Bibliothèque

Join the P.a.L #5

Uncle-Sam1

Juin 2016, l’heure de faire le premier bilan des dernières acquisitions de l’année ! Comme la fois précédente, mes achats ont été limités et raisonnables (ils me le paraissaient moins sur le coup, mais bon, hein) Finalement, la technique de noter les références vues en librairie et de les laisser décanter pour retourner les chercher ou les réserver (non, Amazon ne passera toujours pas par moi, du moins pour les livres) si quelques semaines/mois plus tard, ils me font toujours envie, est assez efficace : moins d’achats impulsifs, forcément, et des livres qui restent moins longtemps dans ma PàL (au détriment de ceux qui s’y trouvent depuis 5 ans ahem).

Du coup, ce Join the PàL devrait plutôt s’intituler Join the Billy shelf, mais bon, hein, on va dire que.

Alors, depuis novembre, quoi de neuf ?

Donc, depuis novembre, 11 livres sont venus s’ajouter à ma bibliothèque, j’en avais déjà évoqué 3 : The Sleeper and The Spindle, Dragons at Crumbling Castle et Émilie voit quelqu’un.

Quid des huit autres ?

Dois-je vraiment expliquer pourquoi Par bonheur le lait ? Vraiment ? Neil Gaiman + Boulet ? Non, cela va de soit, il me le fallait. Point.

Idem pour le tome 10 des Notes de Boulet, que j’ai couru acheter le lendemain de la sortie, avant qu’ils n’aient plus de tote à la librairie. Le vendeur m’a d’ailleurs expliqué, très enthousiaste, qu’il essayait de le faire venir en dédicace. Il a réussi, je n’étais pas là. Je me suis rattrapée aux Imaginales. Muhuhuhu.

C’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai fait l’acquisition du Club des Punks contre l’apocalypse Zombie. J’hésitais à l’acheter, puis en sortant du café littéraire dédié aux auteurs d’imaginaire, auteurs politiques ?, je me suis précipitée au stand pour le prendre (et le faire signer, muhuhuhu bis).

Sterben kann ich noch morgen, (Ou Je pourrais encore mourir demain) d’Alfred Wallon est un achat tout aussi spontané (mais pas signé, pas muhuhuhu), 1 € dans un bazar lors des courses en Allemagne, un résumé un peu WTF, je n’ai pas pu le laisser là, seul, abandonné. On verra bien ce que ça vaut.

Sorcières ! Le sombre Grimoire du féminin, publié chez les Moutons Électriques, me faisait de l’œil depuis sa sortie. Il m’a finalement fallu le commander auprès de ma librairie pour l’avoir tant j’ai attendu. S’agissant d’une rétrospective sur la figure mythique de la sorcière, il avait tout pour me plaire. J’espère qu’il sera à la hauteur. Si oui, Pirates ! se retrouvera sans doute sur ma liste prochaine.

Le Prince écorché se trouvait dans ma liste depuis quelques années déjà (oui, même avant qu’il ne soit traduit hipster) mais pas assez haut pour que je me décide à l’acheter. L’action spéciale à 3.99 € a fini par me décider, désormais il est mien.

Si je vous dis que ce livre m’a tapé dans l’œil tout d’abord à cause de sa couverture, vous me croyez ? La créature des Groseilles de Novembre m’évoquait les créatures dans les sous-sols de Berlin, et la quatrième de couverture était assez décalée pour me marquer durablement. J’avoue pourtant appréhender un peu la lecture, avoir basé mon achat sur ces quelques éléments ne protège pas de la déception. Au pire, ça complètera la carte des auteurs que j’ai lus.

Comme convenu de Laurel n’est pas vraiment un achat de cette année, j’ai participé à la collecte Ulule à son lancement, ce n’est que récemment qu’il est arrivé dans ma boîte aux lettres. L’attente en valait clairement la peine (bon, sauf pour P.B., mais je n’aime pas vraiment son travail, du coup, j’aurais été très contente même sans cette introduction dont je n’ai pas trop compris l’intérêt), le livre est de très bonne qualité. Vivement la parution complète de la suite !

