Liavek – Megan Lindholm, Steven Brust

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Megan Lindholm, Steven Brust
Editions : actuSF
ISBN : 978-2-917689-60-8
282 pages

Traducteur : Jacqueline Callier

 

Dans la majestueuse cité portuaire de Liavek, les habitants reçoivent une dose de « chance » chaque année, le jour de leur anniversaire. La plupart des gens ne peuvent utiliser ce pouvoir, seuls les sorciers ont appris à le manipuler, souvent à leur propre profit. Kaloo, une jeune orpheline, sent qu’elle pourrait apprivoiser et développer sa « chance », mais comment faire alors qu’elle ignore sa date de naissance ? Taraudée par cette question, elle consulte un mage pour tenter de lever le voile sur ses origines. Commence pour elle une quête initiatique qui l’emmènera sur des sentiers dangereux.Certains mystères devraient rester dans l’ombre…
Devenue une légende de la fantasy mondiale grâce à L’Assassin royal, Megan Lindholm, alias Robin Hobb, s’associe pour ce récit inédit en France à Steven Brust et Gregory Frost. Teinté de la profonde humanité et de l’art du rebondissement qui caractérisent les histoires de l’auteur, Liavek offre au lecteur une plongée dans une cité aux couleurs éclatantes sur les traces d’une héroïne aussi effrontée que volontaire.

Liavek est à la base un univers patchwork, où chaque auteur participant apporte sa touche et ajoute des éléments jusqu’à créer un monde multi-facettes, aussi foisonnant que les œuvres de tous les auteurs impliqués réunis. Ce projet comptabilise cinq anthologies de nouvelles, en V.O., mais seules les cinq nouvelles du recueil ci-nommé ont été traduites en français. Ce qui commence déjà à poser un problème. On se retrouve projeté dans un univers déjà installé, les actions sont déjà en cours, les personnages déjà présentés. C’est un peu comme revenir au travail en souffrant d’amnésie, c’est un peu difficile de s’y retrouver. On se retrouve face à des ennemis et des complots dont on ignore tout (mais qui ont certainement été évoqués dans d’autres nouvelles), on a des méchants qui sont méchants parce qu’il leur est arrivé un truc triplement méchant 15 nouvelles plus tôt. Alors certes, c’est révélateur d’un univers complet, réfléchi et cohérent, mais pour ce recueil là, on a simplement l’impression de sauter dans un train en route, sans savoir d’où il vient, ni où il va.

 

Si l’on prend les nouvelles pour ce qu’elles sont, en ignorant le fait qu’on est largué au début (oui, je râle, mais en fait, à la deuxième nouvelle, ça va déjà mieux, on a trouvé un contrôleur, on a pu lui demander si on était dans un TER ou un Corail), le fait qu’elles soient écrites par deux auteurs différents fait ressortir l’énorme différence de plume entre les deux. Si je n’ai plus besoin de vous dire à quel point j’aime celle de Megan Lindholm/Robin Hobb, celle de Steven Brust ne n’a pas autant convaincue : une construction plus alambiquée et une structure moins cohérente m’ont perdues en route (déjà que je n’étais pas solidement attachée, hein).  Heureusement que celle de Megan Lindholm, fidèle à elle-même, a su me captiver.

 

Le bon point, c’est que les cinq nouvelles se lisent à la suite, évidemment, et suivent les deux mêmes personnages principaux, dont les histoires se croisent, pour se lier de manière inextricable, pour, au final, donner le rendu d’un roman écrit à quatre mains. Avec tous les inconvénients qu’une écriture à plusieurs mains peut avoir.

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Si vous êtes un inconditionnel de l’un de ces auteurs, allez-y, sinon, euh, allez-y pas. Ou alors débrouillez-vous pour lire les autres nouvelles aussi.

 

 

 

Instannés berlinois

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Fin mai, nous sommes allés à Berlin, destination dont nous parlions depuis déjà quelques temps.

Alors évidemment, les adresses à Berlin, ce n’est pas ça qui manque sur le net. Mais j’avais envie de partager quelques adresses qui je n’avais vu sur aucun blog francophone, ou que nous avons trouvées en parcourant la ville.

Ce sera loin d’être exhaustif, mais ce sont des adresses qui m’ont marquées :

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La photo de blog cuisine ou lifestyle correcte, c’est pas pour tout de suite.

