Amérique(s), Etats-Unis, Science Fiction, Youpi Tralala

Imprésario du troisième type – John Scalzi

Bon, la couverture ressemble un peu à un Chair de Poule..
Bon, la couverture ressemble un peu à un Chair de Poule..

Vous vous êtes déjà demandé comment vous réagiriez si vous croisiez un extraterrestre ? Partiriez-vous en courant ? Même si l’extraterrestre en question est pacifique ? Comment preparer l’humanité à une rencontre du troisième type sans semer la panique ? Avec un imprésario !

La télévision humaine est diffusée dans l’espace, avec du décalage, certes, mais les extraterrestres suivent avidement les aventures de, euh, je sais pas trop, en fait, les séries ne sont pas nommées, et je n’y connais rien en séries des années 50, mais vous voyez le concept. (Sinon, c’est un peu comme dans Futurama, quand Lrrr est fan de la série « Avocate et célibataire »)

Comment ça ! Happy Days est déprogrammé ?!
Comment ça ! Happy Days est déprogrammé ?! Ma sorcière bien-aimée aussi ?!

Du coup, les Yherajks décident de faire ami-ami avec ces êtres merveilleux que sont les terriens. Garer la soucoupe devant la Maison Blanche n’est pas une option, il faut opter pour la solution du Cheval de Troie. (Se garer sur la pelouse de la Maison Blanche, en plus, ça doit donner de grosses contraventions. Et les Troyens, ils étaient pas contents du cheval, je crois).

Seulement voilà, les Yherajks sont des blobs. Des blobs puants en plus. Qui peuvent entrer dans une bonbonne à eau…

Comme ça :

En fait, ce livre, c’est Futurama avant l’heure

Leur agent, Tom, est déjà l’agent d’une starlette bimbo, mais neuneu. Qui veut absolument avoir un rôle dans un film d’auteur, dont son intellect ne saisit pas l’envergure. Tom est également le maître du chien vieillissant de ses voisins qui préfère sa compagnie à celle de ses propriétaires légitimes. Quand à sa grand mère, rescapée des camps nazi, elle ne parle plus depuis un AVC. Et là, vous me demanderez, mais quel est le rapport avec les blobs ? Et je vous dirais que TOUT est en rapport ! On se demande au début ou il veut en venir, avec ses personnages étranges, pourquoi on ne voit pas d’autres extraterrestres que Joshua (oui, le blob principal s’appelle Joshua, est claustrophobe, aime les pizzas, téléphoner, la série C.H.I.P.S, et, heureusement, ne ressemble pas à un insecte.) et pourquoi nous assistons aux castings de Michelle Beck, l’actrice gentille, mais naïve. Pourquoi ce journaliste d’un tabloïd miteux est si présent ? Pourquoi tant de pièces sont disséminées ici et là ? Vont-elles s’assembler de manière cohérente ? Eh bien oui.

Malgré sa couverture qui ne paie pas de mine (je prefère les illustrations de Kidby dans son style Pratchettien), son titre qui fleure bon le nanar livresque, on passe un bon moment, on rit parfois, on sourit souvent, et parfois, aussi, on a les larmes aux yeux. Parce que, bon, toutes les ficelles du nanar filmique sont là (je parle de nanar type L’attaque de la moussaka géante, hein, pas de film nul qui se prend au sérieux), et en livre, ça prend bien. L’auteur raconte, à la fin, l’histoire de son manuscrit, écrit dans les années 90, et légèrement remanié lors de sa publication, et j’aurais presque pensé qu’il a été écrit l’an dernier.

Si vous aimez les nanars, la SF, les blobs, et les livres décallés, allez y sans hésiter !

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Asie, Contemporain, Entre-deux, Japon, Science Fiction

Battle Royale – Koushun Takami

battleroyale

J’ai vu le film tiré de ce roman en 2008, sans avoir entendu parler du livre. C’est en découvrant qu’il s’agit avant tout d’un roman que j’ai décidé de le lire aussi. (Je l’aurais pas fais si je n’avais pas aimé le film, si on peut dire qu’on a aimé un film pareil o_O). En plus, ma médiathèque l’avais en rayon, ça tombait bien ! (Bizarrement, je ne l’avais pas trouvé dans mes libraires habituelles (mais j’ai pas toujours les yeux en face des trous (je devrais mettre mes lunettes plus souvent))).

Une classe de troisième (on me signale dans l’oreillette qu’en fait, il s’agit d’une classe de Terminale, et que c’est une erreur de traduction…) est choisie au hasard pour participer au Programme, mis en place par la République de Grande Asie, un régime dictatorial, au Japon. Le Programme consite à envoyer cette classe dans un lieu inaccessible (une île, dans ce cas précis, mais par le passé, des prisons désaffectées ont également été utilisées), où les élèves doivent s’entre-tuer. Il ne peut en rester qu’un. (J’ai l’impression d’avoir déjà vu ce concept quelque part… o_O) Le survivant gagne un autographe du Reichsführer (ben ouais, il gagne le droit de survivre, il veut quoi de plus, hein ? Y’en a qui prendrait la main tendue et le bras avec, hein !). Chaque élève reçoit une arme, sors de l’école sur l’île dans laquelle ils se sont réveillés, à deux minutes d’intervale, et le combat commence.

Les armes sus-nommées sont d’ailleurs parfois très insolites. La mitraillette, le revolver, la faucille, le gilet pare-balles, le boitier de localisation, le couteau de chasse, le fusil, l’arbalète, tout y passe. Même la pauvre et innocente fourchette devient une arme de mort potentielle.

