La relativité de l’emploi de son temps

La persistance de la mémoire - Dali (extrait)

La persistance de la mémoire – Dali (extrait)

Ces derniers temps, j’ai souvent entendu une petite phrase, je l’ai sans doute dite, sinon pensée très fort aussi.

Surtout dans un contexte bien particulier, celui des relations amoureuses. Ces amis qui discutaient à la table à coté de moi au resto (non, je n’écoute pas aux portes, mais le déjeuner entre collègues s’éternisait et être en bout de table n’aide pas à y participer), dont l’un d’eux ne voulait pas « perdre » 5 ans de plus avec sa copine avec qui il était juste bien sans plus mais avec laquelle il ne se voyait pas fonder une famille, ces deux autres jeunes gens dans le tram qui discutaient de la même chose, d’avoir perdu 3 ans avec quelqu’un, sans rien avoir construit, cette amie qui a perdu 3 ans avec quelqu’un qui est revenu sur une décision prise quand il s’est mis avec elle, cette collègue, victime d’un manipulateur alcoolique et violent qui a mis 6 ans avant de partir, et moi, qui a mis 3 ans avant d’ouvrir les yeux sur la personne avec qui j’étais et encore quelques mois avant d’en finir totalement.

Ma mère me l’a répété après la rupture : « Mais tu n’aurais pas pu t’en rendre compte avant, que c’était un gros connard ? »… Non, je n’aurais pas pu, parce que sinon, je l’aurais fait, et je serai partie plus tôt.

Si maintenant, j’ai envie de foutre des baffes à celle qui était aveuglée par de belles paroles il y a maintenant 4 ans, à cette époque là, justement, je ne voyais pas, j’idéalisais, j’étais naïve, et bien peu expérimentée dans le domaine des relations homme-femme.

Si je pouvais retourner en arrière, je ne crois pas que je ne retomberai pas dans le panneau, mais, en connaissance de cause, je sauterai du train avant qu’il ne déraille jusqu’au dernier wagon.

Je ne sais pas si j’ai réellement perdu mon temps, et, si j’avais pu contrôler les choses, elles se seraient passées différemment, mais le fait est que ça m’a fait grandir, et peut être que sauter cette étape de la relation foireuse ferait de moi quelqu’un d’autre, et peut être que les choses positives qui sont arrivées par la suite ne seraient pas arrivées sans ce passage.

Parfois, on entend aussi cette petite phrase lors du cursus scolaire. Untel a perdu tant d’années à faire telles études sans jamais les terminer pour finir devant la friteuse d’un restaurant à grand M. Mais on n’est pas à sa place, certes, parfois, on bifurque et on fait marche arrière, mais dans l’idéal, ça aboutit sur une chose positive, on sait enfin ce qu’on veut.

Je crois qu’on perd seulement du temps à partir du moment où on se dit qu’on perd du temps, au lieu d’y mettre fin et de passer à autre chose.

Et comme je voulais encore vous parler d’un autre truc, que le contexte s’y prête, et que je suis pas sûre d’avoir assez à dire pour en faire un article entier, cette citation sur twitter (j’ai dû remonter loin, mais c’est le soir, et je cherche a procrastiner mes tâches ménagères),

J’ai envie de dire que les mauvaises choses nous apprennent des choses sur les autres, sur nous, et sur nos manières de gérer, on apprend à vaincre ses démons. C’est, si on les gère bien, une fierté personnelle. Les bonnes choses, quand elles nous arrivent, ben, on est content, on profite, et si on n’a pas de bol, une énooooorme tuile nous tombe de nouveau dessus juste après. Donc, il est logique, d’une certaine manière, de ressasser les mauvaises choses, au cas où ça se reproduirait.

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