Vous l’aurez compris, ces dernières acquisitions ont été lourdes en BDs, ce qui n’est pas vraiment dans mes habitudes, mais il faut savoir sortir de sa zone de confort. Mais pas trop non plus, on reste sur des valeurs sûres et des genres qui ont su faire leurs preuves.

Allez, la prochaine fois, il y aura peut-être des romans érotiques et des livres pour enfants – blague à part, la taupe avec la crotte sur la tête, c’était pas mal -.

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Bibliothèque

Join the P.a.L #4

Uncle-Sam1

Voici ce qui sera sans doute le dernier tome de mes nouvelles acquisitions pour cette année 2015 (j’en suis même sûre, vu mon assiduité ici ces derniers temps). Entre temps, je continue de tester de nouvelles mises en page pour ce type d’articles, peut-être qu’un jour, j’en trouverai un qui me satisfera.

 

Ces derniers mois, j’ai été raisonnable, ma PàL doit absolument descendre, certains livres y sont depuis bien trop longtemps, et j’aimerai autant éviter que cet état ne se propage à toutes mes acquisitions. Et voyez-vous, certains des livres ci-dessus sont déjà sortis de la pile à peine entrés, alors que d’autres y végètent depuis des semaines, mois, années.

Blasmusikpop a même déjà eu droit à son article, oui oui ! J’en ai d’autres en réserve depuis bien plus longtemps, histoire de rendre un peu de vie à ce blog.

Fool’s Quest de Robin Hobb est également sorti de ma pile, après y être resté deux mois -le dernier Join the P.à.L remonte à six mois et celui-ci présente toutes les acquisitions des mois écoulés depuis- comme pour tous les Hobb, je les achète à leur sortie, pour être déchirée entre la hâte et l’anticipation de retrouver cet univers et la peur d’être déçue.

Tous malades, recueil de poèmes dirigé par Neil Gaiman et illustré, entre autres, par Boulet est à moitié sorti, étant totalement incapable de lire un recueil de poèmes d’une traite, même si je suis très emballée par ce que j’ai lu : des poèmes du même type que les poèmes de Tim Burton. Vivement que je mette la main sur Par bonheur, le lait !

L’ours est un écrivain comme les autres, de William Kotzwinkle. Celui-là, c’est un mélange de hasard et calcul. A chaque visite en librairie, je tournait autour de ce livre, attirée au début par sa couverture (WTF ? o.O), puis, par le nom de l’auteur, qui est cité dans ma liste des 1001 livres à lire (dont je ne viendrai jamais à bout), pour me convaincre par sa quatrième de couverture, qui est tout simplement une citation de Terry Pratchett. Si lui a aimé, ça ne peut qu’être bien. (J’espère.)

Je serais sûrement passée à côté de L’instinct du Troll de Jean-Claude Dunyach si je n’en avais pas lu du bien. Alors que la quatrième de couverture est plus que prometteuse. J’espère que la suite sera à la hauteur. Et soutenir l’édition et les auteurs français, ça ne fait jamais de mal.

Le Dragon de Glace de GRRM était un achat purement compulsif : un livre situé dans l’univers du Trône de fer, illustré par Royo ? L’espace d’un instant, je suis redevenue une ado gothique sur les bords et sans m’en rendre compte, j’avais payé.

Je lis xXxHolic par intermittence depuis plusieurs années, avec une longue pause forcée au milieu, l’endroit où je me les procurait ayant fermé. Puis ils ont été réédité, j’ai retrouvé une librairie manga sympa, et j’ai replongé. J’en ai profité pour acheter le dernier tome sorti de Save Me Pythie, un manga français (oui !) dont l’action se situe en Grèce antique. Pour terminer par Minuscule, acheté sur un coup de tête parce que ça avait l’air mignon, on a toujours besoin de mignon, surtout un 14 novembre 2015. Il est déjà sorti de ma PàL, un article suivra sûrement !

