En soldes !

Je ne sais pas trop comment aborder le sujet, c’est un sujet sensible, vous voyez ? Et puis, j’étais concernée, il fut un temps pas si éloigné. Et le phénomêne est si courant que je vais marcher sur des égos avec mes gros sabots (le premier qui me demande si je passe par la Lorraine avec, jle bombarde à coup de tarte à la mirabelle !).

Donc voila, depuis un moment, je vois pleins de gens se définir par une étiquette. Etiquette qui leur permet, selon eux, de se croire supérieur à d’autres. “Je suis un geek, tu sais pas coder un site en php, t’es un nul”. En quoi une compétence ou une passion vous rend-elle supérieur à quelqu’un qui ne partage pas les mêmes ? Les autres ont des compétences qui leurs sont propres également, et peuvent parfois être bien plus utiles que de savoir démonter un pc les yeux fermés. (Je dis pas ça par jalousie, je sais coder, et je n’ai besoin de personne en cas de souci informatique).

En quoi une fille qui se dénomme geek est-elle supérieures aux filles apprêtées ? Parce qu’elle sait ce qu’est un Dalek ? Parce qu’elle comprend les vannes sur DTC ? Parce qu’elle s’entend avec les mecs et fait des concours de rots avec eux ? (Je vais presque revenir sur ma théorie évoquée ici qui dit que le sexisme vient également des femmes, qui, parfois, aiment bien rabaisser les autres femmes à un rôle d’objet sexuel quand elles n’ont pas la même dégaine qu’elles même, avec ce lien, ou on découvre qu’il existe trois types de “meufs”, tous trois péjoratifs, des “meufs” naïves, cruches et vaniteuses. Le seul modèle de fille potable est donc la geekette qui a des conversations de “haute volée” sur les Xmens, Dr Who et WoW).

En quoi se définir comme un roux (ou rousse, chuis pas sectaire) métalleux définit-il la personne ? Il/elle n’est que ça ? Triste personne si on peut se définir par sa couleur de cheveux et son style de musique.

J’ai même vu quelqu’un mentionner sur son portfolio de graphiste la couleur de ses yeux. En quoi la couleur de ses yeux influe-t-elle sur ses compétences professionnelles ? Avoir les yeux bleus/verts/marrons change-t-il la perception des couleurs (ce qui peut être important pour un graphiste, je le conçois)?

Sur quelques sites, certaines précisent aussi que, quand elles portent un rouge à lèvre de luxe, elles se sentent plus sûres d’elles qu’avec un rouge du supermarché, parce que pas tout le monde ne peut se payer du maquillage à 30 euros. En effet, tout le monde ne peut pas, et tout le monde n’y tient pas. Mais ce maquillage la rendra-t-il plus heureuse et épanouie ? Fera-t-il d’elle quelqu’un de bien ? (Non, on est pas une grognasse si on porte des choses de luxe, mais on l’est quand on se sent supérieure aux autres à cause de la valeur des objets que l’ont porte.)

Et pourquoi certains se donnent, volontairement, une étiquette qui, selon leurs aveux, ne leur correspond pas ? Parce que c’est ce qu’on attend d’eux ? Parce que ça donne un genre ? On est ce qu’on veut être.

Se croire meilleur que les autres rend-il heureux ? Et vouloir se confiner à l’étiquette qu’on s’est donné, en dénigrant ce qui n’y correspond pas, est-ce épanouissant ?

Donc voila, je sais coder, je porte des jupes, je regarde Dr Who, je lis de la fantasy, je mets des talons, je me maquille parfois, j’écoute du metal, je porte parfois du rose, parfois du noir, et même, des fois, ça m’arrive de bitcher comme la pire des pestes (ça défoule, faut dire). Mettez moi une étiquette si vous voulez, mais ne vous étonnez pas si souvent, je n’y corresponds pas.

Battle Royale – Koushun Takami

Battle royale _ couverture Calmann-Lévy

Battle Royale - Koushun Takami

J’ai vu le film tiré de ce roman en 2008, sans avoir entendu parler du livre. C’est en découvrant qu’il s’agit avant tout d’un roman que j’ai décidé de le lire aussi. (Je l’aurais pas fais si je n’avais pas aimé le film, si on peut dire qu’on a aimé un film pareil o_O). En plus, ma médiathèque l’avais en rayon, ça tombait bien ! (Bizarrement, je ne l’avais pas trouvé dans mes libraires habituelles (mais j’ai pas toujours les yeux en face des trous (je devrais mettre mes lunettes plus souvent))).