Vous ne regarderez plus jamais vos couverts de la même manière.

On suit presque chaque élève, au moins le temps d’un chapitre, mais on se doute bien que les personnages clés sont Shuya, Noriko et Kawada. Ce sont d’ailleurs les personnages les moins clichés qu’on trouvera.En effet, certains personnages sont si… typiquement manga que c’est difficile d’imaginer des gens semblables en vrai. Par exemple : le mec homosexuel, qui n’est pas seulement gay, mais qui est clairement décrit comme une folle. Il se parle à lui même comme s’il était une femme. Et une femme très superficielle, par ailleurs. Ou bien le fils de famille riche, qui se considère comme au dessus de la moyenne, non par ses capacités, mais simplement du fait de sa naissance. Ou bien la fille complètement allumée (j’ignore toujours si elle se croyait dans un jeu vidéo ou avait une croyance religieuse tordue), qui est persuadée que son dieu extra-terrestre lui a conféré des supers pouvoirs. Ou encore la fille qui, lasse d’avoir été la victime par le passé, décide de devenir le bourreau et manipule ses adversaires (qui, même dans une situation extrême, arrivent encore, pour certains, à penser avec ce qu’ils ont entre les jambes…) grâce à ses atouts physiques. Mais, au vu de l’erreur de traduction (que je viens de découvrir, et que donc, j’ignorais durant ma lecture), certains comportements sont plus facilement compréhensibles pour des élèves majeurs, alors que pour des élèves de 15 ans, le choc culturel me semblait énorme (je vis peut être chez les bisounours, mais dans mon univers, à 15 ans, on ne se prostitue pas, même si on est sur la mauvaise pente).

Néanmoins, les motivations des personnages à participer de façon active au « jeu » sont bien expliquées, et on arrive à comprendre leur comportement (pour la plupart, pour d’autres, j’étais juste contente qu’on en finisse), que ce soit par plaisir, par instinct de survie, par peur… L’ambiance est glauque, et, comme le gouvernement le souhaite, et l’auteur l’a réussi, on ne peut faire confiance à personne, pas même à ses amis. Ce n’est peut être pas une lecture plaisante dans le sens ou l’histoire est agréable, mais en aucun cas, je ne regrette ma lecture.

Certaines scènes sont décrites de manière assez graphique, et ne conviendront pas forcément à un public trop sensible.

Sinon, la bande annonce du film (que je m’en vais regarder dans la soirée) :

Et, pour plus d’informations sur le livre, le film, tout ça, tout ça, j’ai trouvé ce site très complet, en français :

http://echolivres.free.fr/battleroyale/accueil.htm

Europe, Grande-Bretagne, Réécritures, Science Fiction, Youpi Tralala

L’affaire Jane Eyre – Jasper Fforde

L'Affaire Jane Eyre
L'Affaire Jane Eyre (j'hésitais entre cette couverture et celle du kit de clonage de dodo)

Dans ma liste de livres publiée plus tôt, il manque des classiques. Et c’est impardonnable. J’espère que vous avez lu Jane Eyre ! Non ? Lisez-le et revenez sur ce billet plus tard ! Si oui, eh bien \o/ !

Ca m’arrive de lire des choses que je n’ai pas envie de critiquer, des choses qui ne sont pas criticables, et, pour une de ses choses, il faut avoir lu Jane Eyre. (Vous noterez que j’écris plus sur des livres que sur le but original de ce blog, hein -__-, mais ça marche mieux, faut croire. Mais je n’ai pas oublié le but premier, hein, je vous assure !)

Bref, je voulais vous parler de L’affaire Jane Eyre, de Jasper Fforde. Ca fait un moment que je voulais le faire, mais je n’arrive pas à encenser. Ca me casse mon rythme de rédaction. Et c’est moins marrant à écrire. Mais ce livre est super marrant à lire, hein !

Un monde parallèle géré par une multinationale et où l’on peut entrer dans les livres, où l’on peut cloner un dodo dans sa cuisine, et où des agents spéciaux voyagent dans le temps ou enquêtent sur des livres, voilà le cadre de ce livre. (Quelqu’un a un synonyme de livre ? Oo)

Dronte de Maurice
Pourquoi me suis-je toujours imaginé les dodos couverts de plumes roses ? O_o

Bref, le personnage principal, Thursday Next, vétéran de la guerre de Crimée (oui, elle a duré longtemps dans leur monde) entre dans le roman déjà cité, et en modifie la fin. (Chez eux, il ne finit pas comme chez nous.) Bien sûr, dans le monde des livres, rien n’est simple, et tout est compliqué par la diversité des personnages. Et son forfait devra être jugé et punit selon la Jurisfiction régnant dans cet univers loufoque.

Comment a-t’elle fait pour changer la fin? Comment était leur fin à eux, d’ailleurs? Et quel est le rapport avec les dodos ? Lisez-le ! Et toute la série, puisque vous y êtes ! Le 4ème tome de la série Thursday Next vous offrira d’ailleurs un magnifique mindfuck digne de ce nom. ^^

Et dire que ce livre a failli ne jamais être publié et que depuis Twilight, on nous sort des romans de vampires insipides à la pelle… Tout fout le camp, j’vous le dit !

(En plus, ya moins à dire quand on veut faire lire les gens sans les spoiler, pft.)