Archive | août 2011

Magic Cottage – James Herbert

Magic Cottage - James Herbert

Magic Cottage - James Herbert

Ado, j’adorais les livres qui font flipper, j’adorais Stephen King, je regardais des films d’horreur toute seule dans le noir, et ça ne me faisait rien. Au moins jusqu’à ma majorité. Après, j’ai regressé et j’ai commencé à avoir peur du noir (en fait, non, mais c’est pour l’image, voyez ?). Tout ça pour vous raconter que ça fait un bail que je n’ai plus lu de livre classifié en tant que “terreur”. J’ai emprunté Magic Cottage parce que la couverture était jolie (comment ça, j’ai des goûts de chiottes ?!), et que, comme je venais de terminer Le Trône de Fer, je me disais que peu importe ce que je lis, ça ne me fera pas d’effet après cette lecture.

J’ai donc commencé ce bouquin en ne connaissant pas l’auteur, et ayant à peine survolé la quatrième de couverture.

Mike, un musicien vivant à Londres avec sa copine Midge, illustratrice de livres pour enfants, nous raconte, avec son franc-parler, leur recherche d’une maison à la campagne, et va nous raconter ce qui leur est arrivé dans ce cottage qu’ils ont acheté suite à un coup de cœur.

Tout commence quand Midge découvre cette annonce dans le journal. Une annonce toute simple, mais qui semble être magnétique sur elle. Elle n’a repéré que celle-ci, c’est cette maison là qu’elle veut, et aucune autre ! Peu importe si elle tombe en ruine, si les gens sont bizarres, d’ailleurs, ils deviennent aimables une fois qu’ils savent que le couple va s’installer à Gramarye, ce fameux petit cottage de l’annonce. Ils rencontrent leurs voisins, membres d’une secte appelée les Synergistes, ainsi que le pasteur, qui leur dit de se méfier d’eux. Ils se lient d’amitié avec…un écureuil, et, forcément, sinon, y’aurait pas de quoi en faire un livre, avec les Synergistes. Enfin, surtout Midge, parce que Mike est un peu réticent. L’endroit semble réelement magique, un peu comme les cabanes au fond des bois des Disney, avec les petits animaux, les petites fleurs et tout et tout. Je me suis d’ailleurs représentée Midge comme Blanche Neige.

BLanche Neige

Mike nous raconte tout ça avec beaucoup d’humour, et quelques maladresses, en effet, à plusieurs reprises, il parle de quelque chose, s’arrête, puis dit un truc dans ce genre là : “enfin, vous verrez plus tard, hein, je m’égare ». Oui…. Certes… Parce que même si l’histoire est relativement prenante et même assez flippante par moment (ils se font surveiller par une forme sombre qui disparait aussi vite qu’elle est apparue, puis, vers la fin… Cette forme… fait coucou à Mike… Véridique !), ces égarements et demies ellipses donnent l’impression que le suspens se construit de manière forcée et laborieuse. “Hahaaaaa, il va se passer un truc ! Vous le savez ! Mais je le dit quand même pour les bouchés du fond ! Mais je ne vous le dirais pas avant 50 pages ! Nananère ! Vous avez peur, hein ?!”. C’est d’ailleurs un peu dommage, parce que du coup, on est dans l’expectative que quelque chose se passe, et justement, quand quelque chose se passe enfin, on n’est pas vraiment surpris : “Tenez, je vous l’avais dit ! Bouh !”. On a droit à quelques anecdotes de son travail de musicien de studio, de ses tournées, de ses expériences avec la drogue, à des descriptions de l’endroit, qui semble venir d’une autre dimension. D’ailleurs, lui même compare l’effet de Gramarye sur lui à un trip par moments.

Le lien avec les synergistes donne à penser qu’il s’agit en fait d’un thriller avec machinations et manipulations, mais le fantastique reprend le dessus, tout en laissant le mystère planer sur la nature des événements. Et l’auteur réussit quand même à bâcler la fin. On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé ni pourquoi, et ça tombe bien, Mike non plus.

Mam’zelle, eh, mam’zelle, c’est quoi ton 06 ?

Ca nous est toutes arrivées au moins une fois, on va quelque part et on se fait héler, arrêter, voire, pour les plus malchanceuses, agresser. Ca arrive en plein jour, quand il y a plein de monde, et si on ignore celui qui nous apostrophe, on se fait insulter. Bon, j’avoue, si je me suis fait insulter, je devais avoir les oreilles bouchées, je suis partie trop vite ou ils ont attendu que je sois loin. Ca m’est arrivé d’avoir peur, j’avoue, de me demander si on se fout de moi, mais jamais je ne me suis sentie vraiment en danger, et je croise les doigts pour que ça reste comme ça.