Une classe de troisième (on me signale dans l’oreillette qu’en fait, il s’agit d’une classe de Terminale, et que c’est une erreur de traduction…) est choisie au hasard pour participer au Programme, mis en place par la République de Grande Asie, un régime dictatorial, au Japon. Le Programme consite à envoyer cette classe dans un lieu inaccessible (une île, dans ce cas précis, mais par le passé, des prisons désaffectées ont également été utilisées), où les élèves doivent s’entre-tuer. Il ne peut en rester qu’un. (J’ai l’impression d’avoir déjà vu ce concept quelque part… o_O) Le survivant gagne un autographe du Reichsführer (ben ouais, il gagne le droit de survivre, il veut quoi de plus, hein ? Y’en a qui prendrait la main tendue et le bras avec, hein !). Chaque élève reçoit une arme, sors de l’école sur l’île dans laquelle ils se sont réveillés, à deux minutes d’intervale, et le combat commence.

Les armes sus-nommées sont d’ailleurs parfois très insolites. La mitraillette, le revolver, la faucille, le gilet pare-balles, le boitier de localisation, le couteau de chasse, le fusil, l’arbalète, tout y passe. Même la pauvre et innocente fourchette devient une arme de mort potentielle.

Vous ne regarderez plus jamais vos couverts de la même manière.

On suit presque chaque élève, au moins le temps d’un chapitre, mais on se doute bien que les personnages clés sont Shuya, Noriko et Kawada. Ce sont d’ailleurs les personnages les moins clichés qu’on trouvera.En effet, certains personnages sont si… typiquement manga que c’est difficile d’imaginer des gens semblables en vrai. Par exemple : le mec homosexuel, qui n’est pas seulement gay, mais qui est clairement décrit comme une folle. Il se parle à lui même comme s’il était une femme. Et une femme très superficielle, par ailleurs. Ou bien le fils de famille riche, qui se considère comme au dessus de la moyenne, non par ses capacités, mais simplement du fait de sa naissance. Ou bien la fille complètement allumée (j’ignore toujours si elle se croyait dans un jeu vidéo ou avait une croyance religieuse tordue), qui est persuadée que son dieu extra-terrestre lui a conféré des supers pouvoirs. Ou encore la fille qui, lasse d’avoir été la victime par le passé, décide de devenir le bourreau et manipule ses adversaires (qui, même dans une situation extrême, arrivent encore, pour certains, à penser avec ce qu’ils ont entre les jambes…) grâce à ses atouts physiques. Mais, au vu de l’erreur de traduction (que je viens de découvrir, et que donc, j’ignorais durant ma lecture), certains comportements sont plus facilement compréhensibles pour des élèves majeurs, alors que pour des élèves de 15 ans, le choc culturel me semblait énorme (je vis peut être chez les bisounours, mais dans mon univers, à 15 ans, on ne se prostitue pas, même si on est sur la mauvaise pente).

Néanmoins, les motivations des personnages à participer de façon active au “jeu” sont bien expliquées, et on arrive à comprendre leur comportement (pour la plupart, pour d’autres, j’étais juste contente qu’on en finisse), que ce soit par plaisir, par instinct de survie, par peur… L’ambiance est glauque, et, comme le gouvernement le souhaite, et l’auteur l’a réussi, on ne peut faire confiance à personne, pas même à ses amis. Ce n’est peut être pas une lecture plaisante dans le sens ou l’histoire est agréable, mais en aucun cas, je ne regrette ma lecture.

Certaines scènes sont décrites de manière assez graphique, et ne conviendront pas forcément à un public trop sensible.

Sinon, la bande annonce du film (que je m’en vais regarder dans la soirée) :

Et, pour plus d’informations sur le livre, le film, tout ça, tout ça, j’ai trouvé ce site très complet, en français :

http://echolivres.free.fr/battleroyale/accueil.htm

Enlevez lui son orchestre !

J’inaugure un nouveau sujet dont je n’avais pas encore parlé ici.