Bibliothèque

Join the P.à.L. #2

Uncle-Sam1

Le seul et unique épisode de Join the PaL (qui pourrait aussi bien s’intituler, comme partout, In my Mailbox, si seulement les livres arrivaient réellement dans ma boite aux lettres – les déposer dans la boîte aux lettres avant de rentrer n’est pas une option -) date déjà de juin. Et lors de mon dernier Top Ten, qui remonte également à un mois, je vous annonçait fièrement que mes achats 2014 avaient été raisonnables, la cape au vent, le nez en l’air et le halo céleste. Ils le sont sans doute, mais entasser tous les livres achetés depuis juin (ou reçus en cadeau) sur une pile, ça n’aide pas à visualiser le « raisonnable » de la chose (heureusement que j’en ai déjà lus quelques uns). Alors, avant que cette pile ne s’écrase en plein milieu de mon salon, voici mes dernières acquisitions !

51kMp06sawL musiquedusilence (179x281) 3980 (452x640) savemepythie (250x346) Fool_s_Assassin (383x522) grimoire-recettes-l-apothicaire-12626-300-300 (248x300) recettenounouogg (427x640) handmaid'stale (400x430) index (245x346) ludwig_fantasy_2529 (392x600) mémoires d'un maitre faussaire  notesboulet (278x397)   unehistoire de tout (118x180) worldoiaf (260x344) zamonien (221x346)

Je vous avais parlé en long, en large et en travers du Nom du Vent de Patrick Rothfuss, et aussi que la suite allait se retrouver dans ma pile à lire. C’est fait, et The Wise Man’s Fear est déjà lu. La Musique du Silence attendra un peu, elle se trouvait sur ma liste de Noël, et avant de retomber dans une panne qui n’est pas si loin derrière moi, je préfère souffler en allant voir ailleurs (désolée, Patrick).

Save me Pythie est un manga français. Oui. Autant dire que c’est une BD au format poche, hein. Elle reprend les mythes grecs, et comme le premier tome était sympathique, j’ai acheté le deuxième lors de sa sortie. Un article était prévu. Les limbes de mes brouillons l’ont mangé. Il faudra que j’aille le chercher.

Fool’s Assassin. Est-ce que je dois encore vous en parler ? Non, n’est-ce pas ? Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à lire l’article sur la suite de l’Assassin Royal (Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii).

Grimoire des recettes de l’apothicaire. Il se trouvait également sur ma liste de Noël, parce que j’adore faire tremper des trucs dans des bocaux et les oublier. Ça me permet de créer des microcosmes et de me prendre pour Dieu. Non, en vrai, j’aime savoir quelles plantes sauvages (ou pas, d’ailleurs) peuvent nous apporter des bienfaits, et comment les préparer, vivement le printemps que je puisse récolter !

Les Recettes de Nounou Ogg. Quand je l’ai déballé à Noël, juste après le Grimoire de l’apothicaire, on m’a dit qu’avec des bouquins pareils, on ne viendra plus manger chez moi. Je comprend pas. La branlante aux fraises a pourtant l’air… conviviale… Sérieusement, une livre de recettes. De Nounou Ogg. Comment résister ? (En plus, certaines recettes ont l’air faisables dans notre monde à nous ! – branlante aux fraises -)

The Handmaid’s Tale, qui se trouvait sur ma liste à lire depuis deux ans, au bas mot. C’est en rendant une visite de courtoisie à ma librairie anglophone préférée qu’enfin, je l’ai trouvé. Ni une ni deux, je suis passée à la caisse (en commandant The Wise Man’s Fear dans la foulée). De plus, il est sur la liste des 1001 livres à lire.

L’homme qui sauva le monde et autres sources d’étonnement. Le livre tiré du fantastique blog Axolot (aussi disponible en BD). Il me le fallait.

Ludwig Fantasy. Il s’agit de la suite de Ludwig Revolution, manga qui détournait les contes de Grimm pour en faire des récits dignes des pires films d’horreur. La fin m’avait laissé un goût de trop peu, alors quand j’ai su que la suite allait sortir, pour s’aventurer hors des terres de Grimm, j’ai attendu la date de sortie de pied ferme.