Shiso burger : un restaurant de burgers asiatiques faits maison vraiment excellents. Assez petits, les burgers sont pourtant bien remplis, et, pour les végétar/liens, trois versions sans viande ni poisson sont proposées. La carte est originale, entre le bœuf, le saumon, les champignons, les aubergines, etc, et si on aime pas particulièrement les frites, on peut choisir les patates douces ou les haricots edamame. Quand aux boissons, leur limonade au litchi (maison) est délicieuse. Les prix sont raisonnables, nous avons mangé à deux pour moins de 20 euros, boissons comprises. Lire la suite

A la recherche de Vivian Maier

Finding Vivian Maier

 

Une salle des enchères, une boîte de pellicules en noir et blanc, un agent immobilier. Ces trois éléments sont ceux qui ont permis de sortir Vivian Maier de l’ombre.

Si je m’attendais pas grand chose de ce documentaire, j’en suis sortie soufflée. Ce film retrace toutes les étapes qu’à dpu suivre John Maloof pour découvrir qui était la femme derrière ces pellicules, qui recelaient de photos magnifiques. De son seul nom, il a pu retrouver ses anciens employeurs, ses affaires, et de ses affaires, retracer une partie de sa vie. Mais si sa vie a pu être découverte en partie, cette photographe géniale et passionnée reste une énigme. Ses amies ne savaient rien d’elle, et ses employeurs encore moins, alors qu’elle vivait sous leur toit.

Comment cette nourrice a-t’elle pu faire tant de photographies, sans jamais les faire développer ? Ne tenait-elle pas à ce qu’on les voie ? Pourquoi était-elle nourrice d’ailleurs ? Et cet accent, d’où vient-il ? Cette femme libre, à la conscience politique exacerbée, à l’oeil exercé, au sens de la composition inné, a su, comme le dit une des filles qu’elle a gardé, faire de sa vie ce qu’elle en voulait.

John Maloof tente de rassembler les pièces du puzzle en interrogeant les enfants qu’elle a gardé au fil des années, leurs parents, des voisins, des gens de passage, et son voyage l’emmène au fin fond des Hautes-Alpes, à Saint-Julien-en-Champsaur, petit village dont est originaire la mère de Vivian, à la rencontre du dernier de ses cousins, qui est aussi le seul membre de sa famille qu’il a pu retrouver.

Ce documentaire permet de découvrir une grande artiste méconnue, dont le génie flirte avec la folie, et nous montre des moments émouvants de personnes découvrant des amis aujourd’hui disparus sur des clichés jusqu’alors inconnus.

Il permet également de soulever la question du nombre de génies ignorés, dont les pellicules ont été jetées, les carnets de croquis détruits, et les manuscrits mités.

Ce documentaire a été une excellente surprise, et une découverte incroyable d’une femme libre, à la conscience politique exacerbée, à l’œil exercé, au sens de la composition inné, qui a su, comme le dit une des filles qu’elle a gardé, faire de sa vie ce qu’elle en voulait.

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Pour aller plus loin : la page wikipédia

Rumo und die Wunder im Dunkeln – Walter Moers

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Walter Moers
Editions : Piper
ISBN : 978-3-492-24177-9
693 pages

 

Selbst die größten Helden haben klein angefangen.

Rumo – der Wolpertinger aus Walter Moers’ Bestseller "Die 13 1/2 Leben des Kapt’n Blaubär" – macht sich selbstständig aund geht seinen Weg: Wie er kämpfen und lieben lernt, Feinde besiegt, Freunde gewinnt und das Böse kennenlernt und wie er schließlich auszieht, um das größte Abenteur seines Lebens zu bestehen, davon erzählt das bisland spannendste, ergreifendste und komischte Werk von Walter Moers.

"Es gibt Wunder, die müssen im Dunkeln geschehen." Professir Doktor Abdul Nachtigaller

 

Vous le savez, Walter Moers fait partie des auteurs que j’adore, et dont je vous ai parlé déjà maintes fois. Si Les 13 vies et demie du capitaine Ours Bleu étaient un poil en dessous de mes attentes, j’ai toutefois passé au crible fin les librairies berlinoises lors de mon séjour là bas, afin de pouvoir compléter ma collection (attendez-vous à entendre parler de lui plusieurs fois encore), et d’enfin pouvoir lire Rumo und die Wunder im Dunkeln, dont le personnage éponyme est présent dans la biographie de l’ours à la couleur azur.