Ceux qui me connaissent savent qu’il y a un groupe de musique que j’adore. Si je ne devais en écouter plus qu’un, ce serait celui là. Je suis capable d’écouter le même album en boucle pendant des heures, je deviens une groupie qui chante en coeur pendant les concerts (pathétique ? j’assume !), ce groupe a bercé mon adolescence, il a été ma première grosse claque musicale, et aucun autre n’a réussi à l’égaler pour le moment. C’est Nightwish, LE groupe de métal à minettes cucul poneys arc-en-ciel, oui, oui. Donc voilà, j’attendais avec ferveur le successeur à Dark Passion Play qui m’a bien plu sur le moment, mais que j’écoute à peine maintenant, alors que les autres tournent encore avec la même fréquence. J’attendais les studios reports avec impatience, savoir que ça avance, que bientôt, on pourra écouter le prochain, ça fait quand même plaisir.

Il a y deux semaines, un teaser est sorti, teaser plus qu’étrange. Mais bon, ça colle au concept (déjà vu et revu) de la fête foraine hantée. En plus, un film sortira en janvier, dont l’album sera la bande son. C’est génial pour une groupie écervelée (quand il s’agit de choses que j’aime, hein, entendons nous bien) comme moi. Mais voilà, ce teaser a un peu, détruit ma hâte. Trop étrange visuellement, trop “déjà-entendu” acoustiquement.

Ce matin, donc, le premier morceau est diffusé à la radio finlandaise, et est reproduit sur Youtube, encore heureux d’ailleurs, à 9 heures, je suis au boulot, et pas en train d’écouter une radio en finnois. Et là…

Je sais pas à quoi je m’attendais… Mais… Nightwish fait du Nightwish… Forcément, me direz vous. Mais voilà, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu les lignes orchestrales. Certains riffs me semblent famillier également. Peut être qu’au bout de 6 albums, Tuomas a fait le tour ? Peut être que j’en attendais trop ? Peut être que j’ai grandi et que ce que fait le groupe ne me convient plus ? Peut être que c’est l’effet premier single, qui m’avaient tous paru chiants au possible quand ces chansons sont sorties, avant leurs albums respectifs. Ce n’est qu’un morceau pour le moment, et je sais que je vais l’écouter jusqu’à le connaitre par coeur. Je sais aussi que le jour de la sortie de l’album, j’irai l’acheter. Je l’écouterai probablement en boucle pendant un moment, puis je le rangerai à coté de Once et Dark Passion Play, qui souffrent tous les deux du syndrôme de l’orchestre omniprésent. Et pour le prochain, je ne m’attendrai pas à ce que Tuomas réinvente le fil à couper le beurre. Surtout si on le laisse de nouveau jouer avec un orchestre.

Sur ce, je m’en vais écouter Over the Hills and Far Away (oui, mon morceau préféré est une reprise, le comble !) et avoir de nouveau 15 ans.

Questions existentielles de la vie de tous les jours

Bon, en fait, je voulais écrire sur un autre sujet mais ça ne donne rien de cohérent (comment ça, comme toujours ? Je vous entend, au fond près du radiateur, hein !), et j’ai envie d’aider les deux tondus et trois pelés qui se perdraient ici (avec des requêtes Google très chelou des fois, je vous vois en plus de vous entendre, bande de petits pervers !) (Oui, c’est Big Brother ici, mouahahaha) (Je vous ai déjà confié que j’aimais d’amour les parenthèses ?) (Non ? Ben maintenant, c’est fait.).

Questions existentielles pour gens paumés (ou qui paument des trucs) : pourquoi on retrouve toujours ce qu’on cherche au dernier endroit où on regarde ? Parce qu’une fois qu’on a trouvé ce qu’on cherche, ben, on cherche plus, pardi ! (C’est mignon, pardi, tiens, je vais le mettre dans ma liste de mots à utiliser plus souvent.)

Pourquoi on se réveille souvent 5 minutes avant la sonnerie du réveil ? Par conditionnement. (Et si on se rendort après, c’est sans doute un acte manqué.)

Pourquoi on (je(me dites pas que ça n’arrive qu’à moi…)) tombe toujours malade pendant les vacances ? Parce que l’organisme est un emmerdeur qui décide de prendre ses vacances en même temps que nous. Le vil salopiaud.

