Entre-deux, Fantastique, Irlande, La Femme Sauvage

Roi du Matin Reine du Jour – Ian Mc Donald

Roi du Matin Reine du Jour de Ian McDonald

Ian Mc Donald
Editions : Denoël
ISBN : 978-220725981-8
504 pages

Emily Desmond, Jessica Caldwell, Enye MacColl, trois générations de femmes irlandaises, folles pour certains, sorcières pour d’autres. La première fréquente les lutins du bois de Bridestone quand son père, astronome, essaie de communiquer avec des extraterrestres qu’il imagine embarqués sur une comète. La seconde, jeune Dublinoise mythomane, se réfugie dans ses mensonges parce que la vérité est sans doute trop dure à supporter. Quant à Enye MacColl, katana à la main, elle mène un combat secret contre des monstres venus d’on ne sait où.

Creusant la même veine, âpre et magique, que La Forêt des Mythagos de Robert Holdstock, Roi du matin, reine du jour nous convie à un incroyable voyage dans l’histoire et la mythologie irlandaises.

Né en Angleterre, mais ayant presque toujours vécu en Irlande, lan McDonald est un des auteurs les plus en vue de ces dix dernières années. Ses deux derniers romans, d’une énorme ambition thématique et stylistique, ont été finalistes du prestigieux prix Hugo.

C’est un peu au hasard en me promenant parmi les rayons de la médiathèque que j’ai pris ce livre. Il était mis en avant sur un rayonnage, la couverture a attiré mon œil, il fallait que je le prenne. Comme ça, sans même avoir lu la quatrième de couverture. Bon, juste avant de le biper, je l’ai quand même lue. Au cas où. Trois générations de femmes, sorcières, folles, bingo, hop, j’emmène.

Le roman est articulé en quatre parties, qui diffèrent énormément de part leur forme. En effet, la première partie, consacrée à Emily Desmond, se déoule peu avant la Première Guerre Mondiale, se présente un peu comme Dracula de Bram Stocker, sous forme d’extraits de journal intime, de lettres, de coupures de presse. C’est justement cette forme là qui m’a toujours empêchée de terminer ma lecture du classique de la littérature vampirique. C’est donc avec appréhension que j’ai lu cette première partie, un peu hallucinée, entre adolescente qui voit des fées et père qui voit des petits hommes verts. La mise en place est lente, mais une fois l’action lancée, les aventures d’Emily se sont déroulées avec rythme et elles m’ont d’ailleurs semblées bien trop courtes.

S’en suit ensuite le récit de la thérapie de Jessica Caldwell, pendant les années 40, grossière, vulgaire et mythomane aux yeux de tous, même si ses histoires rocambolesques finissent toutes par avoir lieu. Les parties qui lui sont consacrées sont rédigées de manière plus conventionnelle, ici, pas de style épistolaire, mais un récit chronologique, carré, droit au but.

Ensuite, nous retrouvons Enye McColl, à la fin des années 80, plongée dans le monde des publicitaires, façon American Psycho, sauf qu’elle dégaine le katana et non la hache, et qu’elle débite plutôt des créatures étranges que des humains.

Le récit d’Enye est aussi chaotique par son contenu que par sa forme, les ellipses sont légions, et il m’a semblé difficile d’établir une chronologie avant d’arriver à la fin, moment ou tous les éléments du puzzle se mettent à leur place pour former une image cohérente.

Un livre qui regorge de femmes fortes et indépendantes (selon leur époque), qui évoque des thèmes forts tels que le viol, l’avortement et la sexualité, un style foisonnant, travaillé et complexe, et pourtant, il m’a manqué le petit truc en plus qui aurait fait de ce livre un coup de cœur.

corbeaucorbeaucorbeau

Publicités
Entre-deux, Fantastique, France

Les Mystères de Saint-Pétersbourg – Christian Vilà

En rouge et noir ♪

Un rituel magique est à l’ origine de la Révolution d’octobre.
Pour Efim Stoïkov, jeune chaman sibérien, tout commence à Barabinsk, son village natal. Une vieille femme à l’agonie lui confie la garde d’une mystérieuse créature qui lui ouvre la voie vers le Pays Violet, le monde des esprits. Ayant survécu aux premières épreuves de l’apprentissage chamanique, il émigre vers Saint-Pétersbourg.
Dans la capitale tsariste, où la police dispose d’allies surnaturels, où complots politiques et combats de sorciers font rage dans les bordels et les palais, Efim achève son initiation et subit le joug des terrifiantes Reines-Sorcières, qui se livrent une guerre secrète dans les coulisses de l’histoire.
Sa route va croiser celle de Raspoutine, qui lui a été désigné pour ennemi. Mais derrière le moine maudit se cache un Ennemi plus redoutable encore : le Prince des Nocents, souverain occulte de la cité. Pour vaincre, Efim devra franchir les Seuils Violets qui palpitent dans l’horizon du monde des esprits, et où affluent les âmes des soldats morts dans les combats de la Première Guerre mondiale. En ces lieux singuliers vont se jouer son destin… et celui du siècle.

feather

Ce livre est la preuve que parfois, je me laisse emporter par la couverture… Les couleurs m’ont hypnotisé et me sussuraient à l’oreille « Emmène nous, le livre est bien, tu vas voir, aie confiansssssse ! ». La prochaine fois, je mettrais des boules Quiès et des lunettes de soleil. Enfin, j’exagère, c’était pas mauvais, c’était même vachement prometteur, au début. Puis, pfuit. Le pétard mouillé. Le soufflé qui retombe. La déception, en somme. Parce que les mythes slaves, c’est loin d’être surexploité, surtout dans la littérature de nos contrées. Ca aurait pu être si bien… Ô, toi, livre à la couverture si éclatante, pourquoi m’as tu laissé lâchement tomber ?

