Archive | janvier 2012

Ringer

Ringer

Ringer

Le truc quand on a pas de télé, c’est que le soir, souvent, on s’ennuie, et puis de toutes façons, y’a jamais rien de bien (on s’en rend compte quand on s’abrutit devant la version allemande de L’amour est dans le pré, faute de mieux. Rigolez pas dans le fond, c’est purement dans un interêt linguistique ! Heum.) Donc, je voulais parler de séries, Ringer, pour être plus précise. Si j’ai commencé à regarder, c’est surtout en tant que fan de Buffy. “Oh ! Une nouvelle série avec Sarah Michelle Gellar ! Je regarde !”. (Ouais, j’aime bien raconter ma vie comme ça, ça met un contexte et tout.)

De quoi ça parle ? De Bridget, ancienne droguée, témoin d’un meurtre, qui doit témoinger contre l’assassin dans quelques jours. Seulement, elle panique et s’enfuit pour rejoindre sa soeur jumelle, Siobhan, qui avait coupé tout contact avec elle depuis 6 ans. Sa soeur est désormais mariée à un riche homme d’affaire britannique qui ignore tout de l’existence de Bridget. Lors d’une excursion en hors bord/bateau/canoé/barque/j’y connais rien en bateau, Siobhan disparait, et Bridget, pour sauver sa peau (le meurtrier contre qui elle devait témoigner étant libéré à cause de sa propre disparition), décide de prendre la place de Siobhan. Seulement, Siobhan est en danger de mort également, et Bridget ignore tout de la vie actuelle de sa soeur.

D’habitude, je n’aime pas trop les histoires avec des jumeaux qui se font passer pour l’autre, traumatisme des soeurs Olsen sans doute, mais ici, l’intrigue est bien menée, le suspense est insoutenable, rien n’est prévisible. Le spectateur découvre certains aspects au fil des épisodes à l’aide de flashbacks, mais beaucoup de choses restent en suspens. On se doute bien que Bridget finira par se trahir, mais on ne sait pas quand, ni pourquoi, et tout devient encore plus compliqué au fur et à mesure qu’elle plonge dans la vie de sa soeur dont elle ignorait tout et qu’elle imaginait si simple. Pourtant, l’ancienne toxicomane semble bien mieux se débrouiller dans sa cage dorée que Siobhan, qui, malgré ses apparences heureuses et ses nombreux amis, devait avoir un bien lourd secret pour choisir de disparaitre. D’ailleurs, qu’est ce qui a bien pu la pousser à partir ?

Il y a 10 épisodes, le 11ème sera diffusé le 31 janvier aux Etats Unis.

The Graveyard Book – Neil Gaiman

The Graveyard Book - Neil Gaiman

Il m'a fallu trois semaines pour capter qu'il y'avait un visage dans la pierre tombale, je suis une flèche !

 

L’homme Jack a une mission, éliminer une famille jusqu’au dernier. Mais le dernier en question, bien qu’il sache à peine marcher, n’est pas de cet avis et va chercher refuge dans le cimetierre situé à côté de la maison ou ses parents et sa soeur ont été tués. Là, il est recueilli par les habitants du lieu, des fantômes et autres créatures surnaturelles. La famille qui décide de s’occuper de lui l’appele Nobody, car il ne ressemble à personne. Nobody jouit de pouvoirs qui lui permettent de rester incognito au cimetierre, et c’est un vampire qui est chargé de lui apporter de la nourriture et tout autres choses du monde des vivants dont il pourrait avoir besoin.

