Entre-deux, Fantastique, France

Les Mystères de Saint-Pétersbourg – Christian Vilà

En rouge et noir ♪

Un rituel magique est à l’ origine de la Révolution d’octobre.
Pour Efim Stoïkov, jeune chaman sibérien, tout commence à Barabinsk, son village natal. Une vieille femme à l’agonie lui confie la garde d’une mystérieuse créature qui lui ouvre la voie vers le Pays Violet, le monde des esprits. Ayant survécu aux premières épreuves de l’apprentissage chamanique, il émigre vers Saint-Pétersbourg.
Dans la capitale tsariste, où la police dispose d’allies surnaturels, où complots politiques et combats de sorciers font rage dans les bordels et les palais, Efim achève son initiation et subit le joug des terrifiantes Reines-Sorcières, qui se livrent une guerre secrète dans les coulisses de l’histoire.
Sa route va croiser celle de Raspoutine, qui lui a été désigné pour ennemi. Mais derrière le moine maudit se cache un Ennemi plus redoutable encore : le Prince des Nocents, souverain occulte de la cité. Pour vaincre, Efim devra franchir les Seuils Violets qui palpitent dans l’horizon du monde des esprits, et où affluent les âmes des soldats morts dans les combats de la Première Guerre mondiale. En ces lieux singuliers vont se jouer son destin… et celui du siècle.

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Ce livre est la preuve que parfois, je me laisse emporter par la couverture… Les couleurs m’ont hypnotisé et me sussuraient à l’oreille « Emmène nous, le livre est bien, tu vas voir, aie confiansssssse ! ». La prochaine fois, je mettrais des boules Quiès et des lunettes de soleil. Enfin, j’exagère, c’était pas mauvais, c’était même vachement prometteur, au début. Puis, pfuit. Le pétard mouillé. Le soufflé qui retombe. La déception, en somme. Parce que les mythes slaves, c’est loin d’être surexploité, surtout dans la littérature de nos contrées. Ca aurait pu être si bien… Ô, toi, livre à la couverture si éclatante, pourquoi m’as tu laissé lâchement tomber ?

Pour revenir au roman, Les Mystères de Saint Pétersbourg suit Efim, un jeune sibérien, depuis sa plus tendre enfance, jusqu’à ses vingt ans, avec le recul d’un vieillard (chaud comme une baraque à frites, d’ailleurs.) Efim sortira de sa cambrousse sibérienne pour entrer à Saint-Petersbourg, déjouer les manigances de Raspoutine et de Dames noires et rouges lesbiennes qui se livrent à un jeu de cartes maléfique. Ou quelque chose comme ça. Les premières pages m’ont envoutées, se lisaient d’une traite, jusqu’à ses délires de voyages astraux, qui ne sont d’ailleurs jamais appelés comme ça. Si au début, j’arrivais à suivre, une fois Efim à Saint-Pétersbourg, confronté à des Oreilles et des Sacs de Pierre, l’auteur m’avait perdue. Tant d’idées qui fusaient de partout, et pourtant, tant de clés pour les comprendre qui semblaient être restées coincées quelque part sur le chemin de sortie du cerveau de l’auteur. Je n’ai pas compris les enjeux, sauf qu’Efim est le créateur du point Godwin, et que Raspoutine est son ennemi. Pas pour des raisons politiques (enfin, peut être que si, j’ai pas tout compris), mais pour des raisons sentimentales. Car, pour Efim, qui, lors de son initiation chamanique, à refuser de pratiquer l’ascèse, « tout n’est que sensualité et volupté ». Ce qui résume aussi très bien le livre. Voyage astral, scène de fesses, voyage astral, sexe, sexe lesbien, voyage astral, trip aux champignons, confrontation avec Staline/Raspoutine/un Sac/une Oreille, sexe, voyage astral. Alors c’est très bien de mettre du cul partout, hein, mais un peu moins de cul et d’orgie et un peu plus de détails qui permettent de comprendre l’histoire, l’Okrana, tout ça, ç’aurait été pas de refus, hein.

Je m’attendais plus à un roman du style de Jonathan Strange et Mr Norell, et en fait, non. Ou alors tellement mélangé à une version écrite du Rocky Horror Picture Show (un accueil dans un hôtel particulier fait par une femme en porte-jarretelle) que le tout était réellement étrange.