Pour revenir au roman, Les Mystères de Saint Pétersbourg suit Efim, un jeune sibérien, depuis sa plus tendre enfance, jusqu’à ses vingt ans, avec le recul d’un vieillard (chaud comme une baraque à frites, d’ailleurs.) Efim sortira de sa cambrousse sibérienne pour entrer à Saint-Petersbourg, déjouer les manigances de Raspoutine et de Dames noires et rouges lesbiennes qui se livrent à un jeu de cartes maléfique. Ou quelque chose comme ça. Les premières pages m’ont envoutées, se lisaient d’une traite, jusqu’à ses délires de voyages astraux, qui ne sont d’ailleurs jamais appelés comme ça. Si au début, j’arrivais à suivre, une fois Efim à Saint-Pétersbourg, confronté à des Oreilles et des Sacs de Pierre, l’auteur m’avait perdue. Tant d’idées qui fusaient de partout, et pourtant, tant de clés pour les comprendre qui semblaient être restées coincées quelque part sur le chemin de sortie du cerveau de l’auteur. Je n’ai pas compris les enjeux, sauf qu’Efim est le créateur du point Godwin, et que Raspoutine est son ennemi. Pas pour des raisons politiques (enfin, peut être que si, j’ai pas tout compris), mais pour des raisons sentimentales. Car, pour Efim, qui, lors de son initiation chamanique, à refuser de pratiquer l’ascèse, « tout n’est que sensualité et volupté ». Ce qui résume aussi très bien le livre. Voyage astral, scène de fesses, voyage astral, sexe, sexe lesbien, voyage astral, trip aux champignons, confrontation avec Staline/Raspoutine/un Sac/une Oreille, sexe, voyage astral. Alors c’est très bien de mettre du cul partout, hein, mais un peu moins de cul et d’orgie et un peu plus de détails qui permettent de comprendre l’histoire, l’Okrana, tout ça, ç’aurait été pas de refus, hein.

Je m’attendais plus à un roman du style de Jonathan Strange et Mr Norell, et en fait, non. Ou alors tellement mélangé à une version écrite du Rocky Horror Picture Show (un accueil dans un hôtel particulier fait par une femme en porte-jarretelle) que le tout était réellement étrange.

corbeaucorbeau

Dispensable. Vraiment. Pfuit.

[…] les hommes adultes. Ceux-là n’ont d’autre obsession que fourrer, limer, besogner, décharger, et nous traitent comme autant de crachoirs destinés à être le réceptacle de leurs sécrétions poisseuses.

P.S. : contre les pubs, installez Ad-Block.

Bibliothèque, Entre-deux, Fantastique, Grande-Bretagne, Polar

Le Dernier Apprenti Sorcier, tome 1 : Les Rivières de Londres – Ben Aaronovitch

L’agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu’au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel… s’il n’était mort depuis plus d’un siècle ! Et Peter n’est pas au bout de ses surprises : recruté par l’énigmatique inspecteur Nightingale, il intègre l’unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; faire respecter les divers accords passés entre les forces occultes de Londres ; réconcilier les divinités qui se partagent la Tamise, sans devenir esclave de leurs charmes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d’incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s’il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres…

feather

Peter Grant est une nouvelle recrue de la police londonienne. Après avoir passé deux ans en uniforme, à règlementer les bagarres de bistrot, il attend de connaitre le poste auquel il sera définitivement assigné. Son problème ? Il se laisse facilement distraire. Sur un lieu d’un crime, il manquera l’évidence parce qu’il sera trop occupé à lire la légende d’un monument situé juste à côté. Alors qu’il se trouve sur le lieu d’un crime, il rencontre un étrange témoin, qu’il est le seul à avoir vu. Forcément, tant donné qu’il s’agit d’un fantôme. Cette capacité à voir des choses lui vaut un poste dans une étrange unité. L’unité spécialisée en fantômes, vampires, loup-garous et autres créatures surnaturelles. Le meurtre sur lequel il enquête est celui, visiblement totalement arbitraire, d’un homme, dans une rue déserte, qui s’est fait décoller la tête (oui, vraiment) avec une matraque par un home avec un masque… Un masque ? Vraiment ? Et cet homme masqué, comment l’arrêter ? Est-ce seulement possible ? Et si, comme le seul témoin est un fantôme, le coupable était possédé ? Et le nouveau supérieur de Peter, pourquoi tout le monde parle-t-il de son grand âge ?

Ce roman policier fantastique, narré à la première personne, se démarque par un élément assez atypique. Son héros, ainsi que la plupart de ses protagonistes, sont de couleur. Et le narrateur ne manque pas de nous le faire remarquer, à travers son point de vue sarcastique et parfois à coté de la plaque. Car même s’il est policier et le héros (ou anti-héros ?) de ce livre, il n’échappe pas aux préjugés, que ce soit lors d’un trajet en métro ou ailleurs. Si l’humour assez noir est omniprésent, le livre pèche parfois par son incohérence temporelle. Un évènement peut avoir lieu dans un chapitre situé au début du roman, ensuite, deux ou trois chapitres suivent dans lesquels les personnages ont bougés, découverts d’autres, pour revenir à l’évènement précédent, presque comme s’il ne s’était rien passé. De plus, les tenants et aboutissants du pourquoi du comment (oui, ceci est une phrase) m’ont échappés. La durée du récit n’est pas vraiment claire non plus. L’action se déroule sur 6 mois, mais tout semble s’enchaîner si vite que tout ça pourrait aussi bien se dérouler sur trois semaines.