Chaque chapitre du livre est une aventure sans rapport avec les précédentes, et se passe deux ans, à peu près, après le chapitre qui l’a précédé. On rencontre les habitants du lieu, et Bod apprend les rudiments de la vie (et de la mort par la même occasion, forcément), grâce à eux. Bien sûr, il rencontre également des vivants, mais leur univers semble bien étrange par rapport au monde des morts. D’ailleurs, l’univers du livre est assez burtonien, où le monde des morts semble bien plus joyeux que celui des vivants. J’ai eu de nombreuses réminicences des Noces Funèbres pendant la lecture. (Bon, et un personnage m’a fait penser à une prof que j’ai eu à la fac, mais seulement au cause du nom à consonnance d’Europe de l’Est (du coup, ce personnage avait un fort accent dans ma tête -__-)).

L’étrange vie de Nobody Owens en français reste un roman jeunesse, ou les gentils sont gentils, et les méchants, ben, forcément, ils sont méchants. Mais sa force réside dans l’imaginaire de l’auteur, et ça reste une histoire touchante, sur la solitude, la différence, Bod étant vivant parmi les morts, et parmi les vivants, il n’est pas vraiment à sa place non plus, l’apprentissage de la vie, et, même si certains éléments semblent déjà vus (les loups garous, les vampires, les fantômes, et le côté vraiment très burtonien), ou si ça peut sembler simpliste, ça reste une lecture agréable, qui soulève des points importants, qui sont souvent oubliés, même des adultes.

Bon, en fait, cet article, c’est surtout pour introduire une citation qui m’a semblé très juste (et aussi la seule que j’ai réussi a surligner lors de ma première prise en main de ma liseuse…) :

Wherever you go, you take yourself with you.

C’est le troisième livre de Gaiman que je lis, le deuxième qui est qualifié de jeunesse, et celui ci me parait bien moins “glauque” que Coraline, que je ne suis pas sûre que j’aurais bien digéré si je l’avais lu en étant petite.

Et, pour finir, pour illustrer mon propos du style Corpse Bride :

 

 

Sans les mains \o/ – test du Kobo by Fnac -

Kobo By Fnac

Kobo By Fnac

Après avoir affronté la foule en délire dans une Fnac bondée un mois déjà avant Noel, je suis rentrée avec une liseuse, depuis le temps que je tournais autour. D’ailleurs, le plan marketing de la Fnac a bien marché, puisque je suis revenu avec la carte adhérent également…

En ouvrant la petite boite blanche, je découvre la bête endormie, un livre souriant sur son écran. Elle est déjà chargée, il me suffit donc de l’allumer et de voir ce qu’elle a dans le ventre. J’installe tout d’abord le logiciel Kobo, puis, je branche l’animal. Le logiciel télécharge deux livres gratuit sur la mémoire. Un que j’ai déjà lu (et que j’adore, mais que je possède en papier) et un autre dont je n’avais jamais entendu parler. Bref. J’ai d’autres livres qui attendent leur placement sur l’appareil. J’installe un livre, je débranche, je teste, et je remballe la liseuse. Tout marche, pas de soucis, pas besoin d’aller faire un scandale au service client (bon, pas vraiment, même au service client, je reste courtoise et polie, mais bon, hein, c’est pas marrant de devoir y aller, ni pour eux, ni pour nous). Mon cadeau de Noel est prêt. (Oui, j’ai acheté mon propre cadeau de Noel, mes parents qui me l’offrent habitent a 80 km de la Fnac la plus proche, qui, en même temps, est à 10 minutes de chez moi ou de mon lieu de travail. Et puis les trucs fragiles, comme ça, avec l’envoi par la Poste, ça me rend un peu parano, vous avez deja eu des paquets éventrés et rescotchés ? Et des livres neuf écornés ? Voire même des courriers importants qui n’arrivent jamais ? Bref, des fois, je me méfie de la Poste.)

Donc voilà, une semaine d’utilisation de la liseuse, verdict :

Déjà, quand j’ai essayé de mettre de nouveaux fichiers dessus, de la même manière que la première fois, ça ne voulait pas. O_o La liseuse ne les avait pas repérés alors qu’ils étaient bien en .epub. J’ai retenté, en les envoyant sur la mémoire de la liseuse avec le logiciel Calibre, et là, quand j’ai relancé, les livres étaient en double. Donc ceux que j’ai glissé-déposé, puis ceux que Calibre a copié. -__- WTF. Bon, bref, peut être que ça a buggé avec la mise à jour du système d’exploitation. Ca marchait très bien la première fois, sans mise à jour, ça devait être trop d’informations en une fois.