Pourquoi, quand on va voir quelque chose dans un rayon vide d’un magasin, en l’espace de 2 minutes après y être entrés,  c’est si bondé de gens qu’on se fait piétiner ? Instinct grégaire. “Oh, y a quelqu’un dans le rayon du papier toilette, ça doit être drolement chouette là bas, pis, en plus, je suis pas convaincu par les 36 rouleaux de quadruple épaisseur qui sont tombés dans mon caddie avant, je vais voir s’ils en ont pas qui sent la noix de coco sibérienne à la place.”

Pourquoi ce qu’on cherche se trouve toujours tout au fond du sac/de la poche ? Parce que l’importance qu’on lui donne à ce moment précis (sinon, on le chercherait pas, hein), augmente son poids de manière exponentielle, et donc la gravité est plus forte, donc il est plus attiré par le sol, donc il va se cacher au fond. Pour être plus proche du centre de gravité. (J’ai jamais dit que mon aide serait intelligente ou censée.)

Pourquoi, quand on attend quelqu’un, ça sonne à la porte pile quand on est encore sous la douche (si la personne est en avance), ou aux toilettes (si la personne est en retard), ou encore, ça sonne à la porte au moment ou on voulait passer un coup de fil ennervé “Nan mais t’es où, j’t'attend depuis une demi-heure !” ? Les gens le savent ! ils attendent devant votre porte ! Ils vous écoutent prendre votre douche, descendre la braguette de votre pantalon (et là, je vais attirer pleins de gens biens, bonjour les gens, pas de cochoncetés ici, j’vous préviens ! Remballez moi ça !), prendre votre téléphone et tapoter un numéro violemment, et là ! Ces sadiques se disent qu’ils vous ont bien eu et se décident à sonner. Y’a plus de notions de vie privée, ma bonne dame, j’vous jure !

Pourquoi les femmes ouvrent-elles la bouche quand elles se maquillent les yeux ? Parce que c’est plus dur de fermer les yeux par réflexe quand on a la bouche ouverte. (Si vous essayez, ne vous éborgnez pas, je recommande pas (sauf si vous aimez le look pirate, pendant quelques jours.).)

Bon, hein, j’ai pas réponse à tout non plus, même si on pourrait croire ma sapience sans limite, là. Mais si quelqu’un pouvait m’expliquer la source de mon inquiétude à chaque fois que je part pour quelques jours, à savoir, est-ce que j’ai bien fermé ma fenêtre en partant (alors que je ne l’avais pas ouverte de la matinée)? Est-ce que j’ai bien éteint les plaques de ma cuisinière (alors que je ne les ai pas utilisées de la journée) ? Ou bien pourquoi je me rend toujours compte que j’ai oublié mes lunettes une fois arrivée au travail alors que je savais que j’avais oublié un truc ?

Et, sérieusement, si on avait tenté d’appeller un retardataire 5 minutes avant, est-ce qu’il serait arrivé plus tôt ? (En imaginant qu’il n’attendait pas derrière la porte, hein.)

Pourquoi les blogueuses mode ont les pieds en dedans ? o_O

Les Témoins de Jéhovah qui rôdent dans les rues le samedi matin sentent-ils qu’on est pressés et est-ce pour ça qu’ils nous arrêtent ? (Oui, le samedi matin, je suis pressée. Je suis toujours pressée dans la rue. Même quand je ne le suis pas.)

Les notices de médicaments ont-elles la bougeotte ? Je peux tenter d’ouvrir les boîtes de tous les côtés, ce sera toujours du côté de la notice. Elle doit le faire exprès. (Comment ça, je me sens persécutée par tout le monde, et par les notices de médicaments en plus de ça ? Meuh non, pft !)

Sinon, quelques questions existentielles que je doit être la seule à me poser. Pourquoi la nourriture pour animal est-elle souvent composée de viande d’animaux qui ne serait pas présente dans la chaîne alimentaire naturelle de l’animal à l’état sauvage ? Sérieusement, vous avez déjà vu un chat attaquer un élan parce qu’il avait envie d’un morceau juteux de gigot d’élan ? Ou de boeuf ? Ou de renne ? (La pâtée à la souris, ce serait pas judicieux par contre, il en faudrait beaucoup trop pour juste un paquet, c’est pas un modéle marketing viable.)

En cas d’apocalypse nucléaire qui ferait muter tout le monde en zombies, sachant que les zombies se nourrisent de chair humaine fraîche, si tout le monde mute, ils mangeraient quoi ? o_O (Oui, c’est une question que je me pose tout les jours. Absolument, madame ! Ou monsieur.)