Malgré tout, un livre qui se lit vite, assez agréable et drôle, au style proche de Doctor Who (dont l’auteur a écrit plusieurs épisodes) et . Avec un Londres vivant et devenu un personnage à part entière. Mais lire la suite n’est pas vraiment à l’ordre du jour.

corbeaucorbeaucorbeau

Caca Bouquin, Fantastique, France, Historique

La Joconde sanglante – Ariane Mickael-Mitchell

La Joconde Sanglante
Ouais, avec une couverture pareille, j’aurais dû me méfier…

Heum… Alors… Euh… Ben… J’ignore ce qui m’a poussé à choisir ce livre à la bibliothèque… Je crois que j’aurais dû le laisser la où il était… Euhm. Il faut dire que, si la lecture a été rapide, elle a été bruyante. (Oui, je ne peux pas m’empêcher de commenter à voix haute quand je suis affligée… Ne regardez jamais de nanar avec moi si ça vous dérange.)

Donc, ce livre est basé sur une histoire réelle et a pour ambition de faire connaitre la comtesse Bathory. Bon, quand on dit basé sur une histoire réelle, il faut aussi ajouter que l’histoire à été fortement romancée, et sert d’alibi a une histoire de quête d’identité. En effet, l’histoire ne se passe pas en Hongrie au XVIème siècle, mais elle débute à Paris, en 2006. Elisabeth, une jeune greffière née sous X échappe de peu à la mort. Au même moment, sa mère biologique hongroise met fin à ses jours pour échapper à une sombre malédiction. A ce moment là, vous vous douterez qu’il y a un lien entre Elisabeth et Erszebeth (ou Elisabeth) Bathory, le nom m’a pas été choisi au hasard. Quelques semaines plus tard, Elisabeth (la greffière, pas la comtesse), reçoit un courrier d’un notaire, elle hérite d’une ruine et d’un orphelin. Le problème, c’est que notre chère Elisabeth, ben, depuis que ses parents adoptifs hyper croyants l’ont surprise à jouer a touche-pipi avec le voisin quand elle avait 12 ans, elle est bloquée sur les préadolescents.

Pedobear

Sans jamais passer à l’acte, elle est bien placée de part son métier de savoir que c’est mal. Donc voilà, nous avons une héroïne aux préférences sexuelles glauques, au caractère froid et relativement détestable. Et, forcément, sinon, il n’y aurait pas de rapport, elle est une descendante de la comtesse sanglante. Qui, tout comme ses nombreuses victimes, hante le château reçu en héritage, car, si elle n’a pas obtenu la jeunesse éternelle, elle veut devenir connue ! La plus grande serial killeuse de tous les temps ! 600 victimes ! C’est énorme ! Surtout pour une femme ! Car, tout du long, on enfoncera le clou de la femme douce et aimante, incapable de faire du mal à une mouche, et pourtant, ce monstre sanguinaire fût doté d’un double chromosome X. (J’ai voulu compter le nombre de fois ou le mot « féminité » était mentionné, j’en ai eu marre au bout d’un chapitre.)

Bon, donc, Elisabeth va en Hongrie, s’installe au château, rencontre un voisin de son age, en tombe amoureuse, après s’etre rendue compte que l’orphelin pré-adolescent de lui faisait pas frétiller les ovaires. Forcément, il s’agit en fait de son frère biologique. (Désolée pour le spoiler, mais vous ne comptiez pas le lire quand même ?) Son frère, qui d’ailleurs, fait semblant d’être muet, et qui possède le pouvoir de voir ce qui se passe au loin et d’en faire du dessin automatique. (Les notes de bas de pages, bien renseignées pour la majorité, indiquent ici que l’écriture automatique est en fait un moyen de communication avec les esprits…) En plus de ca, Elisabeth, notre chère héroïne, ignore que Dracula est un personnage littérature, certes inspiré d’un fait réel, mais somme toutes, un vampire de littérature, mais elle ignorait également tout de la comtesse, qui a fait l’objet de bien des livres et de films. Le livre ici, nous donne l’impression qu’il s’agit d’un obscur personnage sans importance, et pourtant, je crois que chaque personne s’étant intéressée au vampirisme connait les tenants et aboutissants de cette histoire.

Sinon, si on tente de ne pas tenir compte de l’histoire un peu bateau du personnage principal, le style est assez maladroit, certaines phrases sont bancales, il y a énormément de répétitions (« féminité » pour n’en citer qu’un), MAIS ! Car, finalement, tout n’est pas à jeter, les annexes sont très bien documentées. Sur la comtesse Bathory, sur l’histoire du pays, sur l’histoire de sa lignée dégénérée, sur ses complices. (Et sur un visiteur surnommé Cadavrius Lecorpus, qui m’a donné envie d’écrire un récit grivois dont le personnage principale porterai le nom charmant de Phallus Erectus), ainsi que les moyens utilisés pour supplicier ses victimes.

