De livres et d’envies

Pendant ce confinement (ça va, vous ?), j’ai lu et ma PàL a un peu baissé. Elle n’avait pas beaucoup augmenté ces derniers temps de toutes manières. C’est donc le prétexte parfait pour chercher comment la faire grimper à nouveau, non ?

Mais c’est aussi un moyen de laisser cette wishlist se décanter. D’ici quelques temps, j’y reviendrai pour la mettre à jour. Souvent, des livres sur ma wish-list finissent par en disparaitre sans avoir été jamais lus, empruntés ou même cherchés ne serait-ce qu’à la bibliothèque.

Corollaire de ce listing, comme visiblement, j’aime bien raconter ma vie, je me rends compte que je suis horriblement influençable. Un des seuls livres qui ont terminés sur cette liste sans réseau ni bouche à oreille (alors qu’apparemment, la maison d’édition a mitraillé -ma bulle d’informations fonctionne étrangement-) (ceux là, sont, pour la science, noté avec une *) a bien fini en sortir ni une ni deux à cause de deux avis négatifs à simplement mitigés, pour les autres qui y sont sans influence externe, j’ai refusé de chercher des avis.

Alors, on y va ?

lemurinvisibleLe mur invisible, de Marlen Haushofer, que j’aimerai trouver en VO. Ca me laisse, au plus tôt jusqu’à l’ouverture des frontières pour y réfléchir. Ou la prochaine fois que j’irais faire des courses Outre-Rhin, ce qui peut arriver des mois après l’ouverture des dites frontières. Oui, tout le monde l’a lu. Je crois que quelqu’un de connu en a parlé. Genre, quelqu’un avec des paillettes.

A la suite d’une catastrophe planétaire, une femme fait l’apprentissage de la solitude et de la peur.

derbucherdracheDer Bücherdrache, de Walter Moers*. Pas disponible en français, et ma librairie se trouve dans l’impossibilité de le commander (c’est pourquoi je n’ai même pas posé la question pour le livre précédent). En attendant le tome final des aventures de Hildegunst, prévu en 2025…

déracinéeDéracinée, de Naomi Novik, dont j’ai entendu beaucoup de bien à maintes reprises. Et la couverture est belle !

Pour les protéger des forces maléfiques du Bois, les habitants d’un village peuvent compter sur le Dragon, un puissant mage. Mais en échange, ils doivent lui fournir une jeune fille qui le servira pendant dix ans. L’heure du prochain choix approche et Agnieszka est persuadée que le Dragon optera pour Kasia, belle, gracieuse et courageuse, tout ce qu’elle n’est pas. Mais Agnieszka se trompe..

Samantha-Shannon-–-Le-Prieuré-de-lOranger-2019Le Prieuré de l’Oranger, de Samantha Shannon*, parce qu’il me faisait bien envie quand je l’ai vu à la librairie cet hiver. Mais j’avais plein de choses à lire. Puis j’ai lu des avis, tous dithyrambiques. Sauf deux qui m’ont fait retirer ce livre de ma wish-list. Pour que je l’y remette suite à un tweet de l’autrice.

Un monde divisé.
Un reinaume sans héritière.
Un ancien ennemi s’éveille.

La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d’elle…
Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages. Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l’usage d’une magie interdite s’impose pour cela.
De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence.
Pendant que l’Est et l’Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil… Bientôt, l’humanité devra s’unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces.

StarlessSeaThe Starless Sea, d’Erin Morgenstern, parce que j’ai lu un article de blog qui en parlait si bien que j’ai depuis une folle envie de le lire (par contre, j’ai totalement perdu le lien de l’article en question).

« Aucune histoire ne s’achève jamais vraiment tant qu’elle continue à être racontée. »

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu’une scène de son enfance y est décrite, il décide d’en savoir davantage. C’est le début d’une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d’histoires à préserver, quel qu’en soit le prix…

elisabetaElisabeta, de Rozenn Illiano, après avoir vu ses livres passer sur les réseaux (je suis tellement influençable, que voulez-vous), dès que la crise sera passée et que son site sera rouvert, et peut-être un autre, indisponible sur les autres réseaux de deals de livres. Réseaux que je n’utilise pas, par conviction, donc j’attendrai la réouverture du site.