Et pourquoi, ooooooh pourquoi, surtout quand on est pressé (je suis toujours pressée, je vous l’ai déjà dit ?), on est TOUJOURS derrière quelqu’un qui marche tout doucement, en se faisant large (pour pas qu’on puisse doubler, ‘voyez), et pourquoi ces gens là sont souvent en survêtement ? (J’ai rien contre les survêtements, mais je pensais qu’ils seraient plus actif et plus dynamiques, les gens qui portent ça, c’est quand même un vêtement de sport, hein, à la base.)

J’avoue, en fait, cet article, c’était une excuse pour poser mes questions à la con.

La prochaine fois, peut être que je raconterais un truc intéréssant, on sait jamais, ça pourrait arriver un jour.

Statistiques : 5 “hein” sans compter celui là, et 27 parenthèses. La prochaine fois, j’essairais d’en mettre moins. Promis.

Victoria, reine et tueuse de démons – E.A. Moorat

Victoria, reine et tueuse de démons

Victoria, reine et tueuse de démons

À une heure avancée de la nuit, alors qu’il contemplait Perkins, son serviteur, en train de manger son chien, Quimby, l’air sombre, se mit à réfléchir aux événements inhabituels survenus dans la soirée.

Ca commence comme ça, et la première phrase est assez représentative du reste. Nous rencontrons Quimby et son serviteur zombifié Perkins (j’ai du relire la première phrase plusieurs fois, elle m’a un peu prise par surprise, faut bien l’avouer), qui se remémorent les évènements de la soirée, qui aurait dû se passer agréablement. Une agression de zombies, de rats, et une photo compromettante plus tard, nous rencontrons aussi l’héroîne du livre, la future reine Victoria, occupée à faire des listes de choses qu’elle aime dans son journal intime. On note donc qu’elle n’aime pas la soupe de tortues ni les perruques (j’ai du chercher sur wikipédia pour comprendre la référence historique…). Le roi se meurt d’un rhume des foins, sa mère somnole dans un coin, et une succube décide de l’attaquer.Le protektorat (non, pas de faute de frappe) protège le royaume des démons, et va intégrer Victoria dans son équipe.

L’histoire est ici revisitée à la sauce gore, les faits historiques sont détournés, des machinations sont inventées par l’auteur. Le rythme est soutenu, et parfois, à l’aide d’ellipses et flashbacks, un peu déroutant. Les démons se limitent à des succubes, des loups-garous et des zombies, et un autre qu’on ne sait pas trop ce que c’est en fin de compte. J’ai mis un moment pour finir ce livre, ça part dans tout les sens, un nouveau personnage à chaque chapitre (bon, c’est pas ça qui m’empêche de me concentrer, hein), mais j’avais l’impression pendant toute ma lecture que c”était sans queue ni tête, peut être que je n’étais pas assez concentrée, mais les zombies, ils sortent d’où ? Que des tas de trucs sont balancés dans l’histoire sans être explicités. C’est une relatation de « faits » sans autre explication. Victoria m’a donné envie de lui foutre des claques, les protekteurs sont des machines à tuer du démon sans psychologie.

Ce livre avait du potentiel, des éléments intérréssants, mais l’auteur n’en a rien fait de bien passionnant. Un peu comme s’il avait fait une liste d’éléments à intégrer et les a mis là ou ça serait éventuellement marrant.

“Je vais écrire un livre, tiens, je m’ennuie en ce moment. Du fantastique, ca me parait bien. Ou bien de l’historique ? J’hésite… Pourquoi ne pas melanger les deux ! C’est l’idée du siècle ! Alors, dedans, je vais mettre :

  • des zombies
  • une créatures à la Frankenstein… Mieux, des zombies façon Frankenstein !
  • des loup-garous, depuis Twilight, ça marche bien, ça
  • des succubes, ça sonne bien, ça, une succube… su–ccu-be… c’est classe
  • Baal, il a un nom cool, lui, on va le mettre aussi, je sais pas ce qu’il fait, mais ça sonne bien.

Arg, Maru, enlève cette souris éventrée de mon clavier, je tente d’écrire un livre !