Passons à la lecture. Avec le tactile, veuillez bien a ne pas transpirer des doigts, sinon, ça devient un peu ératique. (C’est peut être comme ça avec tout les objets tactiles, je sais pas, mon téléphone portable a un clavier.) Le chargement des pages est rapide (ou en tout cas, pas plus lent que quand je tourne une page à la main). Le passage à l’écran noir entre les pages perturbe un peu au début, mais on s’y fait vite. La prise de note est facile à utiliser, mais j’ai rencontré quelques problèmes avec le surlignage. J’ignore encore si c’est moi qui suis nulle ou c’est l’appareil qui n’est pas au point. En voulant surligner une phrase dont le premier mot est en fin de ligne, il a commencé à surligner le début de la ligne, ce qu’on peut décaller sans problème, mais en voulant passer à la ligne suivante, il a décidé de surligner tout le haut de la page. donc, en gros, toute la page était surlignée, sauf le passage que je voulais. -___- Bon, on voit encore ce qu’on a voulu mettre en valeur, mais pas de la manière désirée. Ou alors je n’ai pas encore le coup de main, ce qui est très probable aussi. En tout cas, ça marche très bien si le premier mot n’est pas en fin de ligne. Le dictionnaire Merriam-Webster fonctionne très bien aussi, que l’on veuille accéder à la définition, ou à la traduction en français (Je n’ai lu qu’un livre en anglais dessus pour le moment).

L’expérience de lecture est, elle, vraiment agréable, pas de mal de tête, de mal aux yeux, la sensation pour les yeux est vraiment comme celle d’un livre papier. L’absence de rétro-éclairage ne permet pas de lire dans un tunnel en train, mais un vrai livre n’a pas ça non plus. Et le rétro-éclairage fatigue les yeux de toutes façons. L’avantage indéniable, surtout quand on est un lecteur “nerveux” qui ne tient pas en place, on ne perd pas la page quand on change de position. Et le livre tient ouvert tout seul, ce qui est bien pratique quand on lit, par exemple, dans sa salle de sport sur un vélo (ben oui, le vélo d’intérieur, c’est ennuyeux, même le décor ne change pas, faut bien s’occuper l’esprit).

Par ailleurs, si on change le nom du fichier d’affiliation (affiliate.conf) sur la liseuse, on remet la configuration par défaut, c’est à dire que lorsqu’il est éteint, c’est la couverture du livre qui s’affiche, et non pas le logo de la Fnac.

Le Reading Life est un peu gadget, mais marrant pour les amateurs de statistiques, telles que les horaires de lecture les plus fréquent, l’utilisation du dictionnaire, etc. On peut également publier ses bagdes sur Facebook, ça doit marcher, mais je n’ai pas essayé. J’ai désactivé le wifi de toutes manière, comme je n’en ai pas vraiment l’utilité.

Et pour le détail qui ne sert à rien, je l’ai prise en gris argenté, le violet et le bleu faisant un peu trop plastoc à mon goût, et le cadre noir du modèle noir (Cap’tain Obvious) ne semblait un peu dérangeant pour la lecture, un vrai livre papier n’a pas de cadre noir autour du texte non plus, après tout.

Et pour ce premier billet publié en 2012 (il a été écrit encore en 2011 par contre),  je vous souhaite une bonne année, une bonne santé, et que vous réussissiez tout ce que vous entreprenez.

Edit d’entre rédaction et publication : j’ai retenté de surligner à partir du dernier mot d’une ligne, en fait, ça marche, c’est une question de tour de main, visiblement.