Mémoires d’un maître faussaire. Là aussi, un article s’est perdu dans les limbes des brouillons. Un livre déroutant, dont je ne sais toujours pas trop quoi penser. Il est temps de replonger dans mes notes et de vous en parler.

Notes. Il est doré et il y avait un écusson avec. Et il y a du Boulet dedans.

Bon, il n’a pas de licornes, mais des dinosaures. Des DINOSAURES et du DORE ! Et un écusson PANDA !

 Une histoire de tout, ou presque. Parce qu’à part les dinosaures dorés, s’instruire pour de vrai, ça me semblait une bonne idée.

A World of Ice and Fire. En tant que grande amatrice du Trône de Fer, il me fallait cette encyclopédie rédigée par GRRM et les tenanciers de Westeros.org.

Zamonien: Entdeckungsreise durch einen phantastischen Kontinent – Von A wie Anagrom Ataf bis Z wie Zamomin. La Zamonie est un univers si foisonnant et complexe qu’une encyclopédie n’est pas de trop pour conserver une vue d’ensemble sur tout ce bestiaire et ce continent étrange. ET j’aime les encyclopédies insolites.

Billets d'humeur

La relativité de l’emploi de son temps

La persistance de la mémoire - Dali (extrait)
La persistance de la mémoire – Dali (extrait)

Ces derniers temps, j’ai souvent entendu une petite phrase, je l’ai sans doute dite, sinon pensée très fort aussi.

Surtout dans un contexte bien particulier, celui des relations amoureuses. Ces amis qui discutaient à la table à coté de moi au resto (non, je n’écoute pas aux portes, mais le déjeuner entre collègues s’éternisait et être en bout de table n’aide pas à y participer), dont l’un d’eux ne voulait pas « perdre » 5 ans de plus avec sa copine avec qui il était juste bien sans plus mais avec laquelle il ne se voyait pas fonder une famille, ces deux autres jeunes gens dans le tram qui discutaient de la même chose, d’avoir perdu 3 ans avec quelqu’un, sans rien avoir construit, cette amie qui a perdu 3 ans avec quelqu’un qui est revenu sur une décision prise quand il s’est mis avec elle, cette collègue, victime d’un manipulateur alcoolique et violent qui a mis 6 ans avant de partir, et moi, qui a mis 3 ans avant d’ouvrir les yeux sur la personne avec qui j’étais et encore quelques mois avant d’en finir totalement.

Ma mère me l’a répété après la rupture : « Mais tu n’aurais pas pu t’en rendre compte avant, que c’était un gros connard ? »… Non, je n’aurais pas pu, parce que sinon, je l’aurais fait, et je serai partie plus tôt.

Si maintenant, j’ai envie de foutre des baffes à celle qui était aveuglée par de belles paroles il y a maintenant 4 ans, à cette époque là, justement, je ne voyais pas, j’idéalisais, j’étais naïve, et bien peu expérimentée dans le domaine des relations homme-femme.

Si je pouvais retourner en arrière, je ne crois pas que je ne retomberai pas dans le panneau, mais, en connaissance de cause, je sauterai du train avant qu’il ne déraille jusqu’au dernier wagon.

Je ne sais pas si j’ai réellement perdu mon temps, et, si j’avais pu contrôler les choses, elles se seraient passées différemment, mais le fait est que ça m’a fait grandir, et peut être que sauter cette étape de la relation foireuse ferait de moi quelqu’un d’autre, et peut être que les choses positives qui sont arrivées par la suite ne seraient pas arrivées sans ce passage.

Parfois, on entend aussi cette petite phrase lors du cursus scolaire. Untel a perdu tant d’années à faire telles études sans jamais les terminer pour finir devant la friteuse d’un restaurant à grand M. Mais on n’est pas à sa place, certes, parfois, on bifurque et on fait marche arrière, mais dans l’idéal, ça aboutit sur une chose positive, on sait enfin ce qu’on veut.

Je crois qu’on perd seulement du temps à partir du moment où on se dit qu’on perd du temps, au lieu d’y mettre fin et de passer à autre chose.

