse pas ses lecteurs indemnes qu’ils se sentent concernés de prime abord ou non.

(Cinq bestioles, c’est qu’il est bien. Non, mais, je précise, je teste encore mon système de notation)

Machins et choses

Questions existentielles de la vie de tous les jours

Bon, en fait, je voulais écrire sur un autre sujet mais ça ne donne rien de cohérent (comment ça, comme toujours ? Je vous entend, au fond près du radiateur, hein !), et j’ai envie d’aider les deux tondus et trois pelés qui se perdraient ici (avec des requêtes Google très chelou des fois, je vous vois en plus de vous entendre, bande de petits pervers !) (Oui, c’est Big Brother ici, mouahahaha) (Je vous ai déjà confié que j’aimais d’amour les parenthèses ?) (Non ? Ben maintenant, c’est fait.).

Questions existentielles pour gens paumés (ou qui paument des trucs) : pourquoi on retrouve toujours ce qu’on cherche au dernier endroit où on regarde ? Parce qu’une fois qu’on a trouvé ce qu’on cherche, ben, on cherche plus, pardi ! (C’est mignon, pardi, tiens, je vais le mettre dans ma liste de mots à utiliser plus souvent.)

Pourquoi on se réveille souvent 5 minutes avant la sonnerie du réveil ? Par conditionnement. (Et si on se rendort après, c’est sans doute un acte manqué.)

Pourquoi on (je(me dites pas que ça n’arrive qu’à moi…)) tombe toujours malade pendant les vacances ? Parce que l’organisme est un emmerdeur qui décide de prendre ses vacances en même temps que nous. Le vil salopiaud.

Pourquoi, quand on va voir quelque chose dans un rayon vide d’un magasin, en l’espace de 2 minutes après y être entrés,  c’est si bondé de gens qu’on se fait piétiner ? Instinct grégaire. « Oh, y a quelqu’un dans le rayon du papier toilette, ça doit être drolement chouette là bas, pis, en plus, je suis pas convaincu par les 36 rouleaux de quadruple épaisseur qui sont tombés dans mon caddie avant, je vais voir s’ils en ont pas qui sent la noix de coco sibérienne à la place. »

Pourquoi ce qu’on cherche se trouve toujours tout au fond du sac/de la poche ? Parce que l’importance qu’on lui donne à ce moment précis (sinon, on le chercherait pas, hein), augmente son poids de manière exponentielle, et donc la gravité est plus forte, donc il est plus attiré par le sol, donc il va se cacher au fond. Pour être plus proche du centre de gravité. (J’ai jamais dit que mon aide serait intelligente ou censée.)

Pourquoi, quand on attend quelqu’un, ça sonne à la porte pile quand on est encore sous la douche (si la personne est en avance), ou aux toilettes (si la personne est en retard), ou encore, ça sonne à la porte au moment ou on voulait passer un coup de fil ennervé « Nan mais t’es où, j’t’attend depuis une demi-heure ! » ? Les gens le savent ! ils attendent devant votre porte ! Ils vous écoutent prendre votre douche, descendre la braguette de votre pantalon (et là, je vais attirer pleins de gens biens, bonjour les gens, pas de cochoncetés ici, j’vous préviens ! Remballez moi ça !), prendre votre téléphone et tapoter un numéro violemment, et là ! Ces sadiques se disent qu’ils vous ont bien eu et se décident à sonner. Y’a plus de notions de vie privée, ma bonne dame, j’vous jure !

Pourquoi les femmes ouvrent-elles la bouche quand elles se maquillent les yeux ? Parce que c’est plus dur de fermer les yeux par réflexe quand on a la bouche ouverte. (Si vous essayez, ne vous éborgnez pas, je recommande pas (sauf si vous aimez le look pirate, pendant quelques jours.).)

Bon, hein, j’ai pas réponse à tout non plus, même si on pourrait croire ma sapience sans limite, là. Mais si quelqu’un pouvait m’expliquer la source de mon inquiétude à chaque fois que je part pour quelques jours, à savoir, est-ce que j’ai bien fermé ma fenêtre en partant (alors que je ne l’avais pas ouverte de la matinée)? Est-ce que j’ai bien éteint les plaques de ma cuisinière (alors que je ne les ai pas utilisées de la journée) ? Ou bien pourquoi je me rend toujours compte que j’ai oublié mes lunettes une fois arrivée au travail alors que je savais que j’avais oublié un truc ?

Et, sérieusement, si on avait tenté d’appeller un retardataire 5 minutes avant, est-ce qu’il serait arrivé plus tôt ? (En imaginant qu’il n’attendait pas derrière la porte, hein.)

Pourquoi les blogueuses mode ont les pieds en dedans ? o_O

Les Témoins de Jéhovah qui rôdent dans les rues le samedi matin sentent-ils qu’on est pressés et est-ce pour ça qu’ils nous arrêtent ? (Oui, le samedi matin, je suis pressée. Je suis toujours pressée dans la rue. Même quand je ne le suis pas.)

Les notices de médicaments ont-elles la bougeotte ? Je peux tenter d’ouvrir les boîtes de tous les côtés, ce sera toujours du côté de la notice. Elle doit le faire exprès. (Comment ça, je me sens persécutée par tout le monde, et par les notices de médicaments en plus de ça ? Meuh non, pft !)

Sinon, quelques questions existentielles que je doit être la seule à me poser. Pourquoi la nourriture pour animal est-elle souvent composée de viande d’animaux qui ne serait pas présente dans la chaîne alimentaire naturelle de l’animal à l’état sauvage ? Sérieusement, vous avez déjà vu un chat attaquer un élan parce qu’il avait envie d’un morceau juteux de gigot d’élan ? Ou de boeuf ? Ou de renne ? (La pâtée à la souris, ce serait pas judicieux par contre, il en faudrait beaucoup trop pour juste un paquet, c’est pas un modéle marketing viable.)

En cas d’apocalypse nucléaire qui ferait muter tout le monde en zombies, sachant que les zombies se nourrisent de chair humaine fraîche, si tout le monde mute, ils mangeraient quoi ? o_O (Oui, c’est une question que je me pose tout les jours. Absolument, madame ! Ou monsieur.)

Et pourquoi, ooooooh pourquoi, surtout quand on est pressé (je suis toujours pressée, je vous l’ai déjà dit ?), on est TOUJOURS derrière quelqu’un qui marche tout doucement, en se faisant large (pour pas qu’on puisse doubler, ‘voyez), et pourquoi ces gens là sont souvent en survêtement ? (J’ai rien contre les survêtements, mais je pensais qu’ils seraient plus actif et plus dynamiques, les gens qui portent ça, c’est quand même un vêtement de sport, hein, à la base.)

J’avoue, en fait, cet article, c’était une excuse pour poser mes questions à la con.

La prochaine fois, peut être que je raconterais un truc intéréssant, on sait jamais, ça pourrait arriver un jour.

Statistiques : 5 « hein » sans compter celui là, et 27 parenthèses. La prochaine fois, j’essairais d’en mettre moins. Promis.