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Dispensable. Vraiment. Pfuit.

[…] les hommes adultes. Ceux-là n’ont d’autre obsession que fourrer, limer, besogner, décharger, et nous traitent comme autant de crachoirs destinés à être le réceptacle de leurs sécrétions poisseuses.

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Films

Le Magasin des Suicides

Le Magasin des Suicides

J’avais lu le livre et l’avais beaucoup aimé, c’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai appris qu’un film adapté de l’œuvre était en projet… Il y à deux semaines, j’avais vu la bande-annonce avant le film que nous étions allés voir, j’ai commencé a sautiller d’excitation sur mon siège en gloussant (oui, comme ça, je vois pas où est le souci, j’ai juste embêté mon voisin qui m’a dit que ouiiiiiii, on irait le voir pour que je m’asseye comme il faut) (en règle générale, je trouve très difficile de rester assise comme il faut sur un siège, je toruve que c’est pas confortable, il faut que je sois assise sur une jambe). Donc voilà, samedi, nous sommes allés voir le Magasin des Suicides…

Et j’ai été déçue (enfin, pas que moi, mais il n’y a que moi qui parle là). Certes, visuellement, c’est très joli, le dessin fait penser aux dessins animés modernes en 2D, mais avec une coloration vieillotte. Mais alors l’histoire… Là ou le roman trouvait des moyens décalés de nous faire sourire, ici, c’est un dégoulinement de guimauve. Le fait qu’il s’agit d’une comédie musicale n’aide en rien. Certaines chansons sont écoutables et restent en tête, mais les textes… Les textes sont d’une mièvrerie à toute épreuve.

Le début du film, évoquant l’atmosphère de la famille Adams, est sympathique, mais avec l’arrivée d’Allan, les bons sentiments faciles deviennent légion.

France Inter disait qu’on pouvait emmener son enfant, à partir de 8 ans voir ce film. Je ne suis pas d’accord, le vocabulaire employé est cru (Mishima ne trouve qu’une chose à dire quand Allan souris, et c’est « Merde » plusieurs fois de suite, alors certes, je n’ai pas d’enfants, et merde n’est pas le mot le plus vulgaire qui soit, mais je ne crois pas que les emmener voir un film où c’est dit comme si ne rien n’était soit une bonne idée…) Certaines scènes de nudité ne passent aussi que parce qu’il s’agit d’une animation.

En gros, le film est trop niais pour des adultes (voire même des adolescents), et trop vulgaire pour des enfants, j’ignore quel est le public visé par contre.

(Le mouton, parce que c’est censé être drôle, et seulement un, parce que c’est pas bien)

Et la bande annonce, pour compléter :

BD - Roman graphique, France, Youpi Tralala

41 €, pour une poignée de psychotropes – Davy Mourier

41 €, pour une poignée de psychotropes
Et je vous ai épargné la photo de l’auteur à poil, pudiquement couvert par sa BD

D’habitude, je ne suis pas très BD. Il faut que le sujet me touche, ou qu’il soit complètement loufoque pour que je m’y intéresse. Là, je « connaissais » son auteur à travers la télé, et à travers son blog, sur lequel il publie ses strips.

La suite est déjà sortie, mais ici, je vais m’intéresser à la première. 41 € pour une poignée de psychotropes, ou comment on en vient à faire une thérapie. Il s’agit d’une BD autobiographique, qui vous offre, en prime, comme écrit sur la première page, une vraie dépression ! (Bon, en vrai, il exagère, ça allait relativement bien quand je l’avais finie.)

La BD s’ouvre sur l’enfance de Davy, une enfance visiblement heureuse, soulignée par la phrase :

Le degré de bonheur de l’enfance détermine le degré d’acharnement de fuite de l’âge adulte.

Enfance néanmoins bouleversée par le décès de sa maîtresse d’école, qui marquera le début de son refus de grandir, de son désir d’aller contre l’ordre des choses, et de refuser ainsi le principe de la mort. Au fur et à mesure de l’avancement du livre, on découvre d’autres évènements marquants, dans lequel nous pouvons tous nous reconnaitre, et qui marquent une vie, jusqu’à ce qu’on décide de chercher de l’aide, et de suivre une psychanalyse.