Au début, accompagné d’un membre de la dysnatie Smeik (bien connue des lecteurs de la Cité des Livres qui Rêvent, ou de la vie de l’Ours Bleu) qui, en lui racontant des histoires et en partangeant sa connaissance toute théorique de l’art du combat, lui permet de libérer ses instincts sauvages, de sauver toute une population enfermée sur une île flottante (rien à voir avec le dessert), et ainsi de devenir le premier héros méconnu de son espèce, puis, une fois devenu adulte et ayant rejoint la ville où vivent tous ses congénères et découvert son fil argenté sous les traits d’une femelle Wolpertinger très spéciale, ses pérégrinations le mènent au devant de nombreux dangers, tous pires les uns que les autres. Mais il parvient néanmoins à trouver du soutien dans les endroits les plus inattendus, tout en affrontant son destin seul avec son épée schizophrène (oui, l’épée n’est pas toute seule dans sa lame).

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und die Wunder im Dunkeln (Rumo et les miracles dans l’obscurité, traduction approximative, l’ouvrage n’ayant, pour le moment, pas de version française), est un roman initiatique, parodiant les quêtes initiatiques mythologiques (les Nibelungen, par exemple, ou encore l’Edda) qui suit un chiot Wolpertinger (qui n’a rien à voir ici avec les chimères des Alpes) depuis sa ferme natale au monde souterrain de la Zamonie, à la recherche du fil argenté, quête suivie par toutes les créatures de son espèce. Le lecteur suit l’évolution de ce chiot rose, faible et cornu, qui ne pense qu’à son panier et à manger, jusqu’à devenir un Wolpertinger adulte, au pelage blanc, féroce, et, avouons-le, un peu bête, (ce qui ne le rend pas moins attachant). Cette dernière caractéristique le différencie également des autres héros Moersiens, entre l’Ours Bleu, malin et débrouillard, et Hildegunst Taillemythes, intellectuel héroïque et éloquent, qualité dont manque cruellement Rumo, qui "ne sait pas raconter les histoires", mais qui adore en écouter. Cet aspect "histoire racontée oralement" est d’ailleurs présente dans tout le roman, le narrateur omniscient externe ne se privant pas commenter sarcastiquement les faits, le seul chapitre relevant du domaine de l’écrit dans le style est celui qui retranscrit un journal intime au contenu Lovecraftien.

 

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Rumo est un roman plein de rebondissements, qui ennuient rarement, s’enchainent sans longueurs, et tous les éléments se mettent en place logiquement et de manière toutefois imprévisible, grâce à des changements de perspective rapides. Contrairement au tome précédent (L’Ours Bleu, pour ceux qui ne suivent pas, là bas, au fond), l’écriture est bien moins linéaire, et la narration bien plus maitrisée.

De nouvelles parties du continent Zamonien sont défrichées, de nouvelles espèces sont présentées, l’histoire (à ce moins que ce soit l’Histoire ?) du continent est explicitée, ce qui permet aussi de préparer le terrain pour les tomes suivants, à savoir,  la série de Bouquinbourg (le troisième tome est à paraitre en V.O. en automne.), et, comme toujours, les illustrations permettent de découvrir encore plus profondément la faune particulière de ce monde à part.

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Il est vraiment dommage que ce tome ne soit pas traduit (pour le moment) en français (même si la traduction de cet auteur doit s’avérer ardue), cet univers étant très complet, et chaque livre permettant encore d’approfondir ce monde foisonnant.


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Wenn du wolltest könntest du den ganzen Tag Wasser lassen, wo du gehst und stehst, aber du tust es nicht, was wäre das denn für eine Sauerei? Du staust es auf bis es weh tut, dann lässt du es fließen, und es ist eine Erlösung – stimmst’s? Genau so solltest du kämpfen: wie du pinkelst.

Si tu le voulais, tu pourrais pisser toute la sainte journée, peu importe où tu te trouves, mais tu ne le fais pas, parce que ça serait vraiment crade. Tu te retiens, jusqu’à ce que ça devienne douloureux, puis tu laisses couler, et c’est un vrai soulagement, pas vrai ? C’est exactement comme ça que tu devrais te battre. Comme tu fais pisse.

Top Ten Tuesday #10

TTT3WLe Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français Iani.