Ca m’est arrivé qu’un mec me colle pendant un trajet de bus et veuille m’offrir un téléphone pour Noel quand je lui ai dit que je n’en avais pas (je préfère ça à donner un numéro inconnu et ainsi traumatiser quelqu’un qui n’a rien demandé), ça m’est arrivé qu’un photographe amateur avec des tomates sur les yeux veuille me prendre pour modèle (ahem), ça m’est arrivé qu’on veuille simplement me faire la conversation (les bras chargés de courses, c’était pas le moment, mais même sans, j’aurais pas été plus loquace), j’étais en pantalon, en veste de ski, en rangers, en col roulé, en tee-shirt, en jupe, seule ou avec mon mâle alpha, et rien ne les arrête. D’habitude, ça m’arrive une fois par an, mais là, ça m’est arrivé deux fois, deux jours de suite, dans deux situations différentes. Je ne vais pas faire un pamphlet pour dire de ne pas me parler, que je ne suis pas un morceau de viande, et qu’être sur la voie publique et porteuse de chromosomes double X ne fait pas de moi une personne publique. Pas que ce n’est pas mon avis, car ça l’est, mais plutôt que d’autres le font bien mieux que moi et la blogosphère regorge déjà de ces textes, et que je déverse mon incompréhension ne changerait rien.

Non, par contre, ce que je ne comprends pas, c’est l’incompréhension à laquelle on doit faire face si on n’aime pas se faire interpeller dans la rue. Je me souviens avoir rencontré une jeune femme qui s’énervait à la seule idée qu’on puisse l’interpeller, ça lui arrivait fréquemment, et elle rencontrait l’incompréhension la plus totale qu’elle ne se sente pas flattée. Je la comprenais, et je me heurtais au même mur qu’elle. Une de mes connaissances (mentionnée dans cet article) était comblée quand elle se faisait héler dans la rue sous les sobriquets les plus charmants. La traiter de salope dans la rue, c’était presque comme réciter un poême sous sa fenêtre un soir de pleine lune, lui peloter les fesses en passant a coté d’elle, c’était comme lui offrir un bouquet de 100 roses rouges qui ne faneraient pas. Qu’on se sente flattée quand un inconnu en face de nous dans le train nous dise qu’on a de jolis yeux, pourquoi pas… (Encore que, jamais fait l’expérience, je n’attire que les lourds, voire les pervers, mais toujours polis) Mais apprécier se faire réduire a son cul, de plus par des hommes qui, pour faire ça, ne valent pas qu’on leur réponde, c’est à se demander si ce n’est pas à cause de ses spécimens féminins là que la condition de la femme n’évolue pas, et non pas à cause seulement des hommes qui auraient peur de se faire voler leur pouvoir. C’est une chose de ne pas oser lever la voix contre eux, par peur, c’en est une autre d’encourager les insultes en répondant favorablement. Ce n’est pas parce qu’un gros lourd a daigné remarquer notre passage et le souligner bruyamment qu’il faut lui en être reconnaissantes !

Edit : comme je voulais vous le communiquer, l’enemi du féminisme, ce sont les femmes. Pas toutes, hein, mais beaucoup. C’est pourquoi je vous envoie chez l’Odieux Connard, qui en parle aussi.

A Dance with Dragons – George R.R. Martin

A Dance with Dragons - Georges R.R. Martin

A Song of Ice and Fire 5: A Dance with Dragons - Georges R.R. Martin

J’ai sauté dans un train en marche pour la série du Trône de Fer (fallait courir vite, je vous assure), j’ai commencé le premier tome en juillet,  et j’ai terminé le dernier mi-août. J’ai rattrapé mon retard, j’ai devoré tout les livres, et je vais parler du dernier, même si je devrais commencer par la début, parce que ma mémoire a tout melangé, et qu’il est plus frais.

Et puis surtout, une pensée m’a suivie pendant toute ma lecture, et quand j’ai vu cette phrase sur le forum de Westeros.org, j’ai su que je n’étais pas la seule :

Once he separates his consciousness from Nighteyes, Jon will be too busy plotting his revenge on Prince Regal to worry about the Others.

Voila voila. En tant que grande fan de L’Assassin Royal, que j’ai découvert sur le tard aussi, le lien des Stark avec leurs direwolf m’a fortement interpellé. Mais je ne parle pas de plagiait, hein, étant donné que les premiers tomes des deux séries ont été écrites en même temps et publiés la même année.

Sinon, je voulais vous parler du livre lui même. Le début recoupe les évènements du tome précédent, A Feast for Crows. Je ne comprend pas pourquoi Martin a décidé de séparer ses chapitres (qui étaient dejà écrits) par géographie plutôt que par chronologie, comme les tomes précédents.

Du coup, pendant les premiers chapitres, comme certaines choses ont été relatées par un autre personnage du début du livre précédent (que j’avais lu une semaine avant), je ne suis un peu ennuyée. Mais peut être que si on a attendu 6 ans entre ses deux livres comme les fans de la première heure, ce n’est pas choquant.