La suite est constituée de strips de trois cases chacune, toutes résumant une séance chez son psy, toutes basées sur le même principe. Pas de mouvement, le héros (ou l’anti-héros ?) au premier plan, tournant le dos à son thérapeute, assis à son bureau et l’écoutant. Seules les mimiques changent, et suffisent à charger l’histoire d’émotions.

Bien sûr, il s’agit d’une bande déssinée, le tout est traité efficacement avec humour, mais on se rend compte des fragilités de l’auteur.
Mais TOUT n’est pas dessiné, ce n’est pas un album d’Astérix, on y trouve également des collages, des photos, pleins d’éléments qui permettent de voir que ce qui est raconté est vrai, que peut être, l’écrire exorcise. On se sent parfois un peu voyeuriste, mais il s’agit ici d’un album de qualité, touchant et drôle. La présentation, sous forme de carnet à spirale, à couverture inspirée d’une certaine marque de cahiers, est soignée, le contenu est original.

Au fond… Ma vie est belle… Elle est pleine de douleurs qui ne font pas mal !

Morceaux choisis (avec liens vers le blog de l’auteur) :

Obélix ?

Critiques.

Dépression.

Amérique(s), Etats-Unis, Science Fiction, Youpi Tralala

Imprésario du troisième type – John Scalzi

Bon, la couverture ressemble un peu à un Chair de Poule..
Bon, la couverture ressemble un peu à un Chair de Poule..

Vous vous êtes déjà demandé comment vous réagiriez si vous croisiez un extraterrestre ? Partiriez-vous en courant ? Même si l’extraterrestre en question est pacifique ? Comment preparer l’humanité à une rencontre du troisième type sans semer la panique ? Avec un imprésario !

La télévision humaine est diffusée dans l’espace, avec du décalage, certes, mais les extraterrestres suivent avidement les aventures de, euh, je sais pas trop, en fait, les séries ne sont pas nommées, et je n’y connais rien en séries des années 50, mais vous voyez le concept. (Sinon, c’est un peu comme dans Futurama, quand Lrrr est fan de la série « Avocate et célibataire »)

Comment ça ! Happy Days est déprogrammé ?!
Comment ça ! Happy Days est déprogrammé ?! Ma sorcière bien-aimée aussi ?!

Du coup, les Yherajks décident de faire ami-ami avec ces êtres merveilleux que sont les terriens. Garer la soucoupe devant la Maison Blanche n’est pas une option, il faut opter pour la solution du Cheval de Troie. (Se garer sur la pelouse de la Maison Blanche, en plus, ça doit donner de grosses contraventions. Et les Troyens, ils étaient pas contents du cheval, je crois).

Seulement voilà, les Yherajks sont des blobs. Des blobs puants en plus. Qui peuvent entrer dans une bonbonne à eau…

Comme ça :

En fait, ce livre, c’est Futurama avant l’heure

Leur agent, Tom, est déjà l’agent d’une starlette bimbo, mais neuneu. Qui veut absolument avoir un rôle dans un film d’auteur, dont son intellect ne saisit pas l’envergure. Tom est également le maître du chien vieillissant de ses voisins qui préfère sa compagnie à celle de ses propriétaires légitimes. Quand à sa grand mère, rescapée des camps nazi, elle ne parle plus depuis un AVC. Et là, vous me demanderez, mais quel est le rapport avec les blobs ? Et je vous dirais que TOUT est en rapport ! On se demande au début ou il veut en venir, avec ses personnages étranges, pourquoi on ne voit pas d’autres extraterrestres que Joshua (oui, le blob principal s’appelle Joshua, est claustrophobe, aime les pizzas, téléphoner, la série C.H.I.P.S, et, heureusement, ne ressemble pas à un insecte.) et pourquoi nous assistons aux castings de Michelle Beck, l’actrice gentille, mais naïve. Pourquoi ce journaliste d’un tabloïd miteux est si présent ? Pourquoi tant de pièces sont disséminées ici et là ? Vont-elles s’assembler de manière cohérente ? Eh bien oui.