Si on exclut donc cette dernière partie fort bien documentée (mais vous trouverez ces infos ailleurs aussi), on a ici un nanar livresque, mais involontaire, c’est un peu dommage. Sinon, regardez le film de Julie Delpy sur le sujet, La Comtesse, que ca s’appelle (même si je suis sortie de la salle de cinéma avec la même impression que lorsque j’ai fermé ce livre, c’est à dire un sentiment étrange entre le LOL et le WTF, sentiment partagé par l’amie qui m’a accompagnée au cinéma, d’ailleurs. Sentiment baptisé le « What the fucking LOL? ».)

Entre-deux, Europe, Fantastique, Grande-Bretagne

The Graveyard Book – Neil Gaiman

The Graveyard Book - Neil Gaiman
Il m'a fallu trois semaines pour capter qu'il y'avait un visage dans la pierre tombale, je suis une flèche !

 

L’homme Jack a une mission, éliminer une famille jusqu’au dernier. Mais le dernier en question, bien qu’il sache à peine marcher, n’est pas de cet avis et va chercher refuge dans le cimetierre situé à côté de la maison ou ses parents et sa soeur ont été tués. Là, il est recueilli par les habitants du lieu, des fantômes et autres créatures surnaturelles. La famille qui décide de s’occuper de lui l’appele Nobody, car il ne ressemble à personne. Nobody jouit de pouvoirs qui lui permettent de rester incognito au cimetierre, et c’est un vampire qui est chargé de lui apporter de la nourriture et tout autres choses du monde des vivants dont il pourrait avoir besoin.

Chaque chapitre du livre est une aventure sans rapport avec les précédentes, et se passe deux ans, à peu près, après le chapitre qui l’a précédé. On rencontre les habitants du lieu, et Bod apprend les rudiments de la vie (et de la mort par la même occasion, forcément), grâce à eux. Bien sûr, il rencontre également des vivants, mais leur univers semble bien étrange par rapport au monde des morts. D’ailleurs, l’univers du livre est assez burtonien, où le monde des morts semble bien plus joyeux que celui des vivants. J’ai eu de nombreuses réminicences des Noces Funèbres pendant la lecture. (Bon, et un personnage m’a fait penser à une prof que j’ai eu à la fac, mais seulement au cause du nom à consonnance d’Europe de l’Est (du coup, ce personnage avait un fort accent dans ma tête -__-)).

L’étrange vie de Nobody Owens en français reste un roman jeunesse, ou les gentils sont gentils, et les méchants, ben, forcément, ils sont méchants. Mais sa force réside dans l’imaginaire de l’auteur, et ça reste une histoire touchante, sur la solitude, la différence, Bod étant vivant parmi les morts, et parmi les vivants, il n’est pas vraiment à sa place non plus, l’apprentissage de la vie, et, même si certains éléments semblent déjà vus (les loups garous, les vampires, les fantômes, et le côté vraiment très burtonien), ou si ça peut sembler simpliste, ça reste une lecture agréable, qui soulève des points importants, qui sont souvent oubliés, même des adultes.

Bon, en fait, cet article, c’est surtout pour introduire une citation qui m’a semblé très juste (et aussi la seule que j’ai réussi a surligner lors de ma première prise en main de ma liseuse…) :

Wherever you go, you take yourself with you.

C’est le troisième livre de Gaiman que je lis, le deuxième qui est qualifié de jeunesse, et celui ci me parait bien moins « glauque » que Coraline, que je ne suis pas sûre que j’aurais bien digéré si je l’avais lu en étant petite.

Et, pour finir, pour illustrer mon propos du style Corpse Bride :

 

 

Caca Bouquin, Epoque victorienne, Europe, Fantastique, Grande-Bretagne, Historique

Victoria, reine et tueuse de démons – A.E. Moorat

Victoria, reine et tueuse de démons

À une heure avancée de la nuit, alors qu’il contemplait Perkins, son serviteur, en train de manger son chien, Quimby, l’air sombre, se mit à réfléchir aux événements inhabituels survenus dans la soirée.

Ca commence comme ça, et la première phrase est assez représentative du reste. Nous rencontrons Quimby et son serviteur zombifié Perkins (j’ai du relire la première phrase plusieurs fois, elle m’a un peu prise par surprise, faut bien l’avouer), qui se remémorent les évènements de la soirée, qui aurait dû se passer agréablement. Une agression de zombies, de rats, et une photo compromettante plus tard, nous rencontrons aussi l’héroîne du livre, la future reine Victoria, occupée à faire des listes de choses qu’elle aime dans son journal intime. On note donc qu’elle n’aime pas la soupe de tortues ni les perruques (j’ai du chercher sur wikipédia pour comprendre la référence historique…). Le roi se meurt d’un rhume des foins, sa mère somnole dans un coin, et une succube décide de l’attaquer.Le protektorat (non, pas de faute de frappe) protège le royaume des démons, et va intégrer Victoria dans son équipe.