  • Tiens, des boyaux, ouais, va pour les boyaux, Saw a bien fait un malheur, hein (Merci Maru ! Miaou !)
  • Un fétichiste du pied, ça ajouterait du piquant.”

Enfin voilà, je suis déçue, tant de potentiel gâché. Mais peut être que j’ai placé la barre trop haut. Ca reste une lecture pas trop prise de tête (si on ne se laisse pas embrouiller comme moi par les multiples dates, heures, et lieux) et il y a des moments assez drôles, mais ce n’était pas pour moi.

Et comme un livre similaire est sorti sur Lincoln, la prochain, j’exige que ce soit l’impératrice Sissi qui s’y colle !

Sinon, l’édition est très soignée, et il y a un marque pages détachable du rabat de la couverture (mais ça, c’est l’objet livre, et pas le contenu).

Pour les curieux, on peut lire les deux premiers chapitres sur le site d’Eclipse, en cliquant sur le lien.

Sac D’Os – Stephen King

Ils auraient pu pondre une couverture plus jolie quand même, hein

Ils auraient pu pondre une couverture plus jolie quand même, hein

Le dernier Stephen King que j’ai lu, c’était Rose Madder, et j’étais au lycée. J’ai arrêté de les lire parce que la traduction de celui là en particulier était vraiment mauvaise (je voulais devenir traductrice littéraire à l’époque, ça me faisait mal de voir des idiomes  anglophones non pas adaptés, mais traduits mot à mot). Donc voilà, plus de Stephen King en 8 ans, alors que ses livres m’ont accompagné durant toute mon adolescence. Sac d’Os était un des seuls disponible à la médiathèque que je n’avais pas encore lu, et en plus, comme la mini-série est en production, je me suis dit que c’était le moment.

On rencontre donc Mike (encore un !), vivant à Derry, qui vient d’apprendre le décès brutal de son épouse Johanna. Mike est, comme un certain nombre des héros de King, écrivain (Misery, Shinning) et souffre du blocage typique à la profession depuis la perte de Johanna. Il est également sujet à d’affreux cauchemars ayant lieu dans la maison de vacances qu’il possède, près du lac Dark Score (avec un nom pareil, personnellement, ça me donne pas des masses envie d’y passer mes vacances, hein). Le point culminant de ses rêves le pousse à s’installer à Sara Laughs, cette fameuse demeure, thêatre de ses cauchemars, qui tient son nom d’une chanteuse du début du XXème siècle, Sara Tidwell, qui aura une rôle important dans ce livre. Il rencontre Kyra et Mattie Devory, qui ont quelques problèmes familiaux suite au décès du père de Kyra. Mike découvre des éléments qui lui font croire que Johanna lui cachait quelque chose, et ses cauchemars passés prennent une tournure prophétique.


Le Maine selon S. King

Je dois avouer que, même si j’aime beaucoup les livres de Stephen King, peu d’entre eux m’ont fait peur. A vrai dire, je me souviens seulement vaguement d’une nouvelle parue dans Danse macabre : Celui qui garde le ver qui m’a fait de l’effet. A moins que ce ne soit la couverture hideuse. Par contre, il m’a toujours donné envie de continuer à tourner les pages pour savoir ce qui adviendra des personnages.

Le roman est à la première personne, et ça gâche toujours un peu, pour moi en tout cas, dans ses livres ou ceux d’un autre, le suspense. On sait qu’il va survivre de toutes manière (je vous ai déjà dit qu’Hélène de Troie qui raconte sa mort dans Mémoires d’une Catin, c’est ridicule d’un point de vue logique ?). Il arrive à rendre ses personnages proches de nous grâce au langage, mais il reste toujours une distance. Les larmes me montent aux yeux assez facilement quand je lis, mais là, par contre, rien. Que dalle. Nada. Même pas un reniflement triste lorsqu’un personnage meurt. D’ailleurs, ce personnage est mort depuis depuis deux pages que déjà Mike se dit qu’il a écrit des dizaines de morts semblables dans ses livres, et qu’il s’agit d’une mort facile et pratique pour l’auteur. Ce qui n’est pas un mauvais point, j’aime bien ce genre de clins d’oeil et de recul sur les ficelles utilisées.

L’assassinat est ce que la pornographie produit de pire ; l’assassinat est le “laisse-moi faire ce que je veux” porté à son stade ultime.