Malgré sa couverture qui ne paie pas de mine (je prefère les illustrations de Kidby dans son style Pratchettien), son titre qui fleure bon le nanar livresque, on passe un bon moment, on rit parfois, on sourit souvent, et parfois, aussi, on a les larmes aux yeux. Parce que, bon, toutes les ficelles du nanar filmique sont là (je parle de nanar type L’attaque de la moussaka géante, hein, pas de film nul qui se prend au sérieux), et en livre, ça prend bien. L’auteur raconte, à la fin, l’histoire de son manuscrit, écrit dans les années 90, et légèrement remanié lors de sa publication, et j’aurais presque pensé qu’il a été écrit l’an dernier.

Si vous aimez les nanars, la SF, les blobs, et les livres décallés, allez y sans hésiter !

Billets d'humeur

Big-bang

Hier soir, je suis allée voir un film. Une comédie française, très drôle d’ailleurs, mais qui a su me tirer des larmes et me faire réfléchir. (Adieu Berthe, pour les curieux.) Et je me suis rendue compte qu’il me fallait un choc pour me rendre compte des dysfonctionnements qui se trouvent ailleurs dans ma vie.

Comme une prise de conscience de la relativité des choses, une manière de revoir ses priorités et de se rendre compte de tous les éléments qui ne nous satisfont pas.

J’ai souvent entendu des personnes âgées dire qu’il faudrait à nouveau une guerre pour tout recommencer à zéro (oui, bon, c’est extrême, mais vous voyez l’idée).

Quand je parle de choc, je pense à un évènement soudain et ressenti comme négatif, parfois même cumulé (ouais, un malheur arrive rarement seul, d’après ce que j’ai pu voir), qui peut mener à se dire que finalement, le reste qui nous fait souffrir n’en vaut pas la peine et qu’il faut pouvoir se débarrasser de poids qui nous empêchent d’avancer sereinement afin de se recontruire. Peut être parce que les évènements qui ont donné naissance à cette réfléxion sur soi même, eux, ne peuvent pas être effacés, mais pour le reste, on peut limiter la casse, si on peut se sortir d’une mauvaise situation, autant le faire, plutôt que de cumuler les casseroles, avant de craquer. Même en ayant un mental résistant, on ne peut pas tout supporter, et encore moins si tout est cumulé au même moment.

Peut être est-ce aussi une manière de fuir. Ca devient trop, on fuit les problèmes qui peuvent être évités. Mais si ces problèmes, justement, sont évitables, est-ce indispensable de s’y complaire ?

Est-ce que justement, la fuite, parfois, n’est-elle pas indispensable pour recommencer autrement, et mieux, si on a su en percevoir les causes ? Est-ce un mécanique de survie psychologique ?

On a déjà assez de casseroles à trainer, autant éviter d’embarquer les poêles rouillées et superflues.

Et si cet article vous a autant foutu le cafard qu’il l’a fait pour moi en l’écrivant, voici un lien pour vous redonner confiance en l’humanité.

Et aussi un gifàlaconmaistropchoupi :

Machins et choses

Google est mon ami… -1-

Et le votre aussi, visiblement.

Ce blog est ouvert depuis plus d’un an maintenant, et si les mises à jour sont irrégulières, les requêtes de moteurs de recherche bizarres tombent régulièrement. Donc voilà le plus mieux du pire, partie 1. Et peut être que je pourrais aider d’autres âmes égarées en recherche de vérité.

Catégorie animalière :

Clic clic pour voir en plus grand !

Bon, en fait, comme je suis relativement occupée ces derniers temps, je lis moins, et j’ai aussi moins à raconter, un autre article du même genre, mais sur un autre thême viendra. (J’ai du lourd en réserve !)

Séries

Ringer

Ringer
Ringer

Le truc quand on a pas de télé, c’est que le soir, souvent, on s’ennuie, et puis de toutes façons, y’a jamais rien de bien (on s’en rend compte quand on s’abrutit devant la version allemande de L’amour est dans le pré, faute de mieux. Rigolez pas dans le fond, c’est purement dans un interêt linguistique ! Heum.) Donc, je voulais parler de séries, Ringer, pour être plus précise. Si j’ai commencé à regarder, c’est surtout en tant que fan de Buffy. « Oh ! Une nouvelle série avec Sarah Michelle Gellar ! Je regarde ! ». (Ouais, j’aime bien raconter ma vie comme ça, ça met un contexte et tout.)