L’histoire est ici revisitée à la sauce gore, les faits historiques sont détournés, des machinations sont inventées par l’auteur. Le rythme est soutenu, et parfois, à l’aide d’ellipses et flashbacks, un peu déroutant. Les démons se limitent à des succubes, des loups-garous et des zombies, et un autre qu’on ne sait pas trop ce que c’est en fin de compte. J’ai mis un moment pour finir ce livre, ça part dans tout les sens, un nouveau personnage à chaque chapitre (bon, c’est pas ça qui m’empêche de me concentrer, hein), mais j’avais l’impression pendant toute ma lecture que c »était sans queue ni tête, peut être que je n’étais pas assez concentrée, mais les zombies, ils sortent d’où ? Que des tas de trucs sont balancés dans l’histoire sans être explicités. C’est une relatation de « faits » sans autre explication. Victoria m’a donné envie de lui foutre des claques, les protekteurs sont des machines à tuer du démon sans psychologie.

Ce livre avait du potentiel, des éléments intérréssants, mais l’auteur n’en a rien fait de bien passionnant. Un peu comme s’il avait fait une liste d’éléments à intégrer et les a mis là ou ça serait éventuellement marrant.

« Je vais écrire un livre, tiens, je m’ennuie en ce moment. Du fantastique, ca me parait bien. Ou bien de l’historique ? J’hésite… Pourquoi ne pas melanger les deux ! C’est l’idée du siècle ! Alors, dedans, je vais mettre :

  • des zombies
  • une créatures à la Frankenstein… Mieux, des zombies façon Frankenstein !
  • des loup-garous, depuis Twilight, ça marche bien, ça
  • des succubes, ça sonne bien, ça, une succube… su–ccu-be… c’est classe
  • Baal, il a un nom cool, lui, on va le mettre aussi, je sais pas ce qu’il fait, mais ça sonne bien.

Arg, Maru, enlève cette souris éventrée de mon clavier, je tente d’écrire un livre !

  • Tiens, des boyaux, ouais, va pour les boyaux, Saw a bien fait un malheur, hein (Merci Maru ! Miaou !)
  • Un fétichiste du pied, ça ajouterait du piquant. »

Enfin voilà, je suis déçue, tant de potentiel gâché. Mais peut être que j’ai placé la barre trop haut. Ca reste une lecture pas trop prise de tête (si on ne se laisse pas embrouiller comme moi par les multiples dates, heures, et lieux) et il y a des moments assez drôles, mais ce n’était pas pour moi.

Et comme un livre similaire est sorti sur Lincoln, la prochain, j’exige que ce soit l’impératrice Sissi qui s’y colle !

Sinon, l’édition est très soignée, et il y a un marque pages détachable du rabat de la couverture (mais ça, c’est l’objet livre, et pas le contenu).

Pour les curieux, on peut lire les deux premiers chapitres sur le site d’Eclipse, en cliquant sur le lien.

Amérique(s), Entre-deux, Etats-Unis, Fantastique

Sac D’Os – Stephen King

Ils auraient pu pondre une couverture plus jolie quand même, hein
Ils auraient pu pondre une couverture plus jolie quand même, hein

Le dernier Stephen King que j’ai lu, c’était Rose Madder, et j’étais au lycée. J’ai arrêté de les lire parce que la traduction de celui là en particulier était vraiment mauvaise (je voulais devenir traductrice littéraire à l’époque, ça me faisait mal de voir des idiomes  anglophones non pas adaptés, mais traduits mot à mot). Donc voilà, plus de Stephen King en 8 ans, alors que ses livres m’ont accompagné durant toute mon adolescence. Sac d’Os était un des seuls disponible à la médiathèque que je n’avais pas encore lu, et en plus, comme la mini-série est en production, je me suis dit que c’était le moment.

On rencontre donc Mike (encore un !), vivant à Derry, qui vient d’apprendre le décès brutal de son épouse Johanna. Mike est, comme un certain nombre des héros de King, écrivain (Misery, Shinning) et souffre du blocage typique à la profession depuis la perte de Johanna. Il est également sujet à d’affreux cauchemars ayant lieu dans la maison de vacances qu’il possède, près du lac Dark Score (avec un nom pareil, personnellement, ça me donne pas des masses envie d’y passer mes vacances, hein). Le point culminant de ses rêves le pousse à s’installer à Sara Laughs, cette fameuse demeure, thêatre de ses cauchemars, qui tient son nom d’une chanteuse du début du XXème siècle, Sara Tidwell, qui aura une rôle important dans ce livre. Il rencontre Kyra et Mattie Devory, qui ont quelques problèmes familiaux suite au décès du père de Kyra. Mike découvre des éléments qui lui font croire que Johanna lui cachait quelque chose, et ses cauchemars passés prennent une tournure prophétique.


Le Maine selon S. King

Je dois avouer que, même si j’aime beaucoup les livres de Stephen King, peu d’entre eux m’ont fait peur. A vrai dire, je me souviens seulement vaguement d’une nouvelle parue dans Danse macabre : Celui qui garde le ver qui m’a fait de l’effet. A moins que ce ne soit la couverture hideuse. Par contre, il m’a toujours donné envie de continuer à tourner les pages pour savoir ce qui adviendra des personnages.

Le roman est à la première personne, et ça gâche toujours un peu, pour moi en tout cas, dans ses livres ou ceux d’un autre, le suspense. On sait qu’il va survivre de toutes manière (je vous ai déjà dit qu’Hélène de Troie qui raconte sa mort dans Mémoires d’une Catin, c’est ridicule d’un point de vue logique ?). Il arrive à rendre ses personnages proches de nous grâce au langage, mais il reste toujours une distance. Les larmes me montent aux yeux assez facilement quand je lis, mais là, par contre, rien. Que dalle. Nada. Même pas un reniflement triste lorsqu’un personnage meurt. D’ailleurs, ce personnage est mort depuis depuis deux pages que déjà Mike se dit qu’il a écrit des dizaines de morts semblables dans ses livres, et qu’il s’agit d’une mort facile et pratique pour l’auteur. Ce qui n’est pas un mauvais point, j’aime bien ce genre de clins d’oeil et de recul sur les ficelles utilisées.