D’ailleurs, le titre même du livre Sac D’Os, est un clin d’oeil aux personnages de romans qui ne sont que des sac d’os que l’auteur doit remplir.

En bref, des personnages proches du lecteur et intéressants, mais je ne me suis attachée à aucun d’entre eux, Même si une scène particulièrement cruelle m’a fait grincer des dents.

L’élucidation de l’histoire sur fond de mémoire collective mélée à une histoire de fantômes est fascinante, touchante aussi, et me fait regretter d’avoir ignoré M. King pendant de si longues années alors que nous nous entendions si bien auparavant.

Peut-être croyons nous toujours que ce que nous avons perdu était justement ce qu’il y avait de mieux… ou qui aurait été le meilleur.

Magic Cottage – James Herbert

Magic Cottage - James Herbert

Magic Cottage - James Herbert

Ado, j’adorais les livres qui font flipper, j’adorais Stephen King, je regardais des films d’horreur toute seule dans le noir, et ça ne me faisait rien. Au moins jusqu’à ma majorité. Après, j’ai regressé et j’ai commencé à avoir peur du noir (en fait, non, mais c’est pour l’image, voyez ?). Tout ça pour vous raconter que ça fait un bail que je n’ai plus lu de livre classifié en tant que “terreur”. J’ai emprunté Magic Cottage parce que la couverture était jolie (comment ça, j’ai des goûts de chiottes ?!), et que, comme je venais de terminer Le Trône de Fer, je me disais que peu importe ce que je lis, ça ne me fera pas d’effet après cette lecture.

J’ai donc commencé ce bouquin en ne connaissant pas l’auteur, et ayant à peine survolé la quatrième de couverture.

Mike, un musicien vivant à Londres avec sa copine Midge, illustratrice de livres pour enfants, nous raconte, avec son franc-parler, leur recherche d’une maison à la campagne, et va nous raconter ce qui leur est arrivé dans ce cottage qu’ils ont acheté suite à un coup de cœur.

Tout commence quand Midge découvre cette annonce dans le journal. Une annonce toute simple, mais qui semble être magnétique sur elle. Elle n’a repéré que celle-ci, c’est cette maison là qu’elle veut, et aucune autre ! Peu importe si elle tombe en ruine, si les gens sont bizarres, d’ailleurs, ils deviennent aimables une fois qu’ils savent que le couple va s’installer à Gramarye, ce fameux petit cottage de l’annonce. Ils rencontrent leurs voisins, membres d’une secte appelée les Synergistes, ainsi que le pasteur, qui leur dit de se méfier d’eux. Ils se lient d’amitié avec…un écureuil, et, forcément, sinon, y’aurait pas de quoi en faire un livre, avec les Synergistes. Enfin, surtout Midge, parce que Mike est un peu réticent. L’endroit semble réelement magique, un peu comme les cabanes au fond des bois des Disney, avec les petits animaux, les petites fleurs et tout et tout. Je me suis d’ailleurs représentée Midge comme Blanche Neige.

BLanche Neige

Mike nous raconte tout ça avec beaucoup d’humour, et quelques maladresses, en effet, à plusieurs reprises, il parle de quelque chose, s’arrête, puis dit un truc dans ce genre là : “enfin, vous verrez plus tard, hein, je m’égare ». Oui…. Certes… Parce que même si l’histoire est relativement prenante et même assez flippante par moment (ils se font surveiller par une forme sombre qui disparait aussi vite qu’elle est apparue, puis, vers la fin… Cette forme… fait coucou à Mike… Véridique !), ces égarements et demies ellipses donnent l’impression que le suspens se construit de manière forcée et laborieuse. “Hahaaaaa, il va se passer un truc ! Vous le savez ! Mais je le dit quand même pour les bouchés du fond ! Mais je ne vous le dirais pas avant 50 pages ! Nananère ! Vous avez peur, hein ?!”. C’est d’ailleurs un peu dommage, parce que du coup, on est dans l’expectative que quelque chose se passe, et justement, quand quelque chose se passe enfin, on n’est pas vraiment surpris : “Tenez, je vous l’avais dit ! Bouh !”. On a droit à quelques anecdotes de son travail de musicien de studio, de ses tournées, de ses expériences avec la drogue, à des descriptions de l’endroit, qui semble venir d’une autre dimension. D’ailleurs, lui même compare l’effet de Gramarye sur lui à un trip par moments.

