Elle, recommandé par notre ami Sigmund

Elle : Un récit d'aventures

Elle : Un récit d'aventures, par Henri Rider Haggard

Un grand classique, présent dans la liste des must read, dont je n’avais jamais entendu parler avant que la couverture ne me frappe sur le rayon de la médiathèque. Une femme en habit digne de l’antiquité grecque, après la déception de Mémoires d’une catin, il fallait ma dose de héros en jupes et sandales. Sur la quatrième de couverture, on peut lire que ce cher Sigmund en a recommandé la lecture à ses patients et que Jung (ouais, j’ai du le googler, ma culture en matière de psychiatres a quand même ses limites) compare « sa puissance d’imagination à celle de L’enfer de Dante et de L’Anneau du Nibelung de Wagner (pourquoi c’est au singulier en français, ça, d’ailleurs, en VO, c’est die Niebelungen Sage, eine Niebelung, mehrere Niebelungen o.O).

Ce livre met en abyme le récit lui-même. En effet, le premier narrateur, à la première personne, à rencontré le narrateur suivant, et raconte cette rencontre, et comment il a reçu le manuscrit qui raconte l’histoire d’ »Elle ». Le deuxième narrateur raconte son histoire dans un manuscrit qu’il envoie au premier narrateur (vous suivez ?), ensuite, le premier narrateur n’apparait plus que dans les notes de bas de page, sous le nom de « l’éditeur ».

On suit donc M. Holly, linguiste à l’université de Cambridge, depuis une funeste nuit où l’un de ses amis vient à lui, agonisant, et lui remet une cassette, lui dit qu’il va mourir, et qu’il devra s’occuper de son fils qu’il n’a pas vu depuis la mort de sa femme. Il lui raconte aussi que sa famille remonte à avant Jésus Christ (je veux pas faire ma chieuse, mais celle de tout le monde, hein, même si on ne sait pas remonter jusque là, nos grands parents et les leurs avant eux sont pas tombés du ciel comme ça, il y a 200 ans, hein) et que Kalliskratès était son arrière*68 grand-père, et lors de sa fuite (je sais plus pourquoi, désolée), il a rencontré, avec sa femme enceinte, Elle, qui a fait fuir la madame enceinte jusqu’aux yeux, parce qu’Elle était tombée follement amoureuse de monsieur Kalli. La madame (pas Elle, hein, l’autre) a accouché, et fait suivre cette histoire jusque maintenant. Et le lendemain, le monsieur est mort. Comme il l’avait prédit.

Ce très cher Holly est très moche. Il est décrit comme étant très poilu, avec de longs bras, et un torse de forme bizarre. En plus, il a peur des femmes (oui, quand il était jeune, une donzelle l’a chauffé, puis s’est sauvé avec un mec qui était plus beau, la gueuse ! Toutes pareilles, ses chaudasses ! Même au XIXème !). Donc voilà, il se retrouve avec un gamin sur les bras, à qui il doit apprendre l’arabe, et lui donner cette cassette le jour de ses 25 ans. Ce jeune homme, Léo, qui est très beau, un véritable Apollon, aux cheveux d’or, en plus, il est doué, il reçoit un diplôme (mais de justesse, hein, faut pas déconner), enseigne aussi à Cambridge, et plaît aux femmes.

Que renferme la fameuse cassette ? Un tesson qui résume toute l’histoire, un cartouche, et une lettre du père de Léo, qui dit qu’il s’est suicidé (c’est pour ça qu’il a pu prédire avec précision qu’il allait mourir), et leur disant qu’il devait partir à Zanzibar, trouver le moyen de devenir immortels, et trouver Elle, pour venger leur ancêtre Kalli, plus de 2000 ans plus tard.

C’est parti pour Zanzibar, Holly, Léo et Job, leur fidèle majordome (qui a peur des porteuses du double chromosome X, et aussi des gens qui ne sont pas britanniques, le pauvre, il va en chier xD). Ils essuient une tempête sur un baleinier, d’ou ils réchapperont de justesse, avec un serviteur turc, du nom de Mahomet. Ils débarquent le long d’un fleuve, se font dévorer par des moustiques, et assistent à une bagarre de proportions épiques entre un lion et un crocodile. (Et là, j’aurais bien voulu mettre une vidéo de reportage animalier, mais je n’ai pas eu le courage de regarder une seule de ses vidéos jusqu’à la fin, donc allez voir vous-même si vous voulez voir à quoi ça peut ressembler : http://www.youtube.com/results?search_query=lion+attacks+crocodile&aq=f)

Quand, au bord de l’épuisement, ils se font ramasser par des indigènes qui les transportent vers leur « village » sur des litières, la seule chose que M. Holly remarque, c’est que certains portent des toges jaunâtres, et d’autres, rien, à part des peaux de guépard pour protéger leur nudité (différence qui sera mentionné plusieurs fois, hein, au moins une fois par chapitre, tant qu’ils seront chez ces indigènes, ça a du le marquer…) Ces indigènes, ce sont des Amahaggers, le peuple des pierres, et ils parlent une sorte d’arabe, ils ont eu l’ordre de pas toucher aux hommes blancs, ordre donné par Celle-qui-doit-être-obéie, ils ont des femmes superbes, et tous le même père, Billali, digne vieillard à longue barbe blanche (en gros, c’est Panoramix, version africaine).

Billalix

Billalix

On notera qu’en cherchant cette image avec le mot clé Panoramix, j’ai trouvé des gens nus se roulant sur des toiles géantes.

Ce peuple a des coutumes étranges. Par exemple, Léo et Job se font sauter dessus par des dames, Léo a de la chance, elle est jolie, il lui rend son baiser, et pouf, ils sont mariés, Job, lui, a moins de chance, déjà qu’il a peur des femmes, celle qui a jeté son dévolu sur lui est vieille (oui, il est précisé qu’elle est d’un certain âge, puis, qu’elle a une trentaine d’années…une ancêtre, en gros). Il la refuse, et ils vont dormir. Dans une grotte creusée par une civilisation disparue, les Kôr. Les chambres qui leurs sont attribuées sont d’ailleurs d’anciens tombeaux.

Une autre sympathique coutume est de tuer les femmes avant la ménopause, avant qu’elles deviennent trop chiantes. Oui, c’est exprimé comme ça dans le texte (‘fin, pas comme ça au mot près, hein, mais ça y est).

Une autre chouette tradition, c’est de manger leurs invités. En leur mettant un pot chauffé à blanc sur la tête. Ce sort ne sera réservé qu’au serviteur Mahomet, comme il n’est pas blanc, on peut le toucher, et même le manger ! Enfin, c’est surtout une vengeance de la pauvre vieille qui s’est pris un râteau par Job. (Prenez note, au prochain râteau que vous vous prendrez, mangez un de ses potes !). S’en suit une grosse échauffourée, Billali punit ses enfants en les envoyant chez Elle. Léo est blessé, tombe malade, et là, ils vont tous, enfin, Holly, Job, Léo et Panora-Billali, pardon, chez Elle, Hiya, ou Celle-qui-doit-être-obéie.

Léo survivra-t-il ? Rencontreront-ils Elle ? Connaitront-ils le secret son immortalité ? La suite demain !

MAJ : La suite se trouve ici !

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