Les Peintres au charbon

Les peintres au charbon - Lee Hall

Les peintres au charbon - Lee Hall

Ca m’arrive de me cultiver. Des fois. Autrement qu’avec des films ou des livres. Bon, j’avoue, c’est rare. Mais ce week end, je suis allée au théatre. Voir Les Peintres au Charbon, de Lee Hall au Taps à Strasbourg, par la Compagnie du Passage de Neuchâtel. Le théatre, je n’y connais rien, la dernière fois que j’y suis allée, c’était en primaire voir le Petit Prince, c’est dire. N’empêche que c’était bien. Bon, mis à part d’être assis à coté de la porte (c’est pratique pour sortir, par contre, on est les premiers dehors) et la chaleur de la salle. Et les coups dans mon siège de la lycéenne en sortie de classe installée derrière moi.

Bon, je voulais vous parler de la pièce, parce que si vous avez l’occasion d’y aller, allez-y (et pas seulement parce qu’il y a un acteur de Kaamelott dans le casting) (oui, voir Lancelot en costume des années 30, ça fait bizarre).

Les protagonistes sont 3 mineurs du Nord de l’Angletterre, un mécanicien dentiste (oui, mécanicien dentiste, je sais pas en quoi ça consiste, par contre… Resserer les rouages de dentiers mécaniques ?) qui s’est fait gazer pendant la première guerre, un chômeur, un prof d’arts plastiques, et une collectionneuse de tableaux excentrique.

A l’aube de la deuxième guerre, une association de mineurs décide de se cultiver et de suivre des cours de sensibilisation à l’art, afin de comprendre ce que l’artiste a voulu dire quand il a peint sa croûte. Pour ça, bien sûr, il eur faut un professeur. Qui tentera de leur expliquer les bases de l’histoire de l’Art, et, devant leur incompréhension et leur volonté de comprendre plutôt que de savoir (je sais pas si je suis claire, là o.O), va décider de les faire peindre.

La mise en scène est minimaliste ; une table, une échelle, 4 chaises, et un paravent qui sert de décor. Entre les actes, le rideaux se ferme et une toile est projetée, parfois accompagnée d’une date, quand il s’agit d’une année marquante historiquement.

Sur fond de comédie sociale dressant les portraits de mineurs et d’ouvriers peu instruits, se pose également la problématique de la légimité de l’Art. Que veut-il dire ? A quoi sert-il ? Est-ce qu’une oeuvre engagée à plus de valeur qu’une oeuvre introspective ?

C’est la première fois que l’oeuvre est représentée en français (d’après mon programme, hein), et donc, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas, allez-y ! Pour ma part, je suis sortie en ayant très envie de reprendre mes pinceaux et de barbouiller un truc.

Pour des photos de la pièce, les dates de la tournée (pour Strasbourg, c’est mort, la dernière représentation était celle à laquelle j’ai assisté samedi), un extrait vidéo et plus d’informations, <voix off téléachat> je vous invite à cliquer sur le site de la Compagnie du Passage.</voix off  téléachat>

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