Attention, spoilers ! Je vais essayer de ne pas en faire trop pour ceux qui n’ont pas encore lu.

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Par exemple voir Jon annoncer à Vère et Sam qu’ils devront aller a Villevieille avec Mestre Aemon, alors qu’on avait vu la même scène du point de vue de Sam au début de A Feast for Crows. Mais ce début, même s’il peut faire doublon avec des évènements dejà connus nous permet de comprendre la facon dont Jon intègre ses nouvelles fonctions, et assimile un des derniers conseils du mestre avant son départ. On le voit passer du stade d’adolescent à celui d’homme accompli qui doit assumer ses choix, bons ou mauvais.

Certains personnages donnent l’impression de stagner pendant presque tout le livre, pendant la majorité des chapitres qui leurs sont dédiés, on a envie de leur donner des baffes en leur disant de se réveiller, et, de, bordel de merde, faire ce qu’ils ont à faire au lieu de fanstamer sur un corsaire à moustache bleue. Car non, Daenaerys n’a toujours pas débarqué à Westeros, on lui en offre même la possibilité et… Elle refuse… Elle préfère semer le chaos et jouer à la reine dans la baie des esclaves… Tout en se pâmant de désir pour un homme plus que discutable. Si jamais elle finit sur le Trône de Fer, elle va semer un bordel monstre, j’vous le dit !

D’autres personnages continuent dans leurs lancées, on suit l’apprentissage d’Arya, qui reste, malgré les règles auxquelles elle doit se plier, une Stark jusqu’au plus profond de son être. Bran, Hodor, Jojen et Meera continuent à s’aventurer au nord du Mur, à la poursuite de la corneille à trois yeux et des Enfants de la Forêt. Pour eux, l’histoire avance, mais à deux livres de la fin, on ne sait toujours pas ou ca va les mener, et comment ca peut bien s’intégrer dans ce jeu des trônes mortel. On découvre d’autres personnages, qu’on appréciait pas forcément au départ, on découvre leurs motivations, on apprend à les apprécier, ou a les hair.

Au lieu de clore certaines énigmes, d’autres naissent. Certaines prophéties donnent l’impression de se réaliser, mais seulement si on se triture le cerveau bien fort (The bleeding star, salt and smoke… To go West, you must go East… When the seas go dry…) Et comme d’habitude, le roman se termine sur un cliffhanger déprimant, surtout si on se rend compte que le livre suivant est à peine commencé et qu’il faudra encore des années avant d’enfin pouvoir le lire.

Fin des spoilers potentiels

En tout cas, A dance with Dragons est un livre introspectif et lent, sans évènement particulièrement marquant, sauf vers la fin, et qui nous laissent sur notre faim (haha !), loin de ceux de Storm of Swords ou A Game of Thrones, mais qui commence à poser les bases du dénouement final, tout en laissant ce dénouement complètement flou et imprévisible. Les personnages ne nous laissent toujours pas indifférents, et la force d’évocation de l’auteur est toujours là. Ce livre m’a un peu donné l’impression d’être l’oeil du cyclone, avant la tornade finale. Et c’est la dernière fois que je parle d’un livre qui est situé en plein milieu d’une saga. x.x

Sur ce, je m’en retourne me ronger les sangs sur le destin des enfants Stark et tenter de warger avec mon chat.

Et un teaser pour la série qui est très réussi :

Edit du 1.09.11 : en bonus, un débat sur GRRM. Est-il sexiste ou, au contraire, féministe, à voir ici :

Sur Tiger Beatdown, GRRM est un pervers pédophile et sexiste. (Ce serait presque crédible si elle ne donnait pas l’impression d’avoir tout lu en diagonale et d’avoir oublié tout ce qui arrive aux hommes dans les livres…)

Réponses  sur ThinkProgress et Boiled Leather.

Protégé : La force des choses

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Cette entrée a été publiée le 23 août 2011, dans Tranches de vie. Entrez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Inachevé II

Encore un inachevé, mais cette fois, j’ai une excuse !

Tout à commencé un soir d’ennui devant la télé il y a des années, un crayon, un livre et un bon de commande trainaient sur la table, et le gribouillage a commencé. Sauf que forcement, c’est toujours quand je fais un gribouillage sur un papier tout nul que ça ressemble à quelque chose. Je l’ai donc refait sur un papier correct, mais le résultat était moins bien. Doooonc voilà, le gribouillage sur le papier incongru. Je vous mettrai peut être l’autre une autre fois.

L’original :

Bored of the Rings

Par contre, ne me demandez pas de quoi ça parle, j'ai tout oublié à part une scène douteuse et WTF avec un hobbit et une elfe dans un bordel

Et mon inachevé (j’avoue, je suis fière du nez) :

Bored of the drawing

On clique pour le grand format

La suite plus tard, dans un autre article !