Chroniques express – book edition #3

Pour cette troisième édition des chroniques express, nous exploiterons la thématique du malaise. Des lectures qui, sans avoir été mauvaises, m’ont laissé un gout de poussière ou de sang dans la bouche.

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William Kotzwinkle
Editions : Cambourakis
ISBN : 9782366241815
282 pages

Dr Rat, rongeur mentalement déséquilibré et mégalomane, a fait alliance avec la cause des hommes : dans le laboratoire où il est enfermé avec des dizaines d’autres animaux, il prêche la soumission à une science qui leur réserve pourtant un sort peu enviable. Mais le délire masochiste du Dr Rat ne pourra empêcher la révolte de gronder parmi ses congénères : le laboratoire se transforme en champ de bataille révolutionnaire. Paru vingt ans avant L’ours est un écrivain comme les autres, cette comédie animalière de William Kotzwinkle est une fable grinçante et sarcastique qui dénonce vivement la cruauté des hommes envers le règne animal.

Un livre que j’avais repéré en librairie pour le retrouver à la médiathèque. J’avais déjà lu L’Ours est un écrivain comme les autres (surtout à cause de la citation de Terry Pratchett au dos, on ne se refait pas) qui était sympa sans plus (la citation m’a semblé un peu exagérée en fin de compte. Quelle trahison.), on redécouvre ici un point de point de vue animal. Un rat de laboratoire taré observe avec désarroi une révolte animale qui commence avec les chiens de laboratoire, qui continue dans les abattoirs pour se poursuivre dans la savane. Tous les animaux convergent vers un seul point, seul l’Homme ignore cet appel viscéral qui traverse toutes les créatures vivantes.

Ici, à chaque pause de lecture, même avant de découvrir la fin, c’est un gout de sang persistant dans la bouche qui me suivait. C’est le regard torve que je mangeait mon steak haché, c’est la conscience torturée que j’ai acheté du jambon.
Si la fin est prévisible, l’Homme est un loup pour l’Homme est surtout pour les animaux après tout, elle m’a prise aux tripes et m’a donné les larmes aux yeux.
Ce livre date de 1976… 40 ans et il n’a pas pris une seule ride. Malheureusement.
Sur ce, je vais manger du tofu.

 

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Edward Carey
Editions : Grasset
ISBN : 9782246811855
464 pages

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations. Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu une bonde universelle – et, pour son malheur, un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets, qui ne cessent de répéter des noms mystérieux…
Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît ; les murmures des objets se font de plus en plus insistants ; dehors, une terrible tempête menace ; et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…
Premier tome d’une trilogie superbement illustrée par l’auteur, Le Château nous plonge dans un univers pareil à nul autre, fantasmagorique et inquiétant, gothique et enchanteur. Edward Carey y révèle des talents de conteur, de dessinateur et de magicien qui font de lui le fils spirituel de Tim Burton et de Charles Dickens.

1 euros sur un vide-grenier, pratiquement neuf, il n’en fallait pas plus pour que ce livre rentre avec moi. Il a fallu ensuite 6 mois pour que je le sorte de ma PàL. Illustré par l’auteur dans un style très sombre, ce livre pour adolescents (je suppose) nous plonge dans un univers aussi noir que ses illustrations, ou la saleté est reine. On a du mal à en sortir, pas vraiment parce que l’histoire est fascinante, mais plutôt parce qu’on a l’impression de sortir du livre recouvert d’une couche de crasse bien épaisse (ou c’est moi qui fait un léger blocage hygiéniste concernant les livres d’occasion…) avec une odeur de décharge dans le nez.

En bref, pas une lecture qui m’a passionnée, l’enchantement promis par la quatrième de couverture n’était pas au rendez-vous, je ne pense pas lire la suite, mais l’atmosphère sombre est parfaitement réussie et oppressante.

 

corbeaucorbeau

 

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