Les 10 personnages que vous aimiez bien, mais que vous avez de moins en moins apprécié au fil des pages
  • Daenerys Targaryen. Je ne détaillerai pas plus.
  • The Fool, L’Assassin Royal.
  • Rauno Rämekörpi. Dans son cas, c’est certainement voulu.
  • Phèdre, l’héroîne de Kushiel. Pour elle, c’est fluctuant, je l’ai adorée au premier tome, elle a commencé a me chauffer les oreilles au deuxième, pour regagner mes faveurs pendant le troisième tome.
  • Athena, La Socière de Portobelle, de Paulo Coelho.
  • Thymara, du cycle des dragons, Robin Hoob.
  • Magrat Goussedail, le Disque Monde. Jusqu’à ce qu’elle se marie, en fait. oO Esme Weatherwax forever!
  • Luise, dans Wachstumsschmerz, de Sarah Kuttner. Son angoisse de devenir adulte et de devoir rentrer dans le moule la rend attachante au début, pour finalement, devenir un poids, autant pour elle, que pour son entourage, et le lecteur.

 

Metal Cats – Alexandra Crockett

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Alexandra Crockett
Editions : powerHouse Books
ISBN : 978-1-57687-677-
135 pages

 

Metal Cats combines two amazing subjects: the extreme personalities of the hardcore metal music scene and their adorable kitties. These incredibly cute and fluffy felines have been photographed with their loving owners in and around the dark abodes of musicians, fans, and promoters of metal including members of the bands Black Goat, Thrones, Isis, Lightning Swords of Death, Book of Black Earth, Skarp, Harassor, Akimbo, Aldebaran, Atriarch, Oak, Ghoul, Ludicra, Holy Grail, Xasthur, Cattle Decapitation, Murder Construct, Exhumed, Morbid Angel, Municipal Waste, Skeletonwitch, Gypsyhawk, Nausea, Phobia, and Napalm Death.

Metal isn’t all dark and disturbing, violent and misanthropic. Metal Cats is proof that while the music may be brutal, the people in the scene are softies for their pets just like you and me…

A portion of the proceeds from this book and a series of benefit shows held along the West Coast will go towards one no-kill shelter in each of the four main cities visited.

Des chats ! Des chatons ! Des chevelus ! Du metal ! Il ne m’en fallait pas plus pour vouloir ce livre, et quand enfin, je l’ai trouvé en librairie, c’est ni une ni deux qu’il s’est retrouvé entre mes mains, et moi, dans la file d’attente de la caisse. Oui, n’importe quoi avec des chatons provoque des court-circuits dans mes synapses, c’est aussi pour ça que nous avons un coussin avec un chaton sur le canapé, au grand désespoir du chevelu qui cohabite avec moi.

Metal Cats est un recueil de photos, collectées sur plusieurs années, de membres actifs de la scène metal, qu’il s’agisse de musiciens ou de techniciens, et de leurs chat (ou autre, hein, on est pas sectaires), soit par Alexandra Crockett, qui porte le nom rêvé, pour les francophones, pour faire un travail sur le sujet des chats, (Parce que oui, quand on m’a fait remarquer le nom, j’ai gloussé.), soit envoyés par les musiciens eux-mêmes.
Si les métalleux souffrent, bien souvent à tort, d’une mauvaise image, les chats en ont également longtemps souffert, et c’est ce point commun qui a donné naissance au projet Metal Cats. Si aujourd’hui encore, les chats noirs sont parmi les moins adoptés, à cause de leur réputation démoniaque, quoi de plus logique que de prendre une engance "démoniaque" en photo, avec leurs compagnons à quatre pattes ?
Certes, certaines photos (sans doute celles soumises par les gens eux-mêmes) ne sont pas de la meilleure qualité, mais on y découvre une facette (plus ou moins) inattendue de ces musiciens de l’extrême, pleine de douceur et de complicité avec leurs animaux de compagnie. Vous pouvez le feuilleter virtuellement sur le site de l’éditeur.
De plus, une partie des bénéfices est reversée à une bonne cause, comme je vous en avais déjà parlé.


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J’espère juste qu’aucun chat n’a été sacrifié en l’honneur de Cthulhu après les photos.

Metal Meowlisha (Oui, c’est la même personne).