De quoi ça parle ? De Bridget, ancienne droguée, témoin d’un meurtre, qui doit témoinger contre l’assassin dans quelques jours. Seulement, elle panique et s’enfuit pour rejoindre sa soeur jumelle, Siobhan, qui avait coupé tout contact avec elle depuis 6 ans. Sa soeur est désormais mariée à un riche homme d’affaire britannique qui ignore tout de l’existence de Bridget. Lors d’une excursion en hors bord/bateau/canoé/barque/j’y connais rien en bateau, Siobhan disparait, et Bridget, pour sauver sa peau (le meurtrier contre qui elle devait témoigner étant libéré à cause de sa propre disparition), décide de prendre la place de Siobhan. Seulement, Siobhan est en danger de mort également, et Bridget ignore tout de la vie actuelle de sa soeur.

D’habitude, je n’aime pas trop les histoires avec des jumeaux qui se font passer pour l’autre, traumatisme des soeurs Olsen sans doute, mais ici, l’intrigue est bien menée, le suspense est insoutenable, rien n’est prévisible. Le spectateur découvre certains aspects au fil des épisodes à l’aide de flashbacks, mais beaucoup de choses restent en suspens. On se doute bien que Bridget finira par se trahir, mais on ne sait pas quand, ni pourquoi, et tout devient encore plus compliqué au fur et à mesure qu’elle plonge dans la vie de sa soeur dont elle ignorait tout et qu’elle imaginait si simple. Pourtant, l’ancienne toxicomane semble bien mieux se débrouiller dans sa cage dorée que Siobhan, qui, malgré ses apparences heureuses et ses nombreux amis, devait avoir un bien lourd secret pour choisir de disparaitre. D’ailleurs, qu’est ce qui a bien pu la pousser à partir ?

Il y a 10 épisodes, le 11ème sera diffusé le 31 janvier aux Etats Unis.

Machins et choses

Questions existentielles de la vie de tous les jours

Bon, en fait, je voulais écrire sur un autre sujet mais ça ne donne rien de cohérent (comment ça, comme toujours ? Je vous entend, au fond près du radiateur, hein !), et j’ai envie d’aider les deux tondus et trois pelés qui se perdraient ici (avec des requêtes Google très chelou des fois, je vous vois en plus de vous entendre, bande de petits pervers !) (Oui, c’est Big Brother ici, mouahahaha) (Je vous ai déjà confié que j’aimais d’amour les parenthèses ?) (Non ? Ben maintenant, c’est fait.).

Questions existentielles pour gens paumés (ou qui paument des trucs) : pourquoi on retrouve toujours ce qu’on cherche au dernier endroit où on regarde ? Parce qu’une fois qu’on a trouvé ce qu’on cherche, ben, on cherche plus, pardi ! (C’est mignon, pardi, tiens, je vais le mettre dans ma liste de mots à utiliser plus souvent.)

Pourquoi on se réveille souvent 5 minutes avant la sonnerie du réveil ? Par conditionnement. (Et si on se rendort après, c’est sans doute un acte manqué.)

Pourquoi on (je(me dites pas que ça n’arrive qu’à moi…)) tombe toujours malade pendant les vacances ? Parce que l’organisme est un emmerdeur qui décide de prendre ses vacances en même temps que nous. Le vil salopiaud.

Pourquoi, quand on va voir quelque chose dans un rayon vide d’un magasin, en l’espace de 2 minutes après y être entrés,  c’est si bondé de gens qu’on se fait piétiner ? Instinct grégaire. « Oh, y a quelqu’un dans le rayon du papier toilette, ça doit être drolement chouette là bas, pis, en plus, je suis pas convaincu par les 36 rouleaux de quadruple épaisseur qui sont tombés dans mon caddie avant, je vais voir s’ils en ont pas qui sent la noix de coco sibérienne à la place. »

Pourquoi ce qu’on cherche se trouve toujours tout au fond du sac/de la poche ? Parce que l’importance qu’on lui donne à ce moment précis (sinon, on le chercherait pas, hein), augmente son poids de manière exponentielle, et donc la gravité est plus forte, donc il est plus attiré par le sol, donc il va se cacher au fond. Pour être plus proche du centre de gravité. (J’ai jamais dit que mon aide serait intelligente ou censée.)