Et comme je voulais encore vous parler d’un autre truc, que le contexte s’y prête, et que je suis pas sûre d’avoir assez à dire pour en faire un article entier, cette citation sur twitter (j’ai dû remonter loin, mais c’est le soir, et je cherche a procrastiner mes tâches ménagères),

J’ai envie de dire que les mauvaises choses nous apprennent des choses sur les autres, sur nous, et sur nos manières de gérer, on apprend à vaincre ses démons. C’est, si on les gère bien, une fierté personnelle. Les bonnes choses, quand elles nous arrivent, ben, on est content, on profite, et si on n’a pas de bol, une énooooorme tuile nous tombe de nouveau dessus juste après. Donc, il est logique, d’une certaine manière, de ressasser les mauvaises choses, au cas où ça se reproduirait.

Machins et choses

Questions existentielles de la vie de tous les jours

Bon, en fait, je voulais écrire sur un autre sujet mais ça ne donne rien de cohérent (comment ça, comme toujours ? Je vous entend, au fond près du radiateur, hein !), et j’ai envie d’aider les deux tondus et trois pelés qui se perdraient ici (avec des requêtes Google très chelou des fois, je vous vois en plus de vous entendre, bande de petits pervers !) (Oui, c’est Big Brother ici, mouahahaha) (Je vous ai déjà confié que j’aimais d’amour les parenthèses ?) (Non ? Ben maintenant, c’est fait.).

Questions existentielles pour gens paumés (ou qui paument des trucs) : pourquoi on retrouve toujours ce qu’on cherche au dernier endroit où on regarde ? Parce qu’une fois qu’on a trouvé ce qu’on cherche, ben, on cherche plus, pardi ! (C’est mignon, pardi, tiens, je vais le mettre dans ma liste de mots à utiliser plus souvent.)

Pourquoi on se réveille souvent 5 minutes avant la sonnerie du réveil ? Par conditionnement. (Et si on se rendort après, c’est sans doute un acte manqué.)

Pourquoi on (je(me dites pas que ça n’arrive qu’à moi…)) tombe toujours malade pendant les vacances ? Parce que l’organisme est un emmerdeur qui décide de prendre ses vacances en même temps que nous. Le vil salopiaud.

Pourquoi, quand on va voir quelque chose dans un rayon vide d’un magasin, en l’espace de 2 minutes après y être entrés,  c’est si bondé de gens qu’on se fait piétiner ? Instinct grégaire. « Oh, y a quelqu’un dans le rayon du papier toilette, ça doit être drolement chouette là bas, pis, en plus, je suis pas convaincu par les 36 rouleaux de quadruple épaisseur qui sont tombés dans mon caddie avant, je vais voir s’ils en ont pas qui sent la noix de coco sibérienne à la place. »

Pourquoi ce qu’on cherche se trouve toujours tout au fond du sac/de la poche ? Parce que l’importance qu’on lui donne à ce moment précis (sinon, on le chercherait pas, hein), augmente son poids de manière exponentielle, et donc la gravité est plus forte, donc il est plus attiré par le sol, donc il va se cacher au fond. Pour être plus proche du centre de gravité. (J’ai jamais dit que mon aide serait intelligente ou censée.)

Pourquoi, quand on attend quelqu’un, ça sonne à la porte pile quand on est encore sous la douche (si la personne est en avance), ou aux toilettes (si la personne est en retard), ou encore, ça sonne à la porte au moment ou on voulait passer un coup de fil ennervé « Nan mais t’es où, j’t’attend depuis une demi-heure ! » ? Les gens le savent ! ils attendent devant votre porte ! Ils vous écoutent prendre votre douche, descendre la braguette de votre pantalon (et là, je vais attirer pleins de gens biens, bonjour les gens, pas de cochoncetés ici, j’vous préviens ! Remballez moi ça !), prendre votre téléphone et tapoter un numéro violemment, et là ! Ces sadiques se disent qu’ils vous ont bien eu et se décident à sonner. Y’a plus de notions de vie privée, ma bonne dame, j’vous jure !