‘Le Cercle’ désigne une société secrète cachée dans les ombres de l’Histoire depuis ses balbutiements, et fédère le peuple immortel que les humains nomment ‘vampires‘. »

En France, Saraï est une jeune immortelle assignée à résidence depuis toujours ou presque. Elle a été jugée pour avoir manifesté un pouvoir parapsychique interdit, un don qu’on lui a retiré avant de la marier de force et de la contraindre à ne jamais quitter sa maison.
En Italie, Giovanna est une mortelle qui vit en compagnie d’un vampire, et dont elle est la seule source de sang. Elle non plus n’a pas eu le choix : née dans une famille proche du Cercle, elle a dû se soumettre à leur autorité et quitter sa petite vie toute tracée.

Jusqu’à ce jour de novembre 2014, quand une éclipse solaire se produit. Le phénomène réveille le don endormi de Saraï. Giovanna, quant à elle, est agressée dans sa propre maison par un immortel, qui lui donne de force la vie éternelle. Depuis, le Cercle les menace de mort, car il ne tolère pas les écarts de ce genre.

Grâce à son don, Saraï entend l’esprit d’une ancienne Reine immortelle, Elisabeta, dont l’âme est piégée à l’intérieur d’une poupée de porcelaine. Elisabeta a tout perdu : son pouvoir, son règne, son enfant et son amant. Réduite aujourd’hui à l’état de fantôme, elle accepte de venir en aide à Saraï qui veut se confronter au Cercle, quitte à le détruire.

sorcieredechairSorcière de Chair, de Sarah Buschmann, parce qu’on m’en a parlé dans la vraie vie, que c’est une autrice locale et que je suis terriblement chauvine, et que c’est un premier livre qui a fini finaliste du prix Masterton.

Australie, 2016.

Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée.

Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquoi maintenant ?

Une chose est sûre : l’abîme qu’elle fuit depuis toutes ces années risque de s’ouvrir à nouveau sous ses pieds. Et cette fois, de l’engloutir pour de bon…

lediseurLe Diseur de mots, de Christian Léourier, parce qu’on m’a dit du bien de sa plume, et que j’ai envie de découvrir par moi même sa manière d’écrire.

Depuis l’accession au pouvoir du hartl Skilf Oluf’ar, la paix règne et la commanderie du Solkstrand prospère.
Lorsqu’on lui refuse le passage d’un pont parce qu’il ne peut s’acquitter du péage, Kelt prédit l’effondrement de la construction. Ainsi sont les diseurs de mots : ils possèdent de drôles de dons, jamais ils ne mentent et, affirme-t-on, leurs vérités ensorcellent.
Arrêté et livré aux geôles du seigneur local, Kelt doit démontrer son innocence lors d’une ordalie. Hòggni, un mercenaire en mal de contrats, accepte de le représenter puis remporte le duel. Toutefois, vexé de sa défaite, le seigneur les missionne alors au Heldmark, où le culte d’un dieu unique se répand plus vite que la peste…

laseveetlegivreLa Sève et le Givre, de Léa Silhol. Celui là, c’est un cas à part. Plusieurs fois je l’ai eu entre les mains pour finalement le reposer. Il est sur ma liste depuis au moins 10 ans… Son style serait dense et j’ai peur de m’y perdre ou d’y être insensible, les styles très travaillés et très « littéraires » ne sont pas toujours ma tasse de thé, surtout si j’ai la sensation qu’il s’agit plus d’un exercice de style que du style naturel, aussi ampoulé soit-il, d’un auteur (une certaine horde qui avance contre un ventilateur, je dis ça, je dis rien). Alors, est-ce que cette fois-ci, ce sera la bonne ?

Trois fois les Parques ont parlé, et en accord avec leurs prophéties de ruine, Finstern, Roi de la Cour unseelie de Dorcha, doit mourir. Sauf si…

Comme une dernière chance, ou un danger supplémentaire, des puissances contraires mettent au monde Angharad, née du printemps et de l’hiver, de l’élan et de la mort. Elle peut contrecarrer le destin de Finstern, ou le précipiter, et s’avance sur l’échiquier en Reine Blanche, porteuse du pouvoir de trancher entre des myriades d’intérêts divergents.