Pourquoi, quand on attend quelqu’un, ça sonne à la porte pile quand on est encore sous la douche (si la personne est en avance), ou aux toilettes (si la personne est en retard), ou encore, ça sonne à la porte au moment ou on voulait passer un coup de fil ennervé « Nan mais t’es où, j’t’attend depuis une demi-heure ! » ? Les gens le savent ! ils attendent devant votre porte ! Ils vous écoutent prendre votre douche, descendre la braguette de votre pantalon (et là, je vais attirer pleins de gens biens, bonjour les gens, pas de cochoncetés ici, j’vous préviens ! Remballez moi ça !), prendre votre téléphone et tapoter un numéro violemment, et là ! Ces sadiques se disent qu’ils vous ont bien eu et se décident à sonner. Y’a plus de notions de vie privée, ma bonne dame, j’vous jure !

Pourquoi les femmes ouvrent-elles la bouche quand elles se maquillent les yeux ? Parce que c’est plus dur de fermer les yeux par réflexe quand on a la bouche ouverte. (Si vous essayez, ne vous éborgnez pas, je recommande pas (sauf si vous aimez le look pirate, pendant quelques jours.).)

Bon, hein, j’ai pas réponse à tout non plus, même si on pourrait croire ma sapience sans limite, là. Mais si quelqu’un pouvait m’expliquer la source de mon inquiétude à chaque fois que je part pour quelques jours, à savoir, est-ce que j’ai bien fermé ma fenêtre en partant (alors que je ne l’avais pas ouverte de la matinée)? Est-ce que j’ai bien éteint les plaques de ma cuisinière (alors que je ne les ai pas utilisées de la journée) ? Ou bien pourquoi je me rend toujours compte que j’ai oublié mes lunettes une fois arrivée au travail alors que je savais que j’avais oublié un truc ?

Et, sérieusement, si on avait tenté d’appeller un retardataire 5 minutes avant, est-ce qu’il serait arrivé plus tôt ? (En imaginant qu’il n’attendait pas derrière la porte, hein.)

Pourquoi les blogueuses mode ont les pieds en dedans ? o_O

Les Témoins de Jéhovah qui rôdent dans les rues le samedi matin sentent-ils qu’on est pressés et est-ce pour ça qu’ils nous arrêtent ? (Oui, le samedi matin, je suis pressée. Je suis toujours pressée dans la rue. Même quand je ne le suis pas.)

Les notices de médicaments ont-elles la bougeotte ? Je peux tenter d’ouvrir les boîtes de tous les côtés, ce sera toujours du côté de la notice. Elle doit le faire exprès. (Comment ça, je me sens persécutée par tout le monde, et par les notices de médicaments en plus de ça ? Meuh non, pft !)

Sinon, quelques questions existentielles que je doit être la seule à me poser. Pourquoi la nourriture pour animal est-elle souvent composée de viande d’animaux qui ne serait pas présente dans la chaîne alimentaire naturelle de l’animal à l’état sauvage ? Sérieusement, vous avez déjà vu un chat attaquer un élan parce qu’il avait envie d’un morceau juteux de gigot d’élan ? Ou de boeuf ? Ou de renne ? (La pâtée à la souris, ce serait pas judicieux par contre, il en faudrait beaucoup trop pour juste un paquet, c’est pas un modéle marketing viable.)

En cas d’apocalypse nucléaire qui ferait muter tout le monde en zombies, sachant que les zombies se nourrisent de chair humaine fraîche, si tout le monde mute, ils mangeraient quoi ? o_O (Oui, c’est une question que je me pose tout les jours. Absolument, madame ! Ou monsieur.)

Et pourquoi, ooooooh pourquoi, surtout quand on est pressé (je suis toujours pressée, je vous l’ai déjà dit ?), on est TOUJOURS derrière quelqu’un qui marche tout doucement, en se faisant large (pour pas qu’on puisse doubler, ‘voyez), et pourquoi ces gens là sont souvent en survêtement ? (J’ai rien contre les survêtements, mais je pensais qu’ils seraient plus actif et plus dynamiques, les gens qui portent ça, c’est quand même un vêtement de sport, hein, à la base.)

J’avoue, en fait, cet article, c’était une excuse pour poser mes questions à la con.