L’assassinat est ce que la pornographie produit de pire ; l’assassinat est le “laisse-moi faire ce que je veux” porté à son stade ultime.

D’ailleurs, le titre même du livre Sac D’Os, est un clin d’oeil aux personnages de romans qui ne sont que des sac d’os que l’auteur doit remplir.

En bref, des personnages proches du lecteur et intéressants, mais je ne me suis attachée à aucun d’entre eux, Même si une scène particulièrement cruelle m’a fait grincer des dents.

L’élucidation de l’histoire sur fond de mémoire collective mélée à une histoire de fantômes est fascinante, touchante aussi, et me fait regretter d’avoir ignoré M. King pendant de si longues années alors que nous nous entendions si bien auparavant.

Peut-être croyons nous toujours que ce que nous avons perdu était justement ce qu’il y avait de mieux… ou qui aurait été le meilleur.

Entre-deux, Europe, Fantastique, Grande-Bretagne

Magic Cottage – James Herbert

magicottage.jpg

Ado, j’adorais les livres qui font flipper, j’adorais Stephen King, je regardais des films d’horreur toute seule dans le noir, et ça ne me faisait rien. Au moins jusqu’à ma majorité. Après, j’ai regressé et j’ai commencé à avoir peur du noir (en fait, non, mais c’est pour l’image, voyez ?). Tout ça pour vous raconter que ça fait un bail que je n’ai plus lu de livre classifié en tant que « terreur ». J’ai emprunté Magic Cottage parce que la couverture était jolie (comment ça, j’ai des goûts de chiottes ?!), et que, comme je venais de terminer Le Trône de Fer, je me disais que peu importe ce que je lis, ça ne me fera pas d’effet après cette lecture.

J’ai donc commencé ce bouquin en ne connaissant pas l’auteur, et ayant à peine survolé la quatrième de couverture.

Mike, un musicien vivant à Londres avec sa copine Midge, illustratrice de livres pour enfants, nous raconte, avec son franc-parler, leur recherche d’une maison à la campagne, et va nous raconter ce qui leur est arrivé dans ce cottage qu’ils ont acheté suite à un coup de cœur.

Tout commence quand Midge découvre cette annonce dans le journal. Une annonce toute simple, mais qui semble être magnétique sur elle. Elle n’a repéré que celle-ci, c’est cette maison là qu’elle veut, et aucune autre ! Peu importe si elle tombe en ruine, si les gens sont bizarres, d’ailleurs, ils deviennent aimables une fois qu’ils savent que le couple va s’installer à Gramarye, ce fameux petit cottage de l’annonce. Ils rencontrent leurs voisins, membres d’une secte appelée les Synergistes, ainsi que le pasteur, qui leur dit de se méfier d’eux. Ils se lient d’amitié avec…un écureuil, et, forcément, sinon, y’aurait pas de quoi en faire un livre, avec les Synergistes. Enfin, surtout Midge, parce que Mike est un peu réticent. L’endroit semble réelement magique, un peu comme les cabanes au fond des bois des Disney, avec les petits animaux, les petites fleurs et tout et tout. Je me suis d’ailleurs représentée Midge comme Blanche Neige.

BLanche Neige

Mike nous raconte tout ça avec beaucoup d’humour, et quelques maladresses, en effet, à plusieurs reprises, il parle de quelque chose, s’arrête, puis dit un truc dans ce genre là : « enfin, vous verrez plus tard, hein, je m’égare ». Oui…. Certes… Parce que même si l’histoire est relativement prenante et même assez flippante par moment (ils se font surveiller par une forme sombre qui disparait aussi vite qu’elle est apparue, puis, vers la fin… Cette forme… fait coucou à Mike… Véridique !), ces égarements et demies ellipses donnent l’impression que le suspens se construit de manière forcée et laborieuse. « Hahaaaaa, il va se passer un truc ! Vous le savez ! Mais je le dit quand même pour les bouchés du fond ! Mais je ne vous le dirais pas avant 50 pages ! Nananère ! Vous avez peur, hein ?! ». C’est d’ailleurs un peu dommage, parce que du coup, on est dans l’expectative que quelque chose se passe, et justement, quand quelque chose se passe enfin, on n’est pas vraiment surpris : « Tenez, je vous l’avais dit ! Bouh ! ». On a droit à quelques anecdotes de son travail de musicien de studio, de ses tournées, de ses expériences avec la drogue, à des descriptions de l’endroit, qui semble venir d’une autre dimension. D’ailleurs, lui même compare l’effet de Gramarye sur lui à un trip par moments.

Le lien avec les synergistes donne à penser qu’il s’agit en fait d’un thriller avec machinations et manipulations, mais le fantastique reprend le dessus, tout en laissant le mystère planer sur la nature des événements. Et l’auteur réussit quand même à bâcler la fin. On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé ni pourquoi, et ça tombe bien, Mike non plus.