Join the P.à.L. #1

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Ces derniers temps, quelques nouveaux livres ont rejoint mes étagères, malgré ma décision de ne plus en acheter avant que ma pile à lire soit descendue en dessous de 10. Plus facile à dire qu’à faire, quand plein de livres attendus sortent enfin, ou qu’on trouve un livre qu’on cherchait depuis des lustres, pas trop cher, et puis, ben, il a vu la lumière, il m’a sauté dans la main, j’avais pas le coeur de le reposer, il semblait si triste dans ce magasin. Ou qu’on va à l’étranger et que c’est le moment idéal pour complèter sa collection de livres d’un auteur local. Parce qu’en France, même à coté de la frontière, c’est pas facile à trouver, hein (surtout si la seule librairie de la ville qui fait cette langue là a un personnel aussi aimable qu’une porte de prison.)

 

Donc, voici les petits nouveaux des dernierEs mois/semaines.

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Wilde Reise durch die Nacht et Rumo, de Walter Moers, parce que si je ne les trouve ni à Kehl, ni à Zweibrücken, ben, j’irai les chercher à Berlin, voilà.

The Ocean at the End of the Lane, parce que Neil Gaiman ! Et que je l’attendais en poche, et qu’il était là, et que mon cerveau n’a pas su se montrer raisonnable.

Metal Cats, parce que "Chats"! "Chevelus !, "Chats + chevelus !", et surtout, parce que j’en avais entendu parler sur une page fan de kitten cam (tout va mieux avec des chatons) et que une partie des bénéfices sera reversée à des associations de protection animale. Et que l’auteur s’appelle Crockett, et que quand même, ça tombe bien.

Le Prince bâtard, préquelle à L’Assassin Royal, parce Robin Hobb est l’un de mes auteurs préférés.

Uncle Silas, de Le Fanu, parce qu’un jour, je le terminerai, depuis le temps que je l’ai commencé. Et qu’il est dans ma liste.

Anno Dracula, Kin Newman, parce qu’il m’inspirait bien. Et que sa couverture est jolie.

Devil’s Lost Soul, de Kaori Yuki, parce que c’est une mangaka que j’appréciait beaucoup plus jeune, et que j’étais curieuse, et que le nombre de tomes annoncés est raisonnable. Après lecture, je suis un peu dubitative, et ne sais pas si je lirais la suite.

Et, d’un point de vue numérique, le recueil Folies, des Artistes Fous que j’ai hâte de découvrir (et surtout, de trouver le temps pour le lire) depuis que sa sortie est annoncée, étant donné que c’est un sujet qui me fascine. Chair et tendre, d’Amelith Deslandes, un recueil de nouvelles terreur, Morts Dents Lames, un autre recueil de nouvelles fantastiques, ainsi que Les Résidents, dont on m’a dit qu’il était sombre et angoissant. Sachant que j’ai toujours ignoré les avertissements, pour finalement devenir pâle pendant la lecture, j’attendrai un moment d’euphorie durable pour le lire.

 

La Chanson du Vendredi #22

Chroniques express – book edition

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Tobe Hooper et Alan Goldsher
Editions : Michel Lafon
ISBN : 978-2749914145
254 pages

Midnight Movie
Traducteur : Pascal Loubet

 

"Ce serait pas mal de retourner à Austin et de faire un tour au festival, même si je me rappelais pas de quoi ^parlait mon film – sûrement de zombies et de sexe. Et j’avais pas du tout envie de me retrouver devant une salle remplie de geeks fans de films gores. Mais j’avais besoin de fric."
Un réalisateur de films d’horreur, Tobe Hooper, assiste à la projection de son premier film lors d’un festival de seconde zone. Ce film oublié, écrit et tourné par Tobe lorsqu’il y avait 15 ans, n’a jamais été projeté en public.
Très vite, les spectateurs sont victimes de phénomènes étranges, effrayants, à la limite de l’inconcevable. Leurs amis sont également touchés. Et les amis de leurs amis… Le phénomène se propage à toute vitesse, et les cadavres s’accumulent dans l’Amérique entière.
Tobe Hooper comprend alors que, pour arrêter cette épidémie, il devra remonter aux origines de ce film maudit, ce film qu’on n’aurait jamais dû projeter à minuit.

