Les Montagnes Hallucinogènes – Arthur C. Clarke

Montagnes hallucinogènes

Arthur C. Clarke
Editions : La Clef d’Argent
Collection : Fhtagn
ISBN : 978-2-908254-62-4
70 pages

At the Mountains of Murkiness
Traducteur : Philippe Gindre

 

Une expédition scientifique découvre sur le continent antarctique les ruines cyclopéennes d’une cité antédiluvienne, vestige d’une civilisation préhumaine disparue. Disparue? Rien n’est moins sûr. Au coeur de ce labyrinthe méphitique gisent peut-être d’effroyables entités cosmiques prêtes à resurgir et à engloutir l’humanité sous un flot d’horreurs indicibles…

Cela ne vous rappelle rien?… Les Montagnes hallucinées, bien sûr! Le chef-d’oeuvre de H.P. Lovecraft qu’Arthur C. Clarke parodie avec jubilation et un humour tout britannique alors qu’il n’a que 22 ans. Publié à l’origine en 1940 dans l’un des premiers fanzines de science-fiction, ce prototype absolu du pastiche lovecraftien était demeuré inédit en français.

Mondialement célèbre pour l’adaptation cinématographique que fit Stanley Kubrick de son roman 2001: L’odyssée de l’espace, Arthur C. Clarke est avec Isaac Asimov et Robert A. Heinlein l’une des figures marquantes de la science-fiction.

Les Montagnes Hallucinogènes est le premier livre d’Arthur C. Clarke que je lis, et si il s’est retrouvé entre mes mains, c’est surtout parce qu’il s’agit d’une parodie d’un livre de Lovecraft, auteur qui se prenait quand même très au sérieux.
Ce tout petit livre de 70 pages présente une introduction complète au pourquoi du comment de la genèse de la nouvelle qui y est imprimée, ce qui permet, d’une part, de découvrir la jeunesse de Clarke quand on y connait rien, mais aussi de découvrir l’influence des pulps américains au sein de la communauté amatrice de SF en Angleterre, la nouvelle, ainsi que des notes de fin de livre (vu les dimensions, les mettre en bas de page aurait été difficile.) très complètes, qui permettent de saisir les subtilités humoristiques, certains éléments de contexte tels que des allusions à d’éminents personnages de l’époque aujourd’hui oubliés, et qui donnent également des clés supplémentaires pour comprendre l’oeuvre originale de Lovecraft, de découvrir son intertextualité (qui m’avait totalement échappée, alors que les oeuvres de Poe auxquelles sont faites allusions, ben, je les ais lues, il y a une dizaine d’années, certes, ceci devant expliquer cela), ainsi que sa rigueur scientifique, assez rare auprès de ses confrères auteurs de pulps.

La nouvelle en elle même reprend les éléments de l’originale, et y ajoute des éléments absurdes, précurseurs de l’humour à la Monty Python, transforme les personnages en héros pathétiques et ridicules et se termine sur une rencontre avec des Grands Anciens très différents de ceux présents dans le panthéon lovecraftien.
A lire pour tout amateur de Lovecraft et d’humour absurde. La lecture des Montagnes Hallucinées auparavant est par ailleurs fortement recommandée.


moutonmoutonmoutonmoutonmouton

Un petit livre méconnu à tort, malheureusement.

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