Not that kind of girl – Lena Dunham

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Lena Dunham
Editions : Random House
ISBN : 9780812994995
265 pages

Not That Kind of Girl: Antiguide à l’usage des filles d’aujourd’hui

« There is nothing gutsier to me than a person announcing that their story is one that deserves to be told, » writes Lena Dunham, and it certainly takes guts to share the stories that make up her first book, Not That Kind of Girl. These are stories about getting your butt touched by your boss, about friendship and dieting (kind of) and having two existential crises before the age of 20. Stories about travel, both successful and less so, and about having the kind of sex where you feel like keeping your sneakers on in case you have to run away during the act. Stories about proving yourself to a room of 50-year-old men in Hollywood and showing up to « an outlandishly high-fashion event with the crustiest red nose you ever saw. » Fearless, smart, and as heartbreakingly honest as ever, Not That Kind of Girl establishes Lena Dunham as more than a hugely talented director, actress and producer-it announces her as a fresh and vibrant new literary voice.


Je vous avais déjà parlé de Girls il y a un petit moment déjà. Du coup, quand j’ai vu que Lena Dunham avait publié un livre qui avait l’ambition de raconter au monde ce qu’elle avait appris, que son histoire valait la peine d’être racontée, j’étais curieuse. Ayant le même âge, je n’ai pas l’impression de pouvoir faire la leçon à quiconque, mais en même temps, moi, je n’évolue pas à Hollywood…

Dès le départ, elle annonce la couleur, elle voulait nous raconter ses erreurs, pour empêcher les autres de les faire. Ce qui n’a pas manqué de me faire tiquer. J’ignorais en effet que savoir que les autres font des conneries nous empêchait de faire les mêmes (si c’était le cas, il n’y aurait aucun accident de la route pour cause d’alcoolémie trop élevée parce que personne ne prendrait le volant en étant imbibé, et le voisin de table ne gouterait pas ce plat trop épicé qui nous a fait devenir tout rouge et expulser de la fumée par le nez). Donc, Lena Dunham nous raconte de manière décousue ses jeunes années, sa quête de l’homme qui lui prendrait sa virginité, ses excès alimentaires sous forme de liste, ses soirées alcoolisées, ses soirées où elle prêtait son lit à des hommes pour ne pas coucher avec (pas qu’il faille coucher avec, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas pensé), ses découvertes de capotes dans les plantes vertes et ses séances de psy.

Au niveau du contenu, j’ai eu du mal a y trouver un intérêt quelconque, les anecdotes se suivent sans vraiment démontrer d’un recul qui permettrait de montrer qu’effectivement, elle en ai tiré une leçon (mis à part le fait que manger trop de pâté de foie fasse vomir…). Par contre, ce contenu dévoile l’aspect autobiographique de sa série et l’envers du décor Hollywoodien et des rapports entre de jeunes réalisatrices pleines d’entrain et d’idées et leurs homologues masculins plus âgés.

Au niveau de la forme, les anecdotes sont classées par thématique, mais ne sont pas chonologiques à l’intérieur des thématiques, ce qui donne à l’ensemble un aspect décousu. En effet, dans le premier chapitre, où elle parle de sa frustration à être encore vierge à la fac, elle partage son désespoir avec une amie qu’elle perd de vue une fois l’acte consommé (pas ensemble, hein) – d’ailleurs, la formulation de cette partie laisse à penser que la seule chose qu’elles avaient en commun était d’avoir un hymen intact, ce qui les rendait complices, une fois l’objet de leur désespoir envolé, plus besoin d’une compagne d’infortune -. Trois chapitres plus tard, elle est toujours à la fac, on ne sait pas si elle est encore vierge, mais en tout cas, l’amie est encore là. Encore deux chapitres plus tard, elle a 13 ans et la rencontre pour la première fois.
corbeau

Alors, l’histoire de Lena Dunham valait-elle la peine d’être racontée ? Pour son compte en banque, certainement. Pour le lecteur ? C’est discutable. J’aurais appris en tout cas que manger trop de pâté de foie faisait vomir, que mélanger du Xanax, de l’extasy et des alcools forts en l’espace de 3 heures est une très mauvaise idée (merci Lena, je m’en serais pas doutée), et qu’à New York, les gens branchés boivent de l’eau dans des Mason Jars parce qu’ils n’ont plus de verres normaux. Et surtout, que Lena Dunham adore s’écouter parler.

Bon, je vous laisse, je vais prendre un Doliprane 1000 effervescent dans un pot de confiture avant de lire les bouquins de Youtubeuses.

Bon, en vrai, je vous laisse quand même une citation dans laquelle je me suis reconnue jusqu’au bout, parce qu’il y en a eu au moins une :

Is togetherness killing your productivity? When’s the last time you stayed up until 4:00 AM testing the boundaries of your consciousness and googling serial killers ?

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