Midnight Movie. Tobe Hooper. Rien que ça, et vous pourriez penser que c’est un film d’horreur. Mais non, c’est un roman. Par le créateur de Massacre à la tronçonneuse. Et Poltergeist. Et de L’invasion vient de Mars (dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, mais j’aime bien le titre). Enfin, roman, c’est vite dit. Il s’agit d’un récit construit à la manière d’un épisode de Faites entrer l’accusé, avec des témoignages, des retours en arrière, des scènes de l’histoire, ainsi que des morceaux de l’internet mondial (articles de blog, mails, twitts, etc.) entre deux.

On retrouve les ficelles qui ont fait le cinéma d’horreur ("Noooon, n’y va paaaaaaaaaas ! Pas toute seule, ‘spèce de cruche !"), agrémenté de réflexions sur lui même, Tobe Hooper étant présenté comme un réalisateur de seconde zone, un looser qui a réussi une seule et unique fois, et qui depuis, reste dans l’ombre de réalisateurs plus jeunes. Mais qui parvient, lui même ignore comment, à provoquer une apocalypse à base de sécrétions bleues et de zombies avides de sexe. Oui. Vraiment.
A réserver aux adeptes du film d’horreur.
Bon, je vais aller me mater Massacre à la tronçonneuse, moi.

 

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Terry Pratchett
Editions : L’Atalante
ISBN : 9782841-726530
124 pages

The World of Poo
Traducteur : Patrick Couton
Illustrations : Peter Dennis

 

Enfin traduite en français, découvrey Mlle Félicité Bidel, l’auteur favori de Sam Vimaire junior, le fils du commissaire du Guet d’Ankh-Morpork.

Avec Le très gros Problème de Gaston, La Guerre contre les Gobelins Morveux, Les Hommes Pipi et autres succès de librairie, elle est la coqueluche des enfants du Disque-monde.
Geoffroy rend visite à sa grand-mère à Ankh-Morpork. Alors qu’il passe sous les pommiers ancestraux du jardin, il sent quelque chose lui tomber sur la tête. Ce sera le début d’une quête déterminée et d’une collection d’un genre unique.

Si vous avez lu Coup de Tabac, vous savez qui est Félicité Bidel, et pourquoi elle se fascine tant pour les sécrétions (décidément, je n’aurais jamais autant écris ce mot dans un article… Ou écrit ce mot tout court d’ailleurs.). Découvrez l’un de ses titre phares, enfin traduit en français ! Enfin, si ça se laisse lire facilement, et si les illustrations sont jolies, si vous n’avez pas lu Coup de Tabac, ce Pratchett est plutôt dispensable. Mais si on veut découvrir la faune particulière du Disque-monde, ce livre permet de rencontrer des animaux particuliers, pour des raisons tout aussi particulières. Une lecture rapide, qui permet de se replonger vite fait entre deux autres lectures dans l’univers haut en couleurs de Terry Pratchett malgré tout.

En plus, l’objet livre est joli.

 

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Ken follett
Editions : Pan
ISBN : 978-0-330-45692-0
1237 pages

 

On the day after Halloween, in the year 1327, four children slip away from the cathedral city of Kingsbridge. They are a thief, a bully, a boy genius and a girl who wants to be a doctor. In the forest they see two men killed.

As adults, their lives will be braided together by ambition, love, greed and revenge. They will see prosperity and famine, plague and war. One boy will travel the world but come home in the end; the other will be a powerful, corrupt nobleman. One girl will defy the might of the medieval church; the other will pursue an impossible love. And always they will live under the long shadow of the unexplained killing they witnessed on that fateful childhood day.

Ken Follett’s masterful epic "The Pillars of the Eart"h enchanted millions of readers with its compelling drama of war, passion and family conflict set around the building of a cathedral. Now "World Without End" takes readers back to medieval Kingsbridge two centuries later, as the men, women and children of the city once again grapple with the devastating sweep of historical change.

On prend les mêmes et on recommence ! Kingsbridge est encore le lieu de péripéties parfois digne des Feux de l’amour, mais ça fonctionne toujours aussi bien. La trame reste sensiblement la même que pour Les Piliers de la Terre, les archétypes de personnages également, sauf que cette fois-ci, certains personnages sont peut-être un peu plus nuancés que leur alter-égo Piliers-terrien, et, parfois, thèmes et époque obligent, plus proche du Médecin d’Ispahan. Ken Follett prouve ici que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, et qu’il maitrise parfaitement l’art du rebondissement.

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