C'est toujours la faute de la femme...
Films

Splice

Attaque du super mutant poulet poisson salamandre libellule raie humain machin bidule
Attaque du super mutant poulet-poisson-salamandre-libellule-raie-humain-machin-bidule

Un truc que j’aime bien, c’est les films d’horreur. Seulement, j’ai beaucoup de phobies. Certaines sont complétement saugrenues, d’autres plus problèmatiques quand il s’agit de films un peu, euh, glauques, diront nous. Parmi ces phobies, complètement inexpliquées, hein, il y a les limaces, les vers de terre, les tongs, le grincement des couverts sur une assiette, les minikeums et les créatures humanoïdes bizarres (non, y’a pas d’intrus dans la liste). D’ailleurs, le premier film que j’ai vu qui m’a fait peur, c’est « La Mouche », quand j’étais petite, je ne l’ai même pas vu en entier tellement le machin mutant qui grimpe au plafond m’a fait flipper ma race. Par contre, d’autres films bien glauques, pfeuh, la petite Lady of the blog en culottes courtes, ben, elle était pas impressionnée. Les oiseaux de Hitchcock ? « Ooooooooooooooh ! Oiseauuuuuux ! » Mes parents n’ont d’ailleurs jamais compris pourquoi je choisissais toujours cette vidéo-là dans le meuble télé. X-files dans la trilogie du samedi ? Heureusement que c’était justement le samedi, je pouvais me coucher un peu plus tard ce jour-là (à part un épisode avec un lombric géant dont je ne me souviens que d’une scène et qui hante encore mes cauchemars 15 ans plus tard). E.T. ? Là, c’était une autre histoire, E.T. m’a toujours mis mal à l’aise. Il devait me sembler trop gluant.

Bref, revenons à nos mutants, parce qu’en fait, je voulais parler de Splice. (Comment ça, il est sorti l’année dernière ? Comment ça, je suis à la bourre ? Je fais ce que je veux d’abord !

Ce film avec la créature humanoïde bizarre (x.x) sur l’affiche, je voulais le voir au cinéma l’année dernière, pour une obscure raison, sachant que les bestioles étranges et potentiellement gluantes, c’est vraiment pas ma tasse de thé (le thé non plus d’ailleurs, j’aime pas ça… ma tasse de café ? O_o). Personne ne s’est dévoué pour m’accompagner, et c’est tant mieux, j’aurais commencé à hurler à peine le film commencé. C’est donc dans le confort de mon salon, en compagnie de ma moman et de mon chat (qui m’ont aussi tenu compagnie pour The Ring, qui, en tant que film d’horreur japonais, est assez anxiogène, pour moi en tout cas) que j’ai lancé le DVD.

Attention spoilers !

!

!

!

Le film commence dans un laboratoire pharmaceutique, appelé NERD (non, j’invente rien), où un couple créée des êtres à partir d’ADN de différents animaux, afin d’extraire des protéines visant à guérir le cancer. Leurs premières créatures sont un couple de, euh… De quoi, au juste ? Je dois avouer qu’à aucun moment il n’a été mentionné de quels animaux ils avaient extrait les ADN (ADNs ? ADN ?). Bref, un couple de machins roses, ressemblant à des limaces géantes, sans yeux, sans rien, en fait, mais qui s’accouple. Fred et Ginger qu’ils s’appellent, les trucs là. Le lecteur attentif qui aura fait attention au premier paragraphe se doutera qu’à la vue de ces bestioles, j’ai hurlé tel un lapin crétin et me suis cachée derrière mon chat (ben oui, il a des griffes et des dents, il peut me protéger des trucs de la télé, voyons, c’est logique !).

Le charmant petit couple décide ensuite de corser l’expérience en ajoutant de l’ADN humain, rien que pour tester, hein, sans mener l’expérience à terme, juste pour voir si ça pourrait, éventuellement donner quelque chose. Bien entendu, ça marche, mais, comme convenu, ils décident de remiser leur bidule plein de chromosomes au congélateur, ils ont vu que ça pouvait marcher, mais éthiquement, c’est mal vu.  Enfin, surtout que leur employeur trouverait pas ça très lol de découvrir que ses deux scientifiques fous préférés ont utilisé ses fonds pour créer un mutant non autorisé.

Elément perturbateur

Parce que forcément, on en est même pas à la première demie heure du film, il fallait bien que ce fut de gênes soit incubé. Et, forcément, telle Eve à la pomme, c’est la gonzesse qui se sauve devant la porte du congélateur et file faire incuber sa bestiole. Qui, d’ailleurs, se développe très vite. Au bout d’une journée, paf, l’utérus artificiel explose, et en sort une mignonne créature entre le têtard et le facehugger (qui qui s’est caché sous la table à ce moment là, hein ? -________-) qui attaque Elsa, notre Eve qui doit bien regretter d’avoir cédé à la tentation de faire vivre cette chose. Le couple rentre chez lui et découvre le lendemain, en revenant au laboratoire qu’en fait, le machin dégueulasse qui avait attaqué Elsa n’était pas leur « bébé » finalement, mais son œuf. Leur créature finale, en fait, ressemble à un lapin dépecé (oui, voyez ? comme ceux dans la vitrine du boucher !) sans pattes avant et avec des pattes arrières de poulet (en fait, on dirait Ponyo sur la falaise pendant sa mutation… mais sans cheveux, du coup).