Pourquoi les femmes ouvrent-elles la bouche quand elles se maquillent les yeux ? Parce que c’est plus dur de fermer les yeux par réflexe quand on a la bouche ouverte. (Si vous essayez, ne vous éborgnez pas, je recommande pas (sauf si vous aimez le look pirate, pendant quelques jours.).)

Bon, hein, j’ai pas réponse à tout non plus, même si on pourrait croire ma sapience sans limite, là. Mais si quelqu’un pouvait m’expliquer la source de mon inquiétude à chaque fois que je part pour quelques jours, à savoir, est-ce que j’ai bien fermé ma fenêtre en partant (alors que je ne l’avais pas ouverte de la matinée)? Est-ce que j’ai bien éteint les plaques de ma cuisinière (alors que je ne les ai pas utilisées de la journée) ? Ou bien pourquoi je me rend toujours compte que j’ai oublié mes lunettes une fois arrivée au travail alors que je savais que j’avais oublié un truc ?

Et, sérieusement, si on avait tenté d’appeller un retardataire 5 minutes avant, est-ce qu’il serait arrivé plus tôt ? (En imaginant qu’il n’attendait pas derrière la porte, hein.)

Pourquoi les blogueuses mode ont les pieds en dedans ? o_O

Les Témoins de Jéhovah qui rôdent dans les rues le samedi matin sentent-ils qu’on est pressés et est-ce pour ça qu’ils nous arrêtent ? (Oui, le samedi matin, je suis pressée. Je suis toujours pressée dans la rue. Même quand je ne le suis pas.)

Les notices de médicaments ont-elles la bougeotte ? Je peux tenter d’ouvrir les boîtes de tous les côtés, ce sera toujours du côté de la notice. Elle doit le faire exprès. (Comment ça, je me sens persécutée par tout le monde, et par les notices de médicaments en plus de ça ? Meuh non, pft !)

Sinon, quelques questions existentielles que je doit être la seule à me poser. Pourquoi la nourriture pour animal est-elle souvent composée de viande d’animaux qui ne serait pas présente dans la chaîne alimentaire naturelle de l’animal à l’état sauvage ? Sérieusement, vous avez déjà vu un chat attaquer un élan parce qu’il avait envie d’un morceau juteux de gigot d’élan ? Ou de boeuf ? Ou de renne ? (La pâtée à la souris, ce serait pas judicieux par contre, il en faudrait beaucoup trop pour juste un paquet, c’est pas un modéle marketing viable.)

En cas d’apocalypse nucléaire qui ferait muter tout le monde en zombies, sachant que les zombies se nourrisent de chair humaine fraîche, si tout le monde mute, ils mangeraient quoi ? o_O (Oui, c’est une question que je me pose tout les jours. Absolument, madame ! Ou monsieur.)

Et pourquoi, ooooooh pourquoi, surtout quand on est pressé (je suis toujours pressée, je vous l’ai déjà dit ?), on est TOUJOURS derrière quelqu’un qui marche tout doucement, en se faisant large (pour pas qu’on puisse doubler, ‘voyez), et pourquoi ces gens là sont souvent en survêtement ? (J’ai rien contre les survêtements, mais je pensais qu’ils seraient plus actif et plus dynamiques, les gens qui portent ça, c’est quand même un vêtement de sport, hein, à la base.)

J’avoue, en fait, cet article, c’était une excuse pour poser mes questions à la con.

La prochaine fois, peut être que je raconterais un truc intéréssant, on sait jamais, ça pourrait arriver un jour.

Statistiques : 5 « hein » sans compter celui là, et 27 parenthèses. La prochaine fois, j’essairais d’en mettre moins. Promis.

Billets d'humeur

Mam’zelle, eh, mam’zelle, c’est quoi ton 06 ?