Mais sans savoir quel est son destin, ni le prix qu’elle devrait payer pour écarter Finstern du sien. Au cœur des affrontements entre les fées d’Ombre et de Lumière, les Fatalités et les anciens dieux, Angharad cherche une voie qui lui soit propre, chacune de ses décisions engageant à la fois l’équilibre de la Féerie, et des Terres de Mortalité…

chezsoiChez soi, de Mona Chollet*, j’ai beaucoup aimé Beauté Fatale, j’ai moins accroché à Sorcières (la sorcière en tant que terme militant, ça commence à me sortir par tous les orifices, même Sephora s’empare du truc pour vendre du font de teint, c’est bien que ça devient craignos, et si je devais ne garder qu’un seul livre mêlant féminisme et sorcières, ce serait Caliban et la sorcière, de Silvia Federici). Il est disponible en lecture libre sur le site de l’éditeur, mais je n’aime pas lire sur un écran d’ordinateur.

Le foyer, un lieu de repli frileux où l’on s’avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs. Dans l’ardeur que l’on met à se blottir chez soi ou à rêver de l’habitation idéale s’exprime ce qu’il nous reste de vitalité, de foi en l’avenir. Ce livre voudrait dire la sagesse des casaniers, injustement dénigrés. Mais il explore aussi la façon dont ce monde que l’on croyait fuir revient par la fenêtre. Difficultés à trouver un logement abordable, ou à profiter de son chez-soi dans l’état de  » famine temporelle  » qui nous caractérise. Ramifications passionnantes de la simple question  » Qui fait le ménage ? « , persistance du modèle du bonheur familial, alors même que l’on rencontre des modes de vie bien plus inventifs… Autant de préoccupations à la fois intimes et collectives, passées ici en revue comme on range et nettoie un intérieur empoussiéré : pour tenter d’y voir plus clair, et de se sentir mieux.

abymeAbyme de Mathieu Gaborit*, parce que j’ai lu La Cité Exsangue et que j’ai aimé. Ou bien carrément Les Royaumes Crépusculaires, soyons fous !

« La créature me salue puis, d’une voix familière, déclare : Fais-moi visiter cette ville. Je viens pour la première fois. » À l’ouest des Royaumes Crépusculaires se dresse Abyme, cité baroque et décadente. Maspalio, farfadet astucieux et ancien prince-voleur est engagé pour retrouver un démon Opalin. Sillonnant les canaux, les abysses et les palais, il y rencontre : les Gros, caste d’obèses qui règnent sans bouger ; les décadents qui absorbent l’âme de la cité ; mages, ogres, salanistres et méduses… Mais quand un meurtre est commis, la vie de Maspalio est menacée et l’enquête se complique… Dans ce dédale cosmopolite, qui est suspect, qui est coupable ? Et qui sait ce qui se cache dans les ombres d’Abyme ?

alavieA la vie, de L’Homme Etoilé, parce que ses bds publiées sur Instagram redonne un peu d’espoir pour l’humanité de l’Humanité (non, y’a pas d’erreur) et m’ont fait pleurer plus d’une fois. Et le fait que sa fille ait une peluche du Cardinal Coppia me le rend encore plus sympathique.

Avec Roger, l’Homme étoilé met une claque à la maladie sur les sons endiablés des tubes de Queen. Avec Mathilde, il apprend à parler le suédois, Edmond lui lance un véritable défi gastronomique et Nanie finit par l’adopter, en parfaite nouvelle grand-mère.

Dans ce roman graphique plein d’humanité, émouvant et drôle, l’Homme étoilé, l’infirmier aux plus de 1OO OOO abonnés sur Instagram, raconte la vie aux soins palliatifs avec douceur, pudeur, amour et humour.

La majorité est francophone, et ça, c’est bien la première fois que ça arrive.

Rendez-vous dans quelques mois (on va pas être trop optimiste, hein, les mises à jour sont déjà redevenues plus irrégulières) pour voir l’évolution de la chose.