Ponyo21
Mutant poulet-poisson-humain

Ellipses et scènes mémorables

Je vais pas vous spoiler TOUT le film, hein, ça vous prendra moins de temps à le regarder que moi pour l’écrire. En tout cas, certaines scènes sont plus qu’étranges.

Florilège :

  • Clive (le monsieur dans le film), tente de tuer Dren (la créature… ça fait NERD à l’envers, pour ceux qui auraient pas suivi et saisi le rapport) en la noyant pendant une crise de fièvre et justifie sa tentative, et surtout son échec en disant qu’il savait qu’elle avait des branchies et que c’était pour qu’elle les utilise…
  • lors d’une conférence au sujet de Ginger et Fred, les deux machins roses s’entretuent et s’ensuit un raz de marée de sang… Jamais j’aurais pensé que deux bestioles de cette taille contiennent autant de sang… Et visiblement, ne contiennent QUE du sang…
  • Dren ne s’exprime qu’avec des petits chouinements ou couinements… Delphine Chanéac aurait-elle un accent pourri en anglais ?
  • Dren est une peste, elle tue un chat (cette scène-là fut encore pire pour moi que l’accouplement des vers limaces roses… Pauvre chat…) simplement parce qu’Elsa le lui a donné… Et qu’elle semble jalouse de celle qui « a » Clive…
  • d’ailleurs, elle semble être bien en mal d’affection, la pauvre créature, mais alors, pourquoi tuer le pauvre chat ? (non, je m’en remet pas…)
  • Clive tente d’abord de tuer Dren, pense qu’elle est une abomination, mais ça ne le perturbe pas plus que ça de s’accoupler gaiement avec elle dans une grange… (d’ailleurs, on dirait qu’il préfère coucher avec un mutant qu’avec sa copine, au vu de son comportement lors des quelques scènes de sexe du film…)
  • en plus, d’après Clive, c’est la faute d’Elsa s’il est allé queuter avec une mutante…
  • pourquoi elle a des sourcils et pas de cheveux ? oO
  • pourquoi une fois qu’elle a « hermaphrodité », elle/il pousse des cris de harpie alors qu’avant, elle couine à peine ? Une harpie, c’est pas très viril. Oo

Je m’arrête là sinon, je vais tout vous raconter. Je ne voudrais pas gâcher le plaisir de ceux qui veulent le voir et qui auront lu malgré mon avertissement. Mais en gros, WTF ? Elle sort quand la suite ? Me dites pas qu’avec une fin pareille, il n’y aura pas de suite ? Et pourquoi c’est la femme la fautive ? Et pourquoi doit-elle expier la faute de cette manière ? Manière que je trouve d’ailleurs particulièrement monstrueuse, mais ça, c’est peut être juste moi…

C'est toujours la faute de la femme...
C’est toujours la faute de la femme…
Europe, Grande-Bretagne, Réécritures, Science Fiction, Youpi Tralala

L’affaire Jane Eyre – Jasper Fforde

L'Affaire Jane Eyre
L'Affaire Jane Eyre (j'hésitais entre cette couverture et celle du kit de clonage de dodo)

Dans ma liste de livres publiée plus tôt, il manque des classiques. Et c’est impardonnable. J’espère que vous avez lu Jane Eyre ! Non ? Lisez-le et revenez sur ce billet plus tard ! Si oui, eh bien \o/ !

Ca m’arrive de lire des choses que je n’ai pas envie de critiquer, des choses qui ne sont pas criticables, et, pour une de ses choses, il faut avoir lu Jane Eyre. (Vous noterez que j’écris plus sur des livres que sur le but original de ce blog, hein -__-, mais ça marche mieux, faut croire. Mais je n’ai pas oublié le but premier, hein, je vous assure !)

Bref, je voulais vous parler de L’affaire Jane Eyre, de Jasper Fforde. Ca fait un moment que je voulais le faire, mais je n’arrive pas à encenser. Ca me casse mon rythme de rédaction. Et c’est moins marrant à écrire. Mais ce livre est super marrant à lire, hein !

Un monde parallèle géré par une multinationale et où l’on peut entrer dans les livres, où l’on peut cloner un dodo dans sa cuisine, et où des agents spéciaux voyagent dans le temps ou enquêtent sur des livres, voilà le cadre de ce livre. (Quelqu’un a un synonyme de livre ? Oo)

Dronte de Maurice
Pourquoi me suis-je toujours imaginé les dodos couverts de plumes roses ? O_o

Bref, le personnage principal, Thursday Next, vétéran de la guerre de Crimée (oui, elle a duré longtemps dans leur monde) entre dans le roman déjà cité, et en modifie la fin. (Chez eux, il ne finit pas comme chez nous.) Bien sûr, dans le monde des livres, rien n’est simple, et tout est compliqué par la diversité des personnages. Et son forfait devra être jugé et punit selon la Jurisfiction régnant dans cet univers loufoque.

Comment a-t’elle fait pour changer la fin? Comment était leur fin à eux, d’ailleurs? Et quel est le rapport avec les dodos ? Lisez-le ! Et toute la série, puisque vous y êtes ! Le 4ème tome de la série Thursday Next vous offrira d’ailleurs un magnifique mindfuck digne de ce nom. ^^

Et dire que ce livre a failli ne jamais être publié et que depuis Twilight, on nous sort des romans de vampires insipides à la pelle… Tout fout le camp, j’vous le dit !

(En plus, ya moins à dire quand on veut faire lire les gens sans les spoiler, pft.)