Ca nous est toutes arrivées au moins une fois, on va quelque part et on se fait héler, arrêter, voire, pour les plus malchanceuses, agresser. Ca arrive en plein jour, quand il y a plein de monde, et si on ignore celui qui nous apostrophe, on se fait insulter. Bon, j’avoue, si je me suis fait insulter, je devais avoir les oreilles bouchées, je suis partie trop vite ou ils ont attendu que je sois loin. Ca m’est arrivé d’avoir peur, j’avoue, de me demander si on se fout de moi, mais jamais je ne me suis sentie vraiment en danger, et je croise les doigts pour que ça reste comme ça.

Ca m’est arrivé qu’un mec me colle pendant un trajet de bus et veuille m’offrir un téléphone pour Noel quand je lui ai dit que je n’en avais pas (je préfère ça à donner un numéro inconnu et ainsi traumatiser quelqu’un qui n’a rien demandé), ça m’est arrivé qu’un photographe amateur avec des tomates sur les yeux veuille me prendre pour modèle (ahem), ça m’est arrivé qu’on veuille simplement me faire la conversation (les bras chargés de courses, c’était pas le moment, mais même sans, j’aurais pas été plus loquace), j’étais en pantalon, en veste de ski, en rangers, en col roulé, en tee-shirt, en jupe, seule ou accompagnée, et rien ne les arrête. D’habitude, ça m’arrive une fois par an, mais là, ça m’est arrivé deux fois, deux jours de suite, dans deux situations différentes. Je ne vais pas faire un pamphlet pour dire de ne pas me parler, que je ne suis pas un morceau de viande, et qu’être sur la voie publique et porteuse de chromosomes double X ne fait pas de moi une personne publique. Pas que ce n’est pas mon avis, car ça l’est, mais plutôt que d’autres le font bien mieux que moi et la blogosphère regorge déjà de ces textes, et que je déverse mon incompréhension ne changerait rien.

Non, par contre, ce que je ne comprends pas, c’est l’incompréhension à laquelle on doit faire face si on n’aime pas se faire interpeller dans la rue. Je me souviens avoir rencontré une jeune femme qui s’énervait à la seule idée qu’on puisse l’interpeller, ça lui arrivait fréquemment, et elle rencontrait l’incompréhension la plus totale qu’elle ne se sente pas flattée. Je la comprenais, et je me heurtais au même mur qu’elle. Une de mes connaissances (mentionnée dans cet article) était comblée quand elle se faisait héler dans la rue sous les sobriquets les plus charmants. La traiter de salope dans la rue, c’était presque comme réciter un poême sous sa fenêtre un soir de pleine lune, lui peloter les fesses en passant a coté d’elle, c’était comme lui offrir un bouquet de 100 roses rouges qui ne faneraient pas. Qu’on se sente flattée quand un inconnu en face de nous dans le train nous dise qu’on a de jolis yeux, pourquoi pas… (Encore que, jamais fait l’expérience, je n’attire que les lourds, voire les pervers, mais toujours polis) Mais apprécier se faire réduire a son cul, de plus par des hommes qui, pour faire ça, ne valent pas qu’on leur réponde, c’est à se demander si ce n’est pas à cause de ses spécimens féminins là que la condition de la femme n’évolue pas, et non pas à cause seulement des hommes qui auraient peur de se faire voler leur pouvoir. C’est une chose de ne pas oser lever la voix contre eux, par peur, c’en est une autre d’encourager les insultes en répondant favorablement. Ce n’est pas parce qu’un gros lourd a daigné remarquer notre passage et le souligner bruyamment qu’il faut lui en être reconnaissantes !

Edit : comme je voulais vous le communiquer, l’enemi du féminisme, ce sont les femmes. Pas toutes, hein, mais beaucoup. C’est pourquoi je vous envoie chez l’Odieux Connard, qui en parle aussi.

Tranches de vie

La stigmatisation du silence

Des fois, on croise des gens. En fait, ça nous arrive tout le temps, dès qu’on sort de chez soi. Mais des fois, on croise des gens qu’on connait. On ne les a pas vus depuis des années parfois, on peut avoir du mal à les reconnaitre, mais on les connait. On peut avoir passé son enfance avec, ça peut être des membres de la famille qu’on a vu la dernière fois à une réunion de famille il y a une dizaine d’années, ou un ami perdu du vue parque qu’on n’avait plus rien en commun.