La prochaine fois, peut être que je raconterais un truc intéréssant, on sait jamais, ça pourrait arriver un jour.

Statistiques : 5 « hein » sans compter celui là, et 27 parenthèses. La prochaine fois, j’essairais d’en mettre moins. Promis.

Entre-deux, Europe, Fantastique, Grande-Bretagne

Magic Cottage – James Herbert

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Ado, j’adorais les livres qui font flipper, j’adorais Stephen King, je regardais des films d’horreur toute seule dans le noir, et ça ne me faisait rien. Au moins jusqu’à ma majorité. Après, j’ai regressé et j’ai commencé à avoir peur du noir (en fait, non, mais c’est pour l’image, voyez ?). Tout ça pour vous raconter que ça fait un bail que je n’ai plus lu de livre classifié en tant que « terreur ». J’ai emprunté Magic Cottage parce que la couverture était jolie (comment ça, j’ai des goûts de chiottes ?!), et que, comme je venais de terminer Le Trône de Fer, je me disais que peu importe ce que je lis, ça ne me fera pas d’effet après cette lecture.

J’ai donc commencé ce bouquin en ne connaissant pas l’auteur, et ayant à peine survolé la quatrième de couverture.

Mike, un musicien vivant à Londres avec sa copine Midge, illustratrice de livres pour enfants, nous raconte, avec son franc-parler, leur recherche d’une maison à la campagne, et va nous raconter ce qui leur est arrivé dans ce cottage qu’ils ont acheté suite à un coup de cœur.

Tout commence quand Midge découvre cette annonce dans le journal. Une annonce toute simple, mais qui semble être magnétique sur elle. Elle n’a repéré que celle-ci, c’est cette maison là qu’elle veut, et aucune autre ! Peu importe si elle tombe en ruine, si les gens sont bizarres, d’ailleurs, ils deviennent aimables une fois qu’ils savent que le couple va s’installer à Gramarye, ce fameux petit cottage de l’annonce. Ils rencontrent leurs voisins, membres d’une secte appelée les Synergistes, ainsi que le pasteur, qui leur dit de se méfier d’eux. Ils se lient d’amitié avec…un écureuil, et, forcément, sinon, y’aurait pas de quoi en faire un livre, avec les Synergistes. Enfin, surtout Midge, parce que Mike est un peu réticent. L’endroit semble réelement magique, un peu comme les cabanes au fond des bois des Disney, avec les petits animaux, les petites fleurs et tout et tout. Je me suis d’ailleurs représentée Midge comme Blanche Neige.

BLanche Neige

Mike nous raconte tout ça avec beaucoup d’humour, et quelques maladresses, en effet, à plusieurs reprises, il parle de quelque chose, s’arrête, puis dit un truc dans ce genre là : « enfin, vous verrez plus tard, hein, je m’égare ». Oui…. Certes… Parce que même si l’histoire est relativement prenante et même assez flippante par moment (ils se font surveiller par une forme sombre qui disparait aussi vite qu’elle est apparue, puis, vers la fin… Cette forme… fait coucou à Mike… Véridique !), ces égarements et demies ellipses donnent l’impression que le suspens se construit de manière forcée et laborieuse. « Hahaaaaa, il va se passer un truc ! Vous le savez ! Mais je le dit quand même pour les bouchés du fond ! Mais je ne vous le dirais pas avant 50 pages ! Nananère ! Vous avez peur, hein ?! ». C’est d’ailleurs un peu dommage, parce que du coup, on est dans l’expectative que quelque chose se passe, et justement, quand quelque chose se passe enfin, on n’est pas vraiment surpris : « Tenez, je vous l’avais dit ! Bouh ! ». On a droit à quelques anecdotes de son travail de musicien de studio, de ses tournées, de ses expériences avec la drogue, à des descriptions de l’endroit, qui semble venir d’une autre dimension. D’ailleurs, lui même compare l’effet de Gramarye sur lui à un trip par moments.

Le lien avec les synergistes donne à penser qu’il s’agit en fait d’un thriller avec machinations et manipulations, mais le fantastique reprend le dessus, tout en laissant le mystère planer sur la nature des événements. Et l’auteur réussit quand même à bâcler la fin. On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé ni pourquoi, et ça tombe bien, Mike non plus.