Le lien avec les synergistes donne à penser qu’il s’agit en fait d’un thriller avec machinations et manipulations, mais le fantastique reprend le dessus, tout en laissant le mystère planer sur la nature des événements. Et l’auteur réussit quand même à bâcler la fin. On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé ni pourquoi, et ça tombe bien, Mike non plus.

Mam’zelle, eh, mam’zelle, c’est quoi ton 06 ?

Ca nous est toutes arrivées au moins une fois, on va quelque part et on se fait héler, arrêter, voire, pour les plus malchanceuses, agresser. Ca arrive en plein jour, quand il y a plein de monde, et si on ignore celui qui nous apostrophe, on se fait insulter. Bon, j’avoue, si je me suis fait insulter, je devais avoir les oreilles bouchées, je suis partie trop vite ou ils ont attendu que je sois loin. Ca m’est arrivé d’avoir peur, j’avoue, de me demander si on se fout de moi, mais jamais je ne me suis sentie vraiment en danger, et je croise les doigts pour que ça reste comme ça.

Ca m’est arrivé qu’un mec me colle pendant un trajet de bus et veuille m’offrir un téléphone pour Noel quand je lui ai dit que je n’en avais pas (je préfère ça à donner un numéro inconnu et ainsi traumatiser quelqu’un qui n’a rien demandé), ça m’est arrivé qu’un photographe amateur avec des tomates sur les yeux veuille me prendre pour modèle (ahem), ça m’est arrivé qu’on veuille simplement me faire la conversation (les bras chargés de courses, c’était pas le moment, mais même sans, j’aurais pas été plus loquace), j’étais en pantalon, en veste de ski, en rangers, en col roulé, en tee-shirt, en jupe, seule ou avec mon mâle alpha, et rien ne les arrête. D’habitude, ça m’arrive une fois par an, mais là, ça m’est arrivé deux fois, deux jours de suite, dans deux situations différentes. Je ne vais pas faire un pamphlet pour dire de ne pas me parler, que je ne suis pas un morceau de viande, et qu’être sur la voie publique et porteuse de chromosomes double X ne fait pas de moi une personne publique. Pas que ce n’est pas mon avis, car ça l’est, mais plutôt que d’autres le font bien mieux que moi et la blogosphère regorge déjà de ces textes, et que je déverse mon incompréhension ne changerait rien.

Non, par contre, ce que je ne comprends pas, c’est l’incompréhension à laquelle on doit faire face si on n’aime pas se faire interpeller dans la rue. Je me souviens avoir rencontré une jeune femme qui s’énervait à la seule idée qu’on puisse l’interpeller, ça lui arrivait fréquemment, et elle rencontrait l’incompréhension la plus totale qu’elle ne se sente pas flattée. Je la comprenais, et je me heurtais au même mur qu’elle. Une de mes connaissances (mentionnée dans cet article) était comblée quand elle se faisait héler dans la rue sous les sobriquets les plus charmants. La traiter de salope dans la rue, c’était presque comme réciter un poême sous sa fenêtre un soir de pleine lune, lui peloter les fesses en passant a coté d’elle, c’était comme lui offrir un bouquet de 100 roses rouges qui ne faneraient pas. Qu’on se sente flattée quand un inconnu en face de nous dans le train nous dise qu’on a de jolis yeux, pourquoi pas… (Encore que, jamais fait l’expérience, je n’attire que les lourds, voire les pervers, mais toujours polis) Mais apprécier se faire réduire a son cul, de plus par des hommes qui, pour faire ça, ne valent pas qu’on leur réponde, c’est à se demander si ce n’est pas à cause de ses spécimens féminins là que la condition de la femme n’évolue pas, et non pas à cause seulement des hommes qui auraient peur de se faire voler leur pouvoir. C’est une chose de ne pas oser lever la voix contre eux, par peur, c’en est une autre d’encourager les insultes en répondant favorablement. Ce n’est pas parce qu’un gros lourd a daigné remarquer notre passage et le souligner bruyamment qu’il faut lui en être reconnaissantes !

Edit : comme je voulais vous le communiquer, l’enemi du féminisme, ce sont les femmes. Pas toutes, hein, mais beaucoup. C’est pourquoi je vous envoie chez l’Odieux Connard, qui en parle aussi.