Et dans ces cas là, le bon ton veut qu’on fasse la discussion. Je n’ai jamais été douée pour le small talk. Parler du temps, ça me gonfle, raconter sa vie, je veux bien entendre celle de l’autre, mais ça me gonfle de raconter la mienne. Des fois, ça doit me donner l’air méchant, glacial, ou les gens pensent que je n’en ai rien à faire d’eux, mais, que voulez vous dire à des gens à qui vous n’avez rien à dire ?

Le hasard veut que rencontrer une personne connue mais inconnue m’est arrivé deux fois en un mois récemment (à chaque fois avec une personne différente, hein). D’habitude, je ne croise jamais personne que je connaisse par hasard. Ou alors ils sont occupés et je ne veux pas les déranger pendant leurs discussions animées avec Machin et Bidule.

Mais tout le monde ne fonctionne pas comme ça. Je reviens donc à mes inconnus mais connus. Une première fois, la personne vient me rejoindre et me demande si c’est bien moi. Que répondre à part   » oui, c’est moi. Ca va ? » et attendre que la personne enchaine, en espérant qu’elle soit plus douée pour taper la discut’ que moi (ce qui n’est absolument pas un exploit). S’en suivent des silences gênés parce que les deux sentent que la politesse les force à discuter, après tout, on se connait et on s’est pas vus depuis un moment, on devrait avoir des tas de trucs à se raconter… Mais non, et pourtant, on force. Jusqu’à ce que le tram arrive à destination et qu’on dise, gêné : « C’est mon arrêt, à la prochaine, hein ! ».

Ou encore, plus tard, on se fait rejoindre par une autre personne, qui elle, vous semble totalement inconnue, et qui vous interpelle par votre prénom, et tout ce que vous trouvez à répondre, c’est « Gné ? O_o’ ». La personne s’installe en face de vous et vous fixe, attendant sans doute que vous commenciez à parler, mais, forcément, vous n’avez rien à dire, et la personne en face non plus ne dit rien…

Que faire dans ces situations ? Parler pour combler le vide ? Et parfois dire des bêtises plus grosses que soi ? Ou se taire, ou faire l’autruche ? Dans le deuxième cas, j’ai adopté, lâchement, la technique de l’autruche. Par chance, c’était un trajet en train, à 6 heures du matin. J’ai dormi, mon mutisme est le symptôme de sommeil à rattraper. Mais on n’a pas toujours cette excuse, donc, que faire ? Parler du temps ? Ou bien avoir tellement peur de dire des bêtises que du coup, on passe pour la reine des glaces ?

Bref, tout ça pour vous dire que la discussion est surestimée, et que les gens seraient plus heureux si on n’avait pas de si grandes attentes dans une éventuelle discussion. N’ayons pas honte de n’avoir rien à dire !

Sinon, non, je ne suis pas particulièrement fan de Depeche Mode, non.

Tranches de vie

L’inspiration ou la charrue avant les bœufs

Ca arrive pendant les examens, lors de dissertations, et surtout quand on a tendance, comme moi, à rédiger directement, sans brouillon (du coup, on est toujours le premier à finir aussi… quand ça se passe bien), et c’est une plaie.

On a une idée, on développe l’idée dans notre tête, on a un plan très clair, qu’on ne note pas, forcément, sinon, c’est pas drôle, on commence à rédiger, on est lancé, les arguments viennent les uns après les autres, ils se bousculent, on les enfile logiquement les uns après les autres, et, une fois tout les arguments mis en place, logiquement, bien exprimés, et qu’on veux enfin en venir au fait… On a oublié l’argument final qui permettrait d‘en arriver à la conclusion, et même pire… on a oublié où on voulait en venir tout court… Ce qui décrédibilise toute la démonstration antérieure.

C’est comme si on devait résoudre une équation et qu’arrivé à la fin de la démonstration, on aurait oublié la formule de départ. C’est horriblement frustrant, et surtout, ça m’